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Grand maître
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  • Grand maître Demandé 16 heures auparavant dans Aucune catégorie

    Pour mémoire : cette forme particulière est ce que l’on appelle  un « datif d’intérêt ». Le pronom, souvent optionnel (explétif), n’a pas de vraie fonction grammaticale. Il ne fait que renforcer l’expression et n’entraine pas d’accord.  C’est un archaïsme hérité du latin : Elle s’est occupé les mains = Elle a occupé ses mains.
    Si l’on ne connait pas ce type de tournure, on a du mal à analyser certaines phrases : Je te lui ai  mis une de ces gifles, elle s’est pris (= elle a pris) une de ces raclées, etc.

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  • Grand maître Demandé 3 jours auparavant dans Aucune catégorie

    Il aurait été intéressant de savoir en quoi une éventuelle distinction peut avoir de l’importance. pour vous. Les deux éléments appartiennent bien au même ensemble (en typographie, on nomme cela l’écriture brachygraphique, raccourcie, dont la sténographie fait aussi partie) mais sont régis par des logiques différentes.
    – Une abréviation part d’un mot ou plusieurs mots et en donne une version graphique plus courte par un mécanisme permanent, typiquement le point abréviatif bas ou l’abréviation haute : « par exemple » devient « par ex. »,  « Monsieur » devient « M. », « Société anonyme » devient « S.A. », « etcetera » devient « etc. ». Idem pour Éᵗˢ (Établissements) ou Nᵒ (Numéro). De même « 23 » est l’abréviation graphique de « vingt-trois ». 
    – Un symbole représente sous une forme conventionnelle, en lettre ou en signe,  une réalité parfaitement déterminée. Les plus courants sont les symboles relatifs aux unités physiques ou chimiques. Ainsi le symbole « m » pour mètre, « g » pour gramme,  pour ohm ou « °C » pour degré Celsius. Mais il en existe de spécialisés (comme  ™ ® © dans le domaine commercial). Les symboles sont normalisés et non modifiables. 
    Il y a peu de conséquences de cette différence pour l’écriture mais chaque système dispose de ses propres habitudes de composition.

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  • Grand maître Demandé 3 jours auparavant dans Aucune catégorie

    C’est une bonne question car elle permet de mettre en relief un aspect typographique rarement explicité et qui cause souvent des soucis.
    Les traditions et habitudes typographiques sont héritées du métier de l’édition classique et s’appliquent essentiellement à ce que l’on nomme « texte courant » (le contenu d’un livre, d’un article de presse par exemple). Toutes les mentions isolées et « flottantes » sont dégagées de ce code d’écriture et de lecture.
    Typiquement, ce qu’on lit sur la couverture d’un livre ou sur une affiche de cinéma n’a rien à voir avec la mise en forme dans un texte : on peut varier la police de caractères, leur couleur, les capitales, la disposition des mots, etc.
    Dès lors, les nombres peuvent fort bien s’abréger avec des chiffres lorsqu’ils sont isolés, mais retrouvent la forme en lettres dans un écrit formel, en particulier en tête de titre.
    Exemple : Je suis allé voir Douze Hommes en colère et Zéro de conduite au ciné-club de mon quartier.

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  • Grand maître Demandé 4 jours auparavant dans Aucune catégorie

    Comme vous le lirez sur le site très bien documenté Parler français, les autorités linguistiques semblent hésiter à prescrire une solution ou une autre. Vous ne risquez donc pas la « faute » qui tue.
    Personnellement, je suis enclin à voir ici une locution figurée qui s’est figée et affranchie avec le temps de tout accord par rapport au style direct. On a de même crier grâce ou dire bonjour.
    Si cela a un quelconque intérêt, on peut toujours réintroduire le style direct avec ponctuation : À l’appel de son nom, chaque élève a répondu « présent » ou « présente » avant d’aller s’assoir.

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  • Grand maître Demandé 5 jours auparavant dans Aucune catégorie

    Le verbe augurer divise grammairiens et lexicographes depuis plusieurs siècles, tant pour sa construction que pour son sens exact. Je ne peux que vous inviter à lire l’article de référence du site Parler français qui en donne une étude détaillée.
    Il est donc inutile de reprendre ici toutes les variantes mais on peut retenir que le verbe est plutôt construit avec la préposition de (augurer de conséquences + complément) qu’avec un complément direct (augurer quelque chose).
    Il semble aussi reconnu que le verbe présager constitue une variante plus ergonomique pour exprimer clairement le résultat de l’augure en question. Cela est particulièrement le cas si le sujet n’est pas une personne mais une situation (cela ne présage rien de bon).
    Signalons enfin qu’à l’origine, augurer de introduisait le phénomène interprété et non  le résultat prédit : on augurait du vol des oiseaux que les conditions étaient favorables ou non. 

