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La question est pertinente. En 1990, l’Académie française n’a en effet pas donné de longues explications pour justifier sa position sinon que « le participe passé de laisser suivi d’un infinitif est rendu invariable : il joue en effet devant l’infinitif un rôle d’auxiliaire analogue à celui de faire, qui est toujours invariable dans ce cas. »
Cette décision a donné lieu a de nombreuses critiques, reproches et interrogations . Elle ouvre en effet la voie à l’invariabilité de nombreux participes de verbes utilisés comme semi-auxiliaires devant un infinitif.
Il est long d’en faire une liste exhaustive mais on peut notamment citer croire, devoir, pouvoir, savoir, vouloir. Ils n’ont pas été rappelés par la règle car l’accord ne se faisait déjà pas, le C.O.D. antéposé étant celui de l’infinitif et non de l’auxiliaire.
On peut néanmoins dégager quatre verbes courants qui posent des problèmes réguliers et qui, de plus, sont parfois pronominaux. Il faut donc déduire que les participes de ces verbes ne varient pas quel que soit le sujet effectuant l’action :
– voir : les acteurs que j’ai vu jouer mais la pièce que j’ai vue jouée par des acteurs ;
– se voir: la récompense que l’actrice s’est vu remettre (par un jury) mais l’actrice s’est vue en train de remettre une récompense (à une débutante).
Sur le même modèle :
– (s’) entendre, (s’) imaginer, (se) sentir.
Les confusions proviennent donc souvent d’une construction inadéquate.Cette réponse a été acceptée par IsabelleMeynial. le 14 mai 2026 Vous avez gagné 15 points.
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Pourriez-vous donner un exemple `?
Sur le principe, il n’y a pas de différence entre une marque d’un pays francophone et celle d’un pays pratiquant une autre langue : écriture en romain, majuscule initiale, reproduction des caractères d’origine.
Si la marque est totalement inconnue et s’écrit avec des caractères non latins, on peut l’écrire en italique avec sa translittération en romain.- 148 vues
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Dans votre phrase, le verbe rentrer est bien sous sa forme impersonnelle, donc à la 3e personne du singulier : Tu bois plus de bières par jour qu’il ne rentre de clients dans ta boutique. = Il entre moins de clients dans ta boutique que de bières dans ton estomac.
Cette réponse a été acceptée par Suzy. le 10 mai 2026 Vous avez gagné 15 points.
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Il s’agit bien ici du subjonctif : « Qu’on l’adore ou qu’on la fuie, la pluie nous fait ressentir des émotions. »
Lorsque vous avez un doute, remplacez le verbe en cause par un verbe ou une forme dans laquelle on entend la différence entre indicatif et subjonctif : « Qu’on le veuille ou non, les choses sont ainsi. » « Que vous l’adoriez ou que vous la fuyiez, la pluie vous fait ressentir des émotions. »Cette réponse a été acceptée par VirginieR. le 9 mai 2026 Vous avez gagné 15 points.
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Par défaut, aucun précède un nom au singulier et ne s’accorde donc qu’en genre.
Avec les quelques noms qui ne se rencontrent qu’au pluriel (ou dont le sens au pluriel est spécifique), on accorde aussi en nombre : Aucuns frais ne furent remboursés par l’entreprise, aucunes funérailles ne furent célébrées, aucuns fonds ne furent trouvés pour racheter l’entreprise. Au sens de financement, le mot fonds ne s’emploie en effet qu’au pluriel.- 158 vues
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La tournure dite du « vous de politesse » (on peut y adjoindre le « nous de majesté ») ne commande le pluriel que pour le verbe qui suit. Les autres éléments restent au singulier et s’accordent en genre au sujet réel.
Donc : « Comment allons-nous survivre dans ce pays que vous seul (seul vous) souhaitez explorer ? »
Les deux sont grammaticalement équivalents, c’est un choix stylistique. La forme « vous seul » me semble plus naturelle mais c’est un choix.À titre d’illustration poétique, un extrait de Charles Péguy en 1913 :
« Ô mère et c’est ma race et la race captive
Constamment accotée aux murs de sa prison
Et vous seule vivace et seule industrieuse,
Vous vous dépensez toute, ô seule besogneuse,
À laver la vaisselle et ranger la maison. »- 137 vues
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Le participe passé du verbe passer peut aussi s’employer comme substantif et comme adjectif. Dans ce dernier cas, avec une durée, il a le sens de révolu, de complètement achevé. Il s’accorde normalement.
Les attestations littéraires ne manquent pas : « […] et, à quatre-vingts ans passés, le voilà debout, frais, sain et ferme, même agréable sous ses cheveux blancs. » (Sainte-Beuve, 1840) ; « Jeune homme! Vous avez cinquante ans passés et vous êtes un peu grison. » (Huysmans, 1903)Cette réponse a été acceptée par Suzy. le 7 mai 2026 Vous avez gagné 15 points.
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Voici la position de l’Académie française, qui s’est totalement imposée :
« Au présent de l’impératif, à la 2e personne du singulier, les verbes du 1er groupe se terminent par un -e (chante, mange, etc.) et le verbe aller par un -a (va !). Mais, pour des raisons d’euphonie, on ajoute à ces formes un s quand elles sont suivies des pronoms adverbiaux en ou y, qu’on lie alors au verbe par un trait d’union : vas-y, manges-en. Si les pronoms en ou y dépendent d’un infinitif et non directement du verbe à l’impératif, il n’y aura ni s ni trait d’union : va en chercher, ose y aller. »
Donc : Utilises-en un bidon.
NB On peut s’étonner que ce s soit soudé ce qui crée une confusion chronique pour la forme normale de l’impératif. En bonne logique, il aurait dû être lié par un trait d’union, de la même manière que le t euphonique : « Va-s-y et ramène-s-en, répéta-t-elle. » Mais les choses sont désormais ainsi…- 145 vues
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La majuscule ne se justifie normalement que si l’on évoque le livre du Nouveau Testament et l’évènement religieux qu’il décrit.
En dehors de cela, le nom est devenu un nom commun, souvent d’un sens exagéré et déformé, qui doit s’employer sans majuscule, en particulier avec un article indéfini, au pluriel ou avec un complément : ce sera une apocalypse, les nombreuses apocalypses nucléaires annoncées, l’apocalypse des escargots.
NB M. Trump n’ayant pas encore la capacité divine de décréter la fin des temps, on en conclut que le mot doit se comprendre comme sens dérivé, avec une minuscule.- 173 vues
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La norme typographique française est d’affecter une majuscule aux ethnies, peuples ou ressortissants d’une entité politique ou administrative. On conserve la minuscule pour les pratiquants d’une religion ou pour les adeptes d’un mouvement d’idée. Dans le cas du judaïsme, le mot étant le même pour l’ethnie et pour la religion, il faut tenter de déchiffrer selon le contexte le sens à donner.
Dans votre exemple de l’Antiquité, il s’agit plutôt de la captivité et de l’exil d’un peuple pris isolément. On gardera la minuscule dès qu’on est dans un contexte qui traite spécifiquement de pratiques religieuses : les chrétiens, les juifs, les musulmans, les athées et les zoroastriens.
NB Si vous êtes le rédacteur, n’hésitez pas à employer en variante le terme « Hébreu » pour faciliter la distinction. Ce terme qualifie les « descendants d’Abraham » et est indéniablement de nature ethnique puisqu’il désigne aussi la langue, les traditions ou les pratiques profanes.- 166 vues
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