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Il est vrai que l’interversion d’éléments d’une phrase n’est pas une raison de changement de la ponctuation « de base » (sujet-verbe-complément).
Si un complément (ou un adverbe, ou une locution adverbiale) est en tête, on ne le fait pas suivre d’une virgule. Cela est valable quelle que soit la longueur du complément :
– Des jours meilleurs viendront demain (…);
– Demain viendront des jours meilleurs ;
– Demain et pour l’éternité viendront des jours meilleurs ;
– Demain et pour l’éternité des siècles des siècles jusqu’à la fin des temps viendront des jours meilleurs.
Si la virgule semble vouloir s’introduire au bout d’une certaine longueur, c’est peut-être que le rédacteur abuse de la patience du lecteur et que le complément a dépassé la limite stylistique. Mais elle n’en gagne pas pour autant en légitimité puisqu’elle « casse » le lien naturel.
NB Ma réponse est faite selon l’école (dominante) qui donne à la ponctuation un rôle dans l’articulation et la syntaxe et non selon l’approche courante qui la lie à la « respiration ». Autrement dit, la longueur des éléments est un critère secondaire. On n’écrit ni ne lit comme on parle…- 96 vues
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Comme le signale l’Académie française qui a introduit le terme dans sa dernière édition, ce mot du Moyen Âge a connu un regain de vitalité au XXe siècle. Il n’était entretemps utilisé ponctuellement que dans les domaines philosophique ou juridique.
Il n’apporte en fait rien de spécifique. Les noms intégralité et totalité sont suffisants pour l’ensemble des cas. Accessoirement, il vient même parasiter l’emploi bien établi d’intégrité pour un ensemble indénombrable : intégrité physique, morale, territoriale, d’une œuvre par exemple.
À mon sens, il s’agit plutôt d’une fantaisie « journalistique » comme on en voit périodiquement et qui consiste à exhumer un mot ancien pour relancer l’intérêt.Cette réponse a été acceptée par Carlito92. 3 jours auparavant Vous avez gagné 15 points.
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Je reconnais ne pas comprendre vraiment le sens de la phrase en exemple. Il y a une erreur de construction (une anacoluthe en termes techniques) et on ne saisitpas qui dit et qui assume (nous ou les traductions).
Cela dit, il convient d’abord de se méfier du glissement de sens hérité il y a peu de l’anglais et qui fait d’assumer un synonyme d’estimer.
En (bon) français, assumer c’est « prendre sur soi, à son compte, avec toutes les implications de ce qu’on assume » (TLF). Si le complément direct est remplacé par un infinitif, il faut le construire avec la préposition de : Elle assume son engagement, elle assume de s’être engagée. C’est la syntaxe habituelle : Cela suppose des compétences-Cela suppose d’être compétent, etc.- 88 vues
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Bien sûr, sans équivoque :
— Viendrez-vous manger ce soir ?
— Oui, et avec plaisir !
— Très bien, tout est prêt.NB L’adjectif « quadratin » est obsolète. La graphie « cadratin » l’a remplacé depuis longtemps et est préférable,
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Votre remarque est fondée et c’est bien pour cela qu’il vaut mieux employer le mot exact, en l’occurrence stylo-bille. C’est le nom composé (avec trait d’union) qui caractérise l’ensemble constitué de « un tuyau contenant une cartouche d’encre alimentant une bille ».
On est alors fondé par métonymie (mécanisme courant d’ellipse) à lui attribuer la couleur de l’encre, élément essentiel, sans rapport avec l’enveloppe, élément annexe, On fait de même pour un crayon et sa mine, un stylo-plume ou un stylo-feutre. L’usage est ainsi mais en cas de doute, et si l’on prend le temps, on peut toujours développer l’expression complète : des stylos-billes bleus, un stylo-bille à encre bleue.- 141 vues
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Classiquement, les locutions n’avoir d’égal, n’avoir son pareil, ne prêtent pas à un accord avec les objets ou personnes comparées. Mais la frénésie d’accords qui sévit depuis quelques années, tant en genre qu’en nombre, pousse dans le sens contraire, quitte à créer des ambigüités :
– Elle est sans égal dans son domaine (toutes personnes confondues) ou Elle est sans égale dans son domaine (uniquement des femmes) ?
