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  • Grand maître Demandé le 24 janvier 2024 dans Question de langue

    « Tous les garçons et les filles de mon âge », célèbre chanson des années 1960…
    Il n’y a aucune contre-indication particulière  à l’emploi de tous devant des noms de genres identiques ou différents et c’est sans doute pour cela que vous ne trouvez pas de texte le bannissant !
    Cela dit, lorsqu’il y a un a adjectif intercalé pour lequel l’accord s’entend, il peut y avoir un effet de surprise incitant à répéter l’adjectif sous sa forme déclinée, mais c’est purement stylistique, non grammatical (Tous les beaux hommes et belles femmes). 
    Notons aussi qu’en cas de genres différents, l’accord de tous se fait souvent « par proximité » et non selon l’habituel masculin : « Toutes les Françaises et les Français… »

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  • Grand maître Demandé le 23 janvier 2024 dans Accords

    Dans le cas où le pronom on représente des personnes identifiables, l’accord se fait au pluriel. Il faut donc voir le contexte :
    – On s’est marié plus tôt en général au Moyen Âge (pronom impersonnel) ;
    – On s’est mariés le 30 février à l’église mais le mariage a été annulé pour vice de forme (concernant deux personnes identifiées).

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  • Grand maître Demandé le 23 janvier 2024 dans Conjugaison

    En effet, l’Académie a préconisé en 1990 une graphie de la syllabe finale des verbes du premier groupe lorsqu’il y a inversion avec le sujet je. Cela la rend conforme à la prononciation usuelle.
    C’est un des éléments de la règle C1 : « Dans les inversions interrogatives, la première personne du singulier en e suivie du pronom personnel je porte un accent grave (ex. : aimè-je). » Voir l’intégralité des rectifications dans Renouvo.org
    Par ailleurs, l’inversion amène un changement de prononciation du e qui précède le l : il devient sourd comme dans nous grommelons, il n’y a donc plus qu’un seul l et pas d’accent. Cela n’est pas du fait de l’orthographe rectifiée, mais le mécanisme classique de variation de la prononciation.
    In fine, la forme correcte est donc grommelè-je.
    NB : il s’agit là de pures questions graphiques. Ces tournures n’appartiennent pas vraiment à la langue parlée mais au discours indirect écrit. Peu importe donc leur « prononciabilité »…

    Cette réponse a été acceptée par lire. le 24 janvier 2024 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 23 janvier 2024 dans Général

    Comme formule d’appel ou d’invocation, ô n’a pas de raison de se retrouver ailleurs qu’en début de phrase ou d’incise. Je n’en ai d’ailleurs pas trouvé d’exemple.
    Vous pouvez conserver l’idée de renforcement en tournant un peu différemment : « Il lui écrivit — ô combien ! — de nombreuses lettres. »

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  • Grand maître Demandé le 23 janvier 2024 dans Général

    Dans toutes ces formes(et des milliers d’autres), on n’entend pas de différence et après réflexion on pourrait toutes les écrire aussi bien au singulier qu’au pluriel, on trouvera toujours une bonne raison pour cela. Autrement dit, ce n’est pas le simple ajout d’un s qui précise le sens.
    Par défaut, et pour éviter des hésitations un peu vaines, c’est donc en général le singulier qui suffit. Si le rédacteur veut faire ressortir un pluriel, il doit le faire de manière explicite dans le reste du texte, comme on le ferait à l’oral. Cela passe souvent par l’usage de l’article (les, des, aux) véritable marqueur du nombre en français :
    – des capteurs de vibration (on détecte  le fait de vibrer en général) ;
    – des capteurs pour les vibrations (indésirables, les plus légères, du moteur, etc.).

    Cette réponse a été acceptée par NP. le 23 janvier 2024 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 22 janvier 2024 dans Général

    Le français est une langue analytique et c’est ce qui fonde la préconisation de répéter les prépositions : la clarté passe le plus souvent avant les prétentions stylistiques (la présumée lourdeur). Cela vaut particulièrement devant des verbes à l’infinitif commandant eux-mêmes des compléments.
    En cas de velléité littéraire, on peut bien entendu faire parfois l’économie de la répétition mais cela se travaille…

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  • Grand maître Demandé le 21 janvier 2024 dans Question de langue

    Tous ces mots ont subi une évolution de sens qui engendre malheureusement deux constructions spécifiques :
    1. S’ils qualifient plutôt un ensemble d’éléments, ils appellent le pluriel : une espèce des chevaux à long poil. Je n’aime pas ce genre d’hommes qui sévissent dans les bars. La notion de catégorie, de classement est prédominante.
    2. S’ils qualifient plutôt un trait caractéristique commun, c’est le singulier qui est à privilégier : C’est une espèce d’abruti, c’est une sorte de canapé que j’aime bien, ce n’est pas mon type d’homme.
    Autant dire que la nuance est parfois subjective, fine, voire indiscernable. Mais certaines tournures sont plus explicites. Dans votre exemple, le singulier me semble mieux convenir puisqu’il s’agit d’un modèle : «  La sorte la plus courante de chaise de jardin. »

    Cette réponse a été acceptée par Pompadour. le 23 janvier 2024 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 21 janvier 2024 dans Accords

    La suppression (hélas fréquente) des guillemets du discours direct brouille la grammaire ! On répond individuellement « présent » ou « présente » selon son sexe et pour un groupe mixte, les gens répondent « présent » chacun à leur tour.  C’est d’ailleurs la forme adoptée par l’Académie dans son illustration citée par Cathy Lévy.
    On ne peut accorder mécaniquement sans les guillemets, c’est un abus. Comment feriez-vous avec « merci beaucoup » ou « je ne sais pas » ?

    PS Concernant le sens figuré (ne pas se dérober à une tâche), on peut hésiter mais il n’y a pas de raison à mon sens de déroger à la typographie ci-dessus, sinon par facilité et quoi qu’en écrive aussi ladite Académie qui ne sait d’ailleurs quel accord adopter…

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  • Grand maître Demandé le 21 janvier 2024 dans Accords

    On peut en effet hésiter à accorder avec relief.  Mais il ne s’agit ici ni d’une vraie gradation ni de synonymes qui amèneraient un sujet singulier unique. On a bien, selon moi, un effet cumulatif et donc un accord du verbe au pluriel (accusaient).
    Par ailleurs, comme vous le dites, le pronom les qui reprend les éléments est au pluriel, ce qui confirme cette impression sans pour autant être déterminant car certains éléments sont déjà au pluriel isolément.

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  • Grand maître Demandé le 21 janvier 2024 dans Général

    Vous avez toujours la possibilité de féminiser un substantif si cela présente un intérêt pour la clarté du texte. Agent étant une simple fonction, je ne vois pas trop l’intérêt mais la tendance moderne semble être de partager systématiquement le monde en deux. Écriture « exclusive » pourrait-on dire…
    Cela mis à part,  il faut rester cohérent pour l’accord : un agent (masculin) infiltré, une agente infiltrée.
    Dernière option : casser le lien nom-adjectif avec une virgule : « Afin de te rassurer, il m’a autorisé à te révéler que Clara est un agent fédéral, infiltrée au 19. » Cela permet de renvoyer infiltré à Clara et non à agent.

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