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Grand maître
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  • Grand maître Demandé le 24 janvier 2026 dans Aucune catégorie

    Le mot anglais flash a été adopté en français avec deux composantes pour le sens : l’intensité lumineuse et la brièveté. Les deux peuvent se retrouver réunis (éclair, appareil photo) ou rester séparés (flash d’information, de mémoire). 
    Il est donc en général pléonastique d’assortir le mot d’un adjectif simple redondant (un flash bref, lumineux). Ce ne l’est pas en revanche si ces caractéristiques de base sont précisées par un complément :  un flash d’une brièveté étonnante (plus que la moyenne), d’une luminosité extraordinaire (idem) par exemple.

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  • Grand maître Demandé le 22 janvier 2026 dans Aucune catégorie

    Il n’y a pas de raison logique de mettre au pluriel un complément de nom lorsque rien n’indique qu’il en faille un !
    Cela dit, l’accord est grammaticalement toléré sur la base de l’idée qu’il aurait pu y avoir plusieurs erreurs. C’est gratuit mais c’est ainsi…

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  • Grand maître Demandé le 22 janvier 2026 dans Aucune catégorie

    À première vue, c’est bien la copie du document original qui est accompagnée d’une traduction. Dans ce cas, en bonne rédaction, il faudrait une virgule pour « casser » le lien naturel entre les mots successifs : « La copie de ce dernier, accompagnée de sa traduction. »
    Si la traduction est elle-même un document original certifié, il s’agit d’une copie des deux documents : « La copie de ce dernier et de sa traduction. »

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  • Grand maître Demandé le 22 janvier 2026 dans Aucune catégorie

    D’une manière générale (il peut y avoir des cas complexes), lorsque le mot litigieux est suivi d’un complément (direct ou  circonstanciel), c’est qu’il s’agit d’un participe présent. L’adjectif est souvent « auto-suffisant » et n’appelle pas de complément.
    Les exemples donnés par Joëlle dans sas réponse le montrent de manière simple mais on peut multiplier à l’infini. La difficulté peut venir de compléments liés au verbe qui se trouvent, accidentellement, placés après l’adjectif mais il est facile de vérifier qu’ils pourraient se trouver ailleurs. Ce n’est pas le cas dans votre exemple :
    Il fronça légèrement les sourcils, ses grands yeux noirs brillant sous la lueur du feu.
    Le complément « sous la lueur du feu » est bien rattaché à briller et ne peut pas être ôté. Il n’y a pas à accorder.

    NB L’identification n’a pas des conséquences que sur l’accord mais aussi sur le radical dans le cas des verbes en -quer et -guer :
    – Les personnels navigants… (adjectif) ;
    – Les personnels naviguant sur les longs courriers… (participe présent). 

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  • Grand maître Demandé le 19 janvier 2026 dans Aucune catégorie

    Le pronom est ici complément d’objet de découvrir et non de faire. Ce dernier est un semi-auxiliaire (il « aide » à préciser l’infinitif qui suit) et ne s’accorde pas. Le cas est identique avec laisser.
    Donc :
    « Cette belle histoire, ils nous l’ont fait découvrir autrefois. »
    « Cette belle histoire, ils nous l’ont laissé découvrir. »

     

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  • Grand maître Demandé le 19 janvier 2026 dans Aucune catégorie

    Des éléments isolés comme « Marie », « Marie à son piano » « Marie participant à son concours de piano » ne sont pas de vraies « phrases » et ne comportent pas d’élément temporel. Vous êtes donc libre d’employer le temps qui vous semble le plus parlant  (notamment par rapport à d’autres légendes du même album) : Elle a fini, finit (passé simple), finira (futur conclusif) deuxième.

