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Cette question n’est pas tranchée et elle divise même les spécialistes de la langue.
Vous trouverez dans cet excellent billet les argumentaires des partisans de l’accord et ceux du contraire. Comme rappelé en remarque « les mêmes observations valent pour les expressions n’avoir pas d’égal (ou de rival), sans égal, sans pareil, sans rival. »
Personnellement, je penche pour le non-accord par défaut : ces locutions sont impersonnelles et n’ont pas vocation à s’accorder en genre ou en nombre. On peut toujours le faire grammaticalement mais on restreint alors le champ de la comparaison : une femme qui n’a pas sa pareille n’est en concurrence qu’avec des femmes (en sport par exemple), une femme qui n’a pas son pareil l’est avec tout le monde.
Pour des objets ou des inanimés, le singulier est préférable à mon sens.Cette réponse a été acceptée par DonPigeon. 7 jours auparavant Vous avez gagné 15 points.
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La forme « naturelle » et par défaut est le singulier. Rien n’empêche grammaticalement de mettre les compléments au pluriel mais le gain de sens est quasiment nul. Sous cette forme il est d’ailleurs inaudible (comme souvent) et le pluriel se marque plutôt par des éléments complémentaires :
– Un espace de passionnantes découvertes ;
– Un espace pour les découvertes en famille ;
– Un espace de découvertes à faire la nuit.- 111 vues
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Il n’y a pas d’accord complet des sources sur cet accord. On peut en effet concevoir :
– l’accord grammatical strict, donc au pluriel (quatre heures et quarante-huit minutes) ;
– l’accord par syllepse, une heure précise étant conçue comme un tout global et indissociable.
Dans la littérature, le premier est largement prédominant car les heures entières étaient généralement matérialisées par des sons : Dix heures sonnèrent plutôt que dix heures sonna.
En revanche, pour notre époque numérique, on constate un rééquilibrage car les heures sont souvent données avec des minutes et matérialisées par un affichage synthétique qui fait disparaitre la notion de pluralité.
Dans tous les cas, vous avez le choix.- 97 vues
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Dans un texte courant, il est conseillé de faire figurer la locution ne… pas… dans son entier, ne serait-ce que pour des raisons de clarté.
Il peut néanmoins arriver qu’on fasse l’ellipse de pas dans un écrit littéraire ou poétique, pour des raisons de style ou de prosodie. L’allègement de la phrase ne doit en revanche pas nuire à la compréhension.- 92 vues
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On applique ici les principes communs pour les majuscules en typographie française, qui sont toujours contextuelles. Elles ne sont jamais permanentes et dépendent des conditions d’emploi :
– majuscule pour le substantif à valeur absolue dans le contexte (espace, temps, circonstances). Cela signifie que l’appellation en question représente une réalité parfaitement déterminée et restrictive par rapport au nom commun habituel.
– utilisation de ce nom avec un article défini, normalement singulier.
On pourra donc écrire :
– le Gouvernement provisoire décida que… ou les décisions du Gouvernement provisoire... s’il n’y a qu’un seul gouvernement de ce type dans le contexte de l’ouvrage et que le lecteur sait de quoi il s’agit ;
– un gouvernement provisoire fut formé en urgence ou les différents gouvernements provisoires formés à cette époque.
Les mots suivant le substantif, notamment les adjectifs, s’écrivent avec une minuscule (ici provisoire). Ceux qui précèdent avec une majuscule s’ils font pleinement partie de l’appellation.
NB Il y a eu en France quelques « gouvernements provisoires » qui ont laissé une marque. On peut évoquer en particulier celui de 1848 et, plus près de nous, celui établi à la Libération en août 1944 par le général de Gaulle qui figure dans nos livres d’Histoire comme le G.P.R.F. (le Gouvernement provisoire de la République française).- 99 vues
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À ma connaissance, le verbe ressembler ne s’emploie que sous la forme ressembler à avec le sens de avoir l’air de. Par nature, cette locution est attributive même si l’attribut est ici typiquement un nom. Cela n’est pas anormal, un nom pouvant fort bien être attribut : Il est avocat.
NB historique : Le verbe ressembler fut longtemps transitif direct, au moins jusqu’à la Renaissance : on ressemblait quelqu’un ou quelque chose. Le verbe n’est pas latin mais procède de l’ajout tardif d’un préfixe re- intensif sur sembler. L’anglais nous l’a d’ailleurs emprunté au XIVe siècle sous la forme to resemble (someone) qui se construit avec un attribut direct.- 106 vues
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La forme correcte est : « Julie, je l’ai déjà vue demander aux invités de partir. »
L’accord du participe avec le C.O.D. antéposé se fait si c’est celui-ci qui effectue l’action exprimée par l’infinitif. Autrement dit, vous pouvez ajouter en train de avant cet infinitif : Julie, je l’ai déjà vue en train de demander aux invités de partir. »Cette réponse a été acceptée par BeN. le 16 mai 2026 Vous avez gagné 15 points.
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Faute de règle particulière, il faut se référer à l’usage. Les statistiques dans les publications font apparaitre une prédominance de la « tombée du rideau » depuis le milieu du XIXe siècle, récemment concurrencée (mi XXe siècle) par le « tomber de rideau ».
Il est donc difficile de trancher entre les deux.
La forme « tombé », parfois utilisée pour la lumière ou un vêtement, était quasi inexistante jusqu’au début de notre siècle mais se rencontre désormais occasionnellement.- 137 vues
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Je pense qu’on peut classer à quel point dans les « locutions conjonctives de subordination ». Elle introduit une comparaison comme autant que, bien plus que, etc.
Voir l’article détaillé sur le site du Projet Voltaire.PS Cette locution n’a rien d’adverbial. Elle introduit ici une proposition et fait bien partie des conjonctions de subordination.
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Pour répondre à votre interrogation sur l’ancienneté, on peut constater que l’emploi de on pour nous remonte au moins… au Moyen Âge. On trouve de nombreuses attestations dans la littérature en moyen français (1330-1500), par définition dans des passages en style direct (mystères, saynètes, dialogues).
C’est sans doute cela qui a valu par la suite à cette forme, orale par nature, une réputation de familiarité.NB Je n’ai pas trouvé d’étude linguistique pour retracer le phénomène de substitution de personne, mais il était courant en ancien français. Le latin n’utilisait pas de pronom personnel sujet car la déclinaison du verbe suffisait à l’indiquer. Il y a donc eu une période de flottement de plusieurs siècles et des archaïsmes ont perduré. De nos jours, on connait encore le vous de politesse ou le nous dit de majesté. Dans la langue populaire, il est courant d’employer la 3e personne pour la 2e : « Qu’est-ce qu’elle veut la petite dame ? ».
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