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Grand maître
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  • Grand maître Demandé 6 heures auparavant dans Question de langue

    La « règle » typographique est toujours la même, qu’il s’agisse de noms de lieux, de personnes ou d’évènements :
    1. Valeur absolue dans le contexte > assimilé à un nom propre (ou  à un surnom) > majuscule
    2. Valeur relative > nom générique > minuscule.
    Avec cela, vous remplacez cent consultations inutiles de dictionnaires, ouvrages dont la vocation est l’orthographie et non la typographie ! Cela explique d’ailleurs qu’ils se contredisent allègrement dans toutes ces questions de majuscules.

    Dans votre exemple :
    — s’il est clair que vous parlez des évènements du 6 juin 1944 en Normandie, les appellations prennent une valeur absolue et vous écrirez « le Débarquement » ou « le Jour J« .  C’est notamment le cas dans les ouvrages historiques.
    — si vous utilisez des compléments ou relativisez la mention, vous repassez en écriture « générique » .

    Exemple mixte, bricolé sur mesure :
    Bien avant le Débarquement (absolu), les Alliés (absolu) organisèrent le débarquement (générique) en Provence (complément) et mirent fin à l’occupation (générique) du sud de la France (complément), prélude à  la cessation de l‘Occupation (absolu).

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  • Grand maître Demandé 6 jours auparavant dans Question de langue

    Question finalement plus riche qu’il n’y paraissait, et beaux échanges de citations.
    Cela prouve en tout cas que les jugements de l’Académie sont de plus en plus à prendre avec des pincettes : leurs notions de vieilli, archaïque, soutenu, populaire, etc. sont vraiment d’une utilité limitée.  Ce cas de ravoir me rappelle celui de réouvrir-rouvrir (et d’autres composés en re-, ré-, ra-) où leurs positions sont particulièrement inadaptées. Dieu merci, les écrivains prennent toutes les libertés qu’ils veulent avec cela et c’est parfait si c’est fait avec gout.

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  • Grand maître Demandé le 17 avril 2019 dans Question de langue

    Il n’y a pas d’élision devant un adjectif numéral cardinal, ce qui concerne huit, onze et un  lorsqu’il indique une quantité et n’est pas un article indéfini.
    Il convient donc de bien faire la distinction selon la phrase :
    — Un volume de 1 m³,  de un mètre-cube, de 8 m³, de 11 m³ ;
    — Le volume d’un cube, de huit cubes, etc.
    N.B. Attention à vos unités : le mètre-cube est une unité de volume. Si vous laissez le mot « masse », il faut préciser le complément : la masse de 1 m³ d’eau.

    Cette réponse a été acceptée par Christoul. 3 jours auparavant Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 17 avril 2019 dans Accords

    Votre correcteur automatique devrait aussi vous signaler qu’on ne pratique pas quelque chose « à » quelqu’un ! Dans votre exemple, les examens qu’on a  pratiqués sur moi serait mieux, voire les  examens que j’ai subis.

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  • Grand maître Demandé le 14 avril 2019 dans Accords

    Étonnamment, les dictionnaires de référence (Larousse ou Robert ) donnent le mot comme invariable.  Mais personne ne sait pourquoi…
    Les centaines de noms ou adjectifs lexicalisés formés par apocope (troncation de la fin du mot) s’accordent normalement de manière régulière au pluriel. C’est une absurdité de plus de notre système graphique que d’en laisser certains invariables.
    Selon le principe que des fautes d’orthographe d’aujourd’hui sont la norme de demain, il n’est pas déraisonnable d’accorder… 

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  • Grand maître Demandé le 10 avril 2019 dans Général

    Un cas intéressant d’évolution historique d’un mot :
    1. Différencier par la majuscule le substantif qui désigne une personne comme appartenant à une ethnie  : Un (une) Tartare, Tatar ou Tatare (qui n’est pas le féminin). Les trois sont bons, mais le premier est historiquement dépassé et remplacé par les deux autres (cf. les études ethnologiques ou le résumé de Wikipédia).
    2.  Adjectif :  pas  de majuscule et même nuance historique. Dans le domaine culinaire, la forme « tartare » reste de rigueur (steak, sauce, recette).
    La requête Ngram montre assez bien l’évolution des graphies sur deux siècles. Pour votre cheval, tatar ou tatare se valent… sauf s’il est sous forme de steak. 😉
    Nombreux exemples des deux graphies dans les ouvrages publiés ICI et ICI.

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  • Grand maître Demandé le 30 mars 2019 dans Accords

    Attention au contresens :
    Chacune [des voitures dotées de…] + verbe : Il y a différents types de voitures, mais on ne parle que de celles qui sont dotées de… Le participe se rapporte au mot qui le précède. On pourrait aussi écrire : Chaque voiture dotée de…  + verbe.
    —[Chacune des voitures] , dotée de… , + verbe : les virgules isolent une incise en apposition au groupe sujet qui est au singulier. On pourrait aussi écrire : Chaque voiture, dotée de… , + verbe.
    Il faut donc vous référer à la suite de la phrase.

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  • Grand maître Demandé le 29 mars 2019 dans Général

    Le système typographique de capitalisation des noms correspond en bonne partie à la notion de nom propre. Quel que soit le sujet, on ne devrait attacher une capitale qu’au substantif (et aux mots le précédant) désignant univoquement un lieu, un évènement, une personne.
    Dans le cas d’espèce, on a concurremment La Grande Guerre, dont chacun sait de laquelle il s’agit, et la  (P)première (G)guerre mondiale car cette appellation se trouve à la limite du nom propre et de la pure appellation générique.
    Voir ICI ce qu’en dit en détail J.-P. Lacroux et les différentes positions de plusieurs typographes.
    Personnellement, je ne capitaliserais pas dans ce cas car on peut aussi bien trouver premier conflit mondial ou d’autres tournures. On n’est pas dans le domaine du nom propre.

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  • Grand maître Demandé le 27 mars 2019 dans Question de langue

    Il semble bien, à consulter différentes sources fiables mais comme souvent contradictoires, que les deux graphies coexistent. Elles ont une histoire et des sens différents même si la racine grecque (ε ι ̓ κ ο ́ ν ι ο ν , image) est commune :
    Vous trouverez dans l’irréprochable site Parler français une histoire détaillée de la question, mais ce sera à vous de  trancher si vous rédigez.

    À titre personnel, je conseillerais – ce que fait Le Robert – de conserver la différence entre les deux sens par la graphie : avec accent pour l’image religieuse ou ce qui suscite un culte et sans accent pour ce qui est un simple dessin stylisé.  Ainsi deux phrases similaires changent-elles radicalement de sens, ce qui est un apport :
    La petite robe noire est une icône de la mode vestimentaire : le célèbre modèle de Coco Chanel est vénéré par les créateurs de mode.
    La petite robe noire est une icone de la mode vestimentaire :  on s’en sert comme émoji pour symboliser la mode.

    P. S.  Après lecture de certaines contributions, je pense que si la différenciation mentionnée ci-dessus est intéressante, mais elle l’est tout de même moins que l’emploi d’un mot moins « anglicisé », comme symbole ou pictogramme.

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  • Grand maître Demandé le 25 mars 2019 dans Général

    Quitter ce site d’orthographe et de langue avant d’en être éjecté est aussi une bonne solution.

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