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Grand maître
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  • Grand maître Demandé le 10 janvier 2026 dans Aucune catégorie

    On peut se demander si une distinction entre pronoms (ou d’autres mots) toniques ou atones (le contraire) est réellement fondée. En effet, le français est une langue dans laquelle l’accent tonique se déplace régulièrement en fonction de la syntaxe, ce qui la différencie de nombreuses autres langues, même européennes.
    Le sujet est assez technique mais cela explique que la plupart des mots ne peuvent recevoir d’appellation fixe même s’ils ont parfois une prédisposition à être l’un ou l’autre comme l’explique Tara dans sa réponse. Dans une expression comme « à tu et à toi », le tu devient tonique. Dans la langue courante, il est fréquent d’accentuer un pronom dit « atone » pour le faire ressortir. En fait, il s’agit finalement d’une classification assez sommaire  sans grand intérêt.

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  • Grand maître Demandé le 9 janvier 2026 dans Aucune catégorie

    Comme souvent, le complément sans article au singulier a été nettement plus fréquent dans la  littérature. Le pluriel n’a rien de spécifiquement littéraire et Victor Hugo lui-même a employé les deux*. Mais comme le pluriel est grammaticalement correct et inaudible, on constate une expansion de son usage, ici sans doute à cause de l’expression « les lauriers (de la gloire) ». Vous pouvez donc suivre ce qui vous semble le plus logique…

    * Dans les Misérables : « Elle y avait trouvé la pièce d’or. Ce n’était pas un napoléon, c’était une de ces pièces de vingt francs toutes neuves de la Restauration sur l’effigie desquelles la petite queue prussienne avait remplacé la couronne de laurier. » (cité par le C.N.R.T.L., article pièce)

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  • Grand maître Demandé le 9 janvier 2026 dans Aucune catégorie

    On a du mal à imaginer un pluriel ici, même si les futures mères attendent des triplés. De la même manière, on écrirait au singulier elles sont en colère, en état de choc, en attente du résultat. Il s’agit d’un état, d’une notion non dénombrable.

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  • Grand maître Demandé le 8 janvier 2026 dans Aucune catégorie

    Dans la conversation courante, il n’y a pas de doute que la construction que vous proposez passera pour une incorrection assez grossière. La formulation simple et normale est : « Si vous ne pouvez pas manger un chien, pourquoi manger une dinde ? »
    L’usage concessif relevé par Joëlle dans sa réponse est délicat d’emploi, rare et pour tout dire sorti de l’usage. Il vaut mieux l’éviter si vos interlocuteurs ne parlent pas le Proust couramment.

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  • Grand maître Demandé le 7 janvier 2026 dans Aucune catégorie

    Sur le principe, la concordance des temps amène en effet à utiliser l’imparfait du subjonctif avec un temps de narration au passé. Les trois tournures que vous donnez ne devraient pas échapper à la règle. Si vous hésitez, alors que vous la connaissez, c’est que ces formes ont fini avec le temps par se figer dans une sorte d’intemporalité trompeuse. Employées essentiellement au présent du subjonctif à l’oral, elles créent un doute dans une narration. J’ai déjà constaté cela dans des travaux de relecture.
    Exemple : Elle hésitait (hésita) sur l’endroit où se réfugier mais devait (dut) quoi qu’il en fût quitter les lieux immédiatement.

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  • Grand maître Demandé le 6 janvier 2026 dans Aucune catégorie

    En français, l’usage du subjonctif est courant, voire considéré comme littéraire, avec les tournures superlatives : le seul que, le premier qui, le plus x que  et tant d’autres. La forme il n’y a que… en fait partie : « Il n’y a que Maille qui m’aille. »
    Dans la langue courante, l’indicatif reste néanmoins très usuel et il est sans doute un peu vain de chercher une nuance de sens. C’est plutôt une question de registre de langue. 

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  • Grand maître Demandé le 6 janvier 2026 dans Aucune catégorie

    La phrase en exemple n’est pas complète mais elle semble se comprendre comme « nous avons été touchés de… ». Dans ce cas, il faut bien entendu accorder le participe. Il s’agit là de la forme passive du verbe toucher. La suite n’a alors pas d’incidence sur cet accord.

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  • Grand maître Demandé le 6 janvier 2026 dans Aucune catégorie

    Le pronom relatif dont est en effet une contraction de la préposition de et d’un pronom, ce qui la rend équivalente à duquel, de laquelle, desquels, desquelles et de qui (pour un être animé).
    Il s’applique donc par défaut à l’antécédent immédiat : « Elle m’a soumis une question_dont (=de laquelle) l’importance m’échappe » ou « … une question_dont je me suis saisi ».
    Mais dans votre exemple, le doute porte sur l’importance et non sur la question. mot qui ne peut donc devenir l’antécédent immédiat de douter.
    La construction correcte (même si elle n’est pas intuitive) est donc bien : « Elle m’a soumis cette question de l’importance de laquelle je doute. « 
    La virgule entre le pronom et son antécédent n’est pas ici la bienvenue car elle « casse » le lien entre eux. Elle se justifierait en revanche  si l’antécédent réel était suivi d’un complément : « Elle m’a soumis cette question  de grammaire, de l’importance de laquelle je doute.  » (on ne doute pas de l’importance de la grammaire mais de celle de la question)

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  • Grand maître Demandé le 5 janvier 2026 dans Aucune catégorie

    Il n’y a pas de raison spécifiquement typographique d’affecter une majuscule à tous les noms communs employés dans leur sens courant. À ce rythme, on en trouverait vite à chaque mot comme le font souvent les anglo-saxons. Donc, du président-directeur général au balayeur, tout le monde va à la cantine de la minuscule.
    Exemples de présentation (selon mise en pages habituelle de l’organisme) :
    Destinataires :
       Les employés                  1. Les employés 
       Les directeurs                2. Les directeurs
    (majuscule initiale en l’absence de puce ou après une puce contenant un point)

    Destinataires :
     — employés                        * employés 
     — directeurs                      * directeurs
    (pas de majuscule après une puce quelconque)

    NB La typographie soutenue assortit les fins de lignes d’une énumération d’un point-virgule et la dernière d’un point ; mais cela est optionnel dans un en-tête par exemple (comme ici). 

     

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  • Grand maître Demandé le 3 janvier 2026 dans Aucune catégorie

    Lorsqu’un adjectif de couleur est complété d’un second élément (nom en apposition ou complément exprimant la nuance), il ne varie pas : « elle avait les cheveux noir de jais » se lit comme « elle avait les cheveux d’un noir de jais. »
    Vous trouverez ICi un large assortiment d’exemples dans la littérature, même si on trouve parfois, curieusement, des cas avec accord.

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