– Des chorégraphies sans équivalent ou sans équivalentes ?
– Comme elle est la seule femme du groupe, on peut dire qu’elle n’a pas sa pareille pour répliquer au patron.
L’usage est en train de valider ce qui était auparavant une erreur. À vous de voir selon les cas…- 130 vues
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On peut supposer que les chaussons sont identiques et affectent la forme d’une chauve-souris. Le pluriel n’est pas incorrect mais il est inutile.
– Ses chaussons chauve-souris (nom apposé, en forme de…,, accord par syllepse)
– Les chauves-souris ont failli être oubliées (accord grammatical strict)Cette réponse a été acceptée par Suzy. 2 jours auparavant Vous avez gagné 15 points.
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Même si on le fait dix fois par jour, on ne passe ou ne saute que d’un moyen de transport dans un autre à chaque fois. Le singulier se justifie donc beaucoup plus.
Naviguer d’ile en ile, aller d’aventure en aventure, sauter de cheval en cheval, etc.- 112 vues
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Si vous pouvez utiliser l’italique, la meilleure solution, celle des imprimeurs, est de mentionner les lettres isolées en minuscules et en italique. C’est un usage classique pour ce qu’on nomme parfois les autonymes (ce qui est écrit ne représente que lui-même sur le plan graphique) : Droit comme un i, lister de a à z.
– par défaut (mode dégradé) ou pour des raisons ponctuelles de lisibilité, on peut recourir aux capitales : droit comme un I, lister de A à Z.*
– Si la lettre a une fonction d’initiale et de nom, on peut s’abstenir de l’italique : La bombe A, la génération Z, l’heure H, le jour J (je déconseille le stupide instant T, calqué de l’anglais et qui n’a pas de sens chez nous).* On notera l’ironie d’écrire avec une capitale l’expression « mettre les points sur les I », la capitale ne comportant justement pas de point !
[Image parodique à partir des albums d’Hergé. Le rédacteur manque un peu de cohérence !]Cette réponse a été acceptée par Suzy. 2 jours auparavant Vous avez gagné 15 points.
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C’est une bonne question qui met en relief que les désinences pour une même racine ont des histoires capricieuses, tributaires des conditions qui les voient naitre.
Le substantif gérance est dérivé au XVIe siècle du nom de personne gérant au XVe siècle, le nom dérivant lui-même classiquement du participe présent de gérer (latin gerere). C’est un chemin classique.
Le terme ingérence a été forgé tardivement (milieu du XIXe siècle) dans les milieux diplomatiques et financiers. Il ne correspond pas au fait d’ingérer (avaler) qui a donné ingestion mais au pronominal s’ingérer (se mêler de) qui n’avait pas de dérivé existant. La désinence -ence était donc plus caractéristique d’une action spécifique ou ponctuelle. On pourrait établir un parallèle avec confiance (état général) et confidence (fait de se confier) pourtant tirés du même mot racine.
Plus subtilement, la déchéance est l’état de celui qui est tombé, la décadence le fait de tomber (même verbe latin cadere). Dans la même famille chance et cadence. Ajoutons encore le couple préséance-présidence.
Bref, il existe des centaines de variations de tous les types mais il faut parfois remonter loin pour en trouver les raisons. Il n’y a pas de mécanisme systématique.
NB On peut encore ajouter les influences étrangères des langues qui n’on pas pris les mêmes options. En anglais, la consistance se dit consistency car dérivé directement du participe latin consistens alors que le français l’a adapté. Nous écrivons partout -stance (assistance, insistance, persistance, résistance) sauf, curieusement, pour existence. L’italien est aussi souvent concerné : lacrédence est un meuble italien à l’origine destiné à tester les mets, à comparer à créance ou croyance de la même famille.- 127 vues
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