Le profil de Chambaron
Grand maître
24109
points

Questions
27

Réponses
3024

  • Grand maître Demandé le 20 janvier 2024 dans Question de langue

    L’élision des différents composés de que (lorsque, jusque, presque, parce que, etc.) est assez… élastique. On ne sait pas très bien pourquoi il serait incorrect d’élider le même mot (que) selon des listes impossibles à retenir.
    Concernant lorsque, vous trouverez une position de l’Académie qui est assez ouverte : « (le) e final s’élide devant il, elle, on, un, une, et généralement devant enfin, en, avec, aussi, aucun. »
    Alors ne boudons pas notre plaisir et écrivons lorsqu’enfin si c’est comme cela que nous prononçons.

     

    • 1302 vues
    • 3 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 20 janvier 2024 dans Accords

    Voilà sans doute encore un coup tordu d’un verbe pronominal dit « autonome » (ou essentiellement pronominal par le sens).
    Les auteurs et correcteurs semblent s’y être souvent pris les pieds car on trouve des attestations avec ou sans accord et cela depuis plusieurs siècles.
    À la forme pronominale, le verbe croire peut avoir deux sens :
    1. le sens réfléchi de s’imaginer soi-même, se prendre pour : elle s’est crue la reine de la fête. L’accord se fait avec le pronom C.O.D antéposé.
    2. le sens spécifique (autonome) de penser, imaginer, croire. C’est en fait le même sens que la forme non pronominale et le pronom n’a aucune fonction grammaticale. Il s’agit selon moi d’un archaïsme hérité du latin médiéval, proche de ce que l’on nomme « datif éthique » : elle s’est crue tout permis. On accorde aussi avec le sujet comme pour pour tout verbe pronominal autonome (cf. elle s’est envolée).
    P.S. Réponse modifiée au point 1 pour tenir compte du commentaire et de la suite de l’échange.

    • 6496 vues
    • 5 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 19 janvier 2024 dans Général

    Si l’on se fie aux sources habituelles, il y a de quoi perdre son latin avec la question des traits d’union dans les nombreuses locutions composés de en, par ou au avec un adverbe de lieu : en(-)dessous, par(-)derrière, au(-)delà ?
    Le trait d’union est ici un archaïsme typographique (XVIIIe et XIXe siècles) que certains n’ont pas supprimé par conservatisme. Mais la philosophie générale est bien plus simple : le trait d’union est la marque des substantifs et on le supprime dans toutes les locutions adverbiales et prépositionnelles : partir pour l’au-delà mais aller au delà de ses forces.
    Mieux vaut une bonne règle que dix sources érudites mais divergentes…

    • 4417 vues
    • 6 réponses
    • 1 votes
  • Grand maître Demandé le 19 janvier 2024 dans Général

    La règle (mise à jour en 1990) d’accord des noms composés a rationalisé le raisonnement. On ne s’occupe pas du sens et on accorde simplement de manière homogène tous les mots qui le composent : noms et adjectifs variables, verbes et adverbes invariables.
    Donc : un trouble-fête, des trouble-fêtes. (le verbe troubler conjugué est invariable).
    Chacun peut continuer de perdre du temps à chercher l’accord à l’ancienne (une ou plusieurs fêtes ?) mais on peut douter de l’intérêt du résultat.

    • 1226 vues
    • 2 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 18 janvier 2024 dans Accords

    Je n’ai pas les extraits de l’édition d’origine sous les yeux mais l’emploi du trait d’union a évolué dans le temps (ici un siècle) et de nombreux éditeurs ne retouchent pas les textes originaux. Il ne faut donc pas s’en étonner…

    • 700 vues
    • 2 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 18 janvier 2024 dans Question de langue

    Vos deux raisonnements semblent fondés :
    1. En style indirect, on doit « basculer » les indications de temps propres au style direct : demain devient le lendemain, hier devient la veille, etc. Ici ces derniers jours devrait devenir les jours précédents.
    2. Effectivement, la concordance des temps doit amener un passé simple en relation avec celui de posa. Les actions sont concomitantes.

    • 707 vues
    • 3 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 18 janvier 2024 dans Accords

    En effet, caoutchouc peut désigner (par métonymie) des bottes ou des couvre-chaussures de la même matière. Dans ce cas, il s’accorde régulièrement : « Il porte ses caoutchoucs. »

    • 641 vues
    • 1 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 18 janvier 2024 dans Question de langue

    Effectivement, inutile d’ajouter être à chaque fois.
    Cela peut se comprendre en variante de la forme pronominale :
    – Il se dit âgé de seize ans ;
    – Il dit être âgé de seize ans.

    • 876 vues
    • 1 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 18 janvier 2024 dans Accords

    Dans le sens de coût, de charge refacturable, le mot frais ne s’emploie qu’au pluriel. L’adjectif s’accorde bien avec lui, donc au pluriel : Frais de livraison offerts.

    Cette réponse a été acceptée par colow. le 13 avril 2026 Vous avez gagné 15 points.

    • 4292 vues
    • 2 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 17 janvier 2024 dans Accords

    Cette appellation semble être récente pour qualifier un mode de financement bien spécifique dans l’économie d’entreprise. Je me fie à la définition donnée par la BPI.
    Comme souvent pour les néologismes, la graphie est instable et il vaut alors mieux s’appuyer sur des règles que sur des exemples disparates pour choisir.
    1. La locution est technique et mérite à ce titre d’être transformée en nom composé stable ce qui évite la confusion avec deux mots rapprochés ponctuellement qui auraient un autre sens. L’usage du trait d’union est alors normal (lexicalisation).
    2. Le pluriel se forme alors de manière régulière en appliquant la marque aux deux noms, sans considération du nombre de chaque élément (préconisations de l’Académie française et standardisation des pluriels de noms composés).
    Donc en conclusion : un crédit-vendeur, des crédits-vendeurs. La graphie de votre acte notarié est cohérente.

    • 980 vues
    • 1 réponses
    • 1 votes