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  • Grand maître Demandé le 14 janvier 2026 dans Aucune catégorie

    Comme je l’explique dans ma réponse à la question précédente, il faut faire attention à la confusion entre un nom de couleur et l’objet physique qui l’a engendré.
    Si l’on parle du pigment minéral, comme dans votre exemple, il s’agit bien de diluer de la « terre de Sienne » (ville de Toscane), ce que faisaient couramment les peintres qui préparaient jadis leurs pigments.
    Si l’on parle de la teinte correspondante (jaune brun) en apposition adjectivale, c’est « terre de Sienne » mais le genre ne s’exprime jamais : un aplat terre de Sienne. C’est largement répandu ainsi, par métonymie avec le pigment. 
    Si c’est le substantif isolé, il est normalement masculin, avec trait d’union et sans majuscule. C’est la norme typographique  : « Le terre-de-sienne donne beaucoup de chaleur aux paysages. » Cette règle n’est pas respectée dans les rares exemples que j’ai pu trouver. Ce problème se retrouve pour une dizaine de noms de couleurs assez rares (gorge-de-pigeon, feuille-morte, cuisse-de-nymphe, etc.), dont le nom a été fixé par des artistes avant de passer bien plus tard dans les dictionnaires.

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  • Grand maître Demandé le 14 janvier 2026 dans Aucune catégorie

    Utilisés comme substantifs, les noms de couleurs s’accordent normalement. Cela est valable pour les couleurs « pures » (tirées de l’adjectif) comme pour les noms d’objets utilisés pour leur teinte particulière : des bleus clairs, des oranges intenses, des marrons foncés. 
    Dans le second cas, il faut faire attention à d’éventuels « effets secondaires », voire humoristiques, dus à l’identité entre l’objet lui-même et la couleur : des citrons légers , des caramels mous,  des fuchsias défraichis, etc.  
    À noter aussi que, contrairement à l’objet, le nom de la couleur est normalement masculin : la brique donne le brique, une émeraude devient un émeraude.
    À signaler aussi que le trait d’union est de rigueur dans les noms composés même s’il est parfois négligé dans un usage adjectival : le lie-de-vin, le vert-de-gris, un poil-de-carotte nuancé, le café-au-lait de ses yeux. 

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  • Grand maître Demandé le 12 janvier 2026 dans Aucune catégorie

    On apprenait jadis, dans les cours de stylistique, que les incises de dialogue doivent se faire discrètes. Elles doivent même se limiter en nombre au strict nécessaire, la ponctuation (notamment les tirets de changement d’interlocuteur) suffisant souvent à donner les indications. La priorité est donnée au contenu de ce qui est dit, les annotations sur la manière étant éventuellement repoussées en fin de phrase ou de réplique. Mais ce n’est que de la stylistique, cadet des soucis de nombre d’auteurs contemporains. 
    Toujours est-il que l’exemple donné illustre bien les dégâts de ces incises superflues, voire redondantes (inutile par exemple de préciser qu’elle proteste si le contenu le montre déjà). Longue et encombrante, elle pollue toute la phrase. À supposer qu’elle soit utile, elle aurait été mieux placée ailleurs comme le suggère Tania dans sa réponse.

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  • Grand maître Demandé le 11 janvier 2026 dans Aucune catégorie

    Comme correcteur professionnel, je suis étonné que l’éditeur (Éditions de Minuit) ait laissé passer autant d’approximations, de surcroit pour un ouvrage distingué par le prix Goncourt. Il me semble avoir vu passer d’autres remarques à ce sujet sur des sites spécialisés.
    Ci-dessous, ce que j’aurais proposé :
    « Une  langue qui n’a plus de natale que le nom » (essayez un autre adjectif, c’est clair) ;
    « Par tous ceux-là qui fuient, tête baissée, la nuque rougie » (le singulier est naturel, le pluriel une hypercorrection) ;
    « Comme si tous ceux qui les avaient repoussés l’avaient fait pour rien  » (négation ici indue) ;
    « Lui comme les autres ignoraient… » (le singulier serait justifié en cas d’incise de ‘comme les autres’).

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