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Grand maître
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  • Grand maître Demandé 5 heures auparavant dans Question de langue

    Question inédite sur ce site à ma connaissance.
    Elle présente l’intérêt de mettre en relief ce que l’on appelle en linguistique le vocatif, apostrophe ou invocation. En latin, cela s’exprimait par un cas spécifique de déclinaison du substantif mais le français n’en a plus et cela a laissé la place à ces formes atypiques. On trouve encore ce « cas » en langue corse par exemple : le prénom Dumenicu devient « o Dumè » lorsqu’on interpelle la personne (on entend cela dans le midi de la France).
    On peut aussi citer sur le même plan « Ô » qui est une particule vocative : Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais ! (Baudelaire).

    Sur un plan grammatical moderne, l’ensemble constitue une apostrophe (en début de courrier) ou une interjection (Bonjour Monsieur ).

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  • Grand maître Demandé 2 jours auparavant dans Général

    Sans majuscule, « francophonie » est un terme générique datant du XIXe siècle et désignant les espaces francophones tels que vus par les géographes. Il n’a fait son entrée dans le dictionnaire Larousse qu’en 1962.
    La majuscule est apparue plus tardivement pour caractériser l’ensemble des structures francophones et notamment l’organisation internationale de la francophonie (O.I.F.) dont vous trouverez ICI l’histoire. Cette page définit d’ailleurs clairement le distinguo entre les deux.
    Dans votre exemple, c’est le fait de parler français qui est mis à l’honneur et la minuscule s’impose donc.

    Cette réponse a été acceptée par DAVID Sophie. 2 jours auparavant Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé 4 jours auparavant dans Question de langue

    L’utilisation de dont peut être délicate selon la construction :
    – C’est ce dont j’ai besoin ;
    – C’est de cela que j’ai besoin.
    Dans le second exemple, utiliser dont serait un « pléonasme grammatical » car il est déjà présent dans le de qui précède.

    Votre phrase doit donc s’écrire : C’est ce dont j’ai besoin et c’est ce que je te conseille.

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  • Grand maître Demandé le 9 février 2019 dans Question de langue

    « En regard de » s’emploie plutôt pour des réalités matérielles, « au regard de » pour des choses abstraites.
    Voir ICI le conseil de l’Académie.

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  • Grand maître Demandé le 7 février 2019 dans Question de langue

    Bonjour Zully,
    Effectivement, le mot « finaliser » s’est dévoyé en français sous l’influence de l’anglais.  Les Anglais eux-mêmes réprouvent son mauvais usage qu’ils imputent aux… Australiens (voir ICI l’amusante explication du Merriam-Webster).
    L’emploi correct est en revanche limité aux domaines philosophique et religieux comme en attestent différents exemples donnés par le CNRTL.
    Sauf texte élaboré, il vaut peut-être mieux éviter ce terme et utiliser des périphrases.

    Cette réponse a été acceptée par Zully. le 7 février 2019 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 5 février 2019 dans Accords

    Cette question anodine est en fait très amusante. Si on ressent a un problème, c’est que la forme est atypique.
    La conjugaison avec l’auxiliaire être appelle normalement l’accord du participe (Je me suis prise…). Mais on est dans le cas d’une structure  – non pas familière mais archaïque, directement héritée du latin – nommée « datif éthique » ou datif d’intérêt. Vous trouverez dans le bien connu site Parler français une analyse complète de cette curiosité linguistique.
    Le plus souvent, elle ne crée pas de modification du reste de la phrase, mais en cas de présence d’un participe, elle amène a « tordre » la syntaxe habituelle : J’ai pris une amende… devient Je me suis pris une amende…  sans affecter l’accord du participe. Si on ne connait pas cette curiosité, on reste bien en peine d’expliquer cette bizarrerie grammaticale…
    N’arrivant pas à éradiquer cette « anomalie » courante et justifiée, mais incompatible avec les règles établies, l’Académie a préféré la qualifier de familière et la déconseiller. Mais il ne s’agit que d’une figure de style, comparable à tant d’autres qui de A (comme Anacoluthe) à Z (comme Zeugme) font grincer des dents les puristes…

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  • Grand maître Demandé le 1 février 2019 dans Général

    Comme pour d’autres tournures avec « passer », il est difficile de trancher et les deux auxiliaires coexistent dans la littérature. Voir ICI une étude de fréquence qui peut éventuellement vous servir à retrouver différentes citations. Mais, selon moi, il n’y a pas de vraie nuance de sens entre les deux.

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  • Grand maître Demandé le 29 janvier 2019 dans Général

    Dans ce type de tournures, le « de » est explétif (il ne joue aucun role grammatical et peut être supprimé).  C’est un reflet de la langue orale. On écrit donc : « tous les dimanches (de) libres », « il y a plusieurs guichets (d’)ouverts », etc.

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  • Grand maître Demandé le 28 janvier 2019 dans Accords

    La question est bien plus intéressante qu’il n’y parait.
    Merci à veso et à czardas pour leurs liens pertinents sur les sites StackExchange et Parler français : leur lecture attentive montre la difficulté de vouloir trouver une réponse univoque.
    Mais cela démontre surtout, par l’absurde, la vanité de l’accord du participe passé avec l’auxiliaire « avoir ». Les contributeurs avertis du site sont sans doute au fait de la polémique déclenchée par un large groupe de linguistes et de spécialistes de la langue (dont notre Bernard Pivot national) en vue de la réforme dudit accord. La question en objet permet de mettre en relief, mieux qu’un long discours, l’inconséquence de la règle d’accord selon la place occupée par le complément.
    Ce site n’est pas le lieu pour une apologie de cette réforme, que je soutiens par ailleurs. Mais il permet de remettre en perspective la question et les réponses. Et comme le sujet a l’air de tenir à cœur à tant de personnes, ce sera l’occasion de m’asperger de « -1 » pour mes positions iconoclastes…
    😉

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  • Grand maître Demandé le 25 janvier 2019 dans Question de langue

    Vous trouverez ICI une analyse détaillée des nuances dans cet ouvrage de référence pour les synonymes qu’est le Lafaye (1865).
    Reste à en faire une lecture moderne, les deux mots étant souvent indifféremment utilisés de nos jours. Résumer l’article serait l’appauvrir. Mais une étude attentive de ces nuances est en soi un élément de réponse au sujet proposé…

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