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  • Grand maître Demandé le 28 novembre 2023 dans Question de langue

    En complément de la réponse circonstanciée de @Bruno974, on peut ajouter deux points:
    1. Contrairement à une idée reçue, le mot mener (latin tardif minare, conduire le bétail) n’a étymologiquement aucun rapport avec la main (manus). Inutile donc de surexploiter ce moyen mnémotechnique. C’est plutôt la notion de guider qui est dominante dans le verbe mener.
    2. En plus de amener-emmener, ne pas oublier le simple verbe mener, non préfixé et sans notion de direction. Idem pour apporter-emporter face à porter qui suffit souvent et suscite moins de doutes…

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  • Grand maître Demandé le 28 novembre 2023 dans Général

    À la différence de l’orthographie, volontiers normative voire dictatoriale, la typographie est un artisanat qui répugne à se laisser enfermer dans le carcan de règles trop rigides.
    D’où la fréquence des questions sur la ponctuation, les majuscules ou les traits d’union, autant de thèmes qui doivent se comprendre par rapport au confort de lecture plus que par rapport à une norme académique.
    Ici le trait d’union a pour vocation de lier sans hésitation un pronom (en général très bref) avec le verbe auquel il est rattaché dans un ordre inversé, ce qui n’est pas la forme « naturelle ».  De plus, il oblige à la liaison phonétique entre les deux, chose qui ne serait pas intuitive sans lui. Pragmatisme avant tout…

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  • Grand maître Demandé le 27 novembre 2023 dans Accords

    Comme presque toujours avec ces tournures sans article ni complément, le pluriel n’est pas prononcé ni perceptible. Par défaut, c’est le singulier qui est naturel. Ici il qualifie le mode de rangement.
    Si le pluriel est visé, il faut un moyen de le marquer, l’article restant le moyen le plus simple : « Ils mettaient leurs embarcations sous des bâches. ».

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  • Grand maître Demandé le 27 novembre 2023 dans Question de langue

    Le mot heur (du latin augurium), avec le sens de chance, entre dans la composition de bonheur et malheur. Le h est muet et l’élision se fait: il n’a pas eu l’heur de lui plaire.
    Ne pas confondre, évidemment, avec heurt (choc), d’origine germanique, avec un h aspiré.

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  • Grand maître Demandé le 26 novembre 2023 dans Accords

    Le Projet Voltaire avait prévu votre question : voir ICI le résumé très simple de la règle.

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  • Grand maître Demandé le 26 novembre 2023 dans Question de langue

    Le nombre d’expressions déformées en circulation est impressionnant, donnant parfois lieu à des aberrations qui prennent force de loi, la loi de l’usage,
    Comme le montre le graphe de fréquence à l’écrit (ICI), c’est bien la vie qui est antérieure à la peau et encore bien plus répandue. Mais qui sait ce qu’il en adviendra ?
    NB Première attestation de « les habitudes ont la vie dure » en 1902…

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  • Grand maître Demandé le 26 novembre 2023 dans Accords

    Question récurrente car la locution avoir l’air peut se lire de deux manières distinctes :
    1. Comme synonyme de sembler, applicable à un objet ou à une personne. C’est alors un verbe dit attributif et l’adjectif qui suit s’accorde avec le sujet : Le monde ou mon oncle ont l’air malades.
    2. La locution indique vraiment qu’on a (ou qu’on prend) un aspect spécifique (un « air ») et cela ne concerne par définition qu’un être vivant : Ces filles ont parfois l’air sérieux (d’un adulte, c’est un air qu’elles prennent).
    Ce second cas est donc plus restrictif.

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  • Grand maître Demandé le 26 novembre 2023 dans Général

    Difficile de répondre sans exemple mais si le projet porte un « nom propre », il se typographie en romain,  avec une majuscule : « Ils ont travaillé toute l’année sur le projet Nimbus. »
    À la différence d’un nom commun non francisé, les noms propres étrangers ne requièrent pas l’italique, sinon il faudrait l’affecter à un nombre impressionnant de patronymes, de toponymes, de marques commerciales, etc.
    ll peut en revanche en aller différemment si ledit projet est une phrase ou une expression à rallonge qui n’a pas vocation à être un nom propre : « Ils ont travaillé toute l’année sur le projet How to manage italics in project names . »

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  • Grand maître Demandé le 26 novembre 2023 dans Général

    Il s’agit bien d’un complément circonstanciel introduit par une préposition. Peu importe le type qui est affaire d’appellation scolaire (accompagnement peut se concevoir).
    Il est dommage que le latin ne soit plus enseigné : on faisait immédiatement la différence entre un C.O.I. (correspondant au datif) et un C.C. (ablatif), l’usage d’une préposition étant souvent annexe.

    Cette réponse a été acceptée par Mail. le 27 novembre 2023 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 26 novembre 2023 dans Général

    Sincèrement, je pense que  prévue est ici de trop, comme est redondant prévoir à l’avance pour l’autre sens de prévoir..

    Cette réponse a été acceptée par MaryT. le 26 novembre 2023 Vous avez gagné 15 points.

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