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  • Grand maître Demandé 6 jours auparavant dans Aucune catégorie

    La phrase n’est pas très bien construite mais on devine que « … c’est tricher que d’utiliser un téléphone ».  Il faut donc un infinitif, comme dans les expressions connues « prendre, c’est voler » ou « souffler n’est pas jouer ».
    NB L’expression anglaise blind test se traduit facilement par « test en aveugle ». 

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  • Grand maître Demandé 7 jours auparavant dans Aucune catégorie

    Pour confirmer (et amplifier) l’avis de Joëlle, on peut souligner qu’il fut un temps pas si lointain où supprimer le « pronom de rappel » d’une interrogation était clairement une incorrection à l’écrit.
    De nos jours, sous l’influence des médias audiovisuels, cette suppression se généralise. Beaucoup semblent estimer que le simple point d’interrogation (parfois assez loin en fin de phrase) suffit à comprendre qu’il s’agit d’une question.
    Donc, à chacun de voir selon le contexte mais « cela me faisait-il envie ? » est nettement préférable à l’écrit.

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  • Grand maître Demandé 7 jours auparavant dans Aucune catégorie

    Comme très souvent, le complément n’est pas précédé d’un article lorsqu’il indique simplement la méthode ou le moyen. En l’absence d’élément particulier, c’est donc le singulier qui est utilisé par défaut  : ils sont venus à cheval et non à chevaux.  Ici : On voit des images prises d’hélicoptère. 
    Comme dans toutes les langues, c’est le pluriel qu’on marque plus spécifiquement, notamment avec des articles ou des compléments, si on doit le faire ressortir comme tel :  On voit des images prises d’hélicoptères de la Marine nationale., … des hélicoptères envoyés sur place.
    Bien entendu cela ne constitue pas des incorrections grammaticales mais permet de répondre rapidement à toutes les hésitations. Si 99% des noms ont en français un pluriel inaudible, ce n’est pas un hasard :  c’est que ce n’est pas sur eux que repose la charge d’indiquer le pluriel. Le simple marquage graphique avec un s n’a pas beaucoup de valeur sémantique.
    Il en va de même avec le genre grammatical, les « féminins » n’étant qu’une flexion occasionnelle et ciblée de noms de base qui n’ont pas vraiment de genre. Mais on est ici dans le domaine de la linguistique, pas de la grammaire scolaire…

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  • Grand maître Demandé le 28 janvier 2026 dans Aucune catégorie

    La norme typographique classique s’appuie sur le besoin de différencier dans les textes un nom propre (de personne, de lieu, de date historique) de son emploi comme appellation pour une voie de circulation ou un bâtiment.
    Cela s’applique donc dans un récit, dans un document administratif ou dans tout type d’écrit rédigé. Mais cela ne concerne pas les emplois isolés, comme une inscription sur une façade ou un panneau de voirie par exemple**. Les services postaux français ayant changé leur norme, il semble que les inscriptions d’adresse sur les lettres soient désormais classées dans cette dernière catégorie (sans trait d’union). 
    On insère alors les traits d’union entre tous les éléments du nom concerné* :
    – j’habite place Jean-Cocteau, il y a des résistants dans la rue Jean-Moulin et des fantaisistes dans l’impasse (du) Facteur-Cheval ;
    – aller à l’avenue Albert-Ier-de-Monaco, prendre une chambre à l’hôtel George-V ;
    – rue du 8-Mai-1945, place du 11-Novembre-1918.

    * Par exception, il n’y a pas de trait d’union après l’article défini des quelques patronymes qui en comportent : rue La Fontaine, de La Tour-d’Auvergne,  avenue Du Guesclin. 
    ** Exemples d’inscriptions isolées :
     

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  • Grand maître Demandé le 25 janvier 2026 dans Aucune catégorie

    Cette formulation n’est pas idiomatique et on comprend mal pourquoi le participe présent est remplacé par un participe passé. La locution « venant d’elle » n’a pas de temps spécifique, elle se lit comme « de sa part », « la concernant ».
    J’aurais écrit :
    « Elle avait combattu sa peur et, venant d’elle, c’était déjà beaucoup. »
    « Elle combattra sa peur et, venant d’elle, ce sera déjà beaucoup. »

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