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D’une manière générale les conjonctions de coordination ne sont pas précédées d’une virgule lorsqu’elles unissent des éléments de même nature (comme dans votre exemple trois verbes enchainés).
La virgule peut en revanche apparaitre s’il y a une disjonction entre deux éléments de phrase différents :
Il est intelligent, rapide et expérimenté, et je parierais qu’il va réussir.- 83 vues
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Les innombrables types de bâtiments prennent par défaut une minuscule initiale au terme générique et une majuscule au nom spécifique qui les caractérise et en fait des « noms propres ». Donc, ici, on parlera du « moulin aux Coquillages ».
La majuscule au nom générique n’apparait qu’occasionnellement si l’ensemble de l’appellation a en soi une valeur absolue qui l’identifie parfaitement : le Moulin(-)Rouge (cabaret, mais le moulin de la Galette lieu-dit), le Moulin de Valmy (comme symbole historique),- 93 vues
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Pour mémoire : cette forme particulière est ce que l’on appelle un « datif d’intérêt ». Le pronom, souvent optionnel (explétif), n’a pas de vraie fonction grammaticale. Il ne fait que renforcer l’expression et n’entraine pas d’accord. C’est un archaïsme hérité du latin : Elle s’est occupé les mains = Elle a occupé ses mains.
Si l’on ne connait pas ce type de tournure, on a du mal à analyser certaines phrases : Je te lui ai mis une de ces gifles, elle s’est pris (= elle a pris) une de ces raclées, etc.- 125 vues
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Il aurait été intéressant de savoir en quoi une éventuelle distinction peut avoir de l’importance. pour vous. Les deux éléments appartiennent bien au même ensemble (en typographie, on nomme cela l’écriture brachygraphique, raccourcie, dont la sténographie fait aussi partie) mais sont régis par des logiques différentes.
– Une abréviation part d’un mot ou plusieurs mots et en donne une version graphique plus courte par un mécanisme permanent, typiquement le point abréviatif bas ou l’abréviation haute : « par exemple » devient « par ex. », « Monsieur » devient « M. », « Société anonyme » devient « S.A. », « etcetera » devient « etc. ». Idem pour Éᵗˢ (Établissements) ou Nᵒ (Numéro). De même « 23 » est l’abréviation graphique de « vingt-trois ».
– Un symbole représente sous une forme conventionnelle, en lettre ou en signe, une réalité parfaitement déterminée. Les plus courants sont les symboles relatifs aux unités physiques ou chimiques. Ainsi le symbole « m » pour mètre, « g » pour gramme,
pour ohm ou « °C » pour degré Celsius. Mais il en existe de spécialisés (comme ™ ® © dans le domaine commercial). Les symboles sont normalisés et non modifiables.
Il y a peu de conséquences de cette différence pour l’écriture mais chaque système dispose de ses propres habitudes de composition.- 103 vues
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C’est une bonne question car elle permet de mettre en relief un aspect typographique rarement explicité et qui cause souvent des soucis.
Les traditions et habitudes typographiques sont héritées du métier de l’édition classique et s’appliquent essentiellement à ce que l’on nomme « texte courant » (le contenu d’un livre, d’un article de presse par exemple). Toutes les mentions isolées et « flottantes » sont dégagées de ce code d’écriture et de lecture.
Typiquement, ce qu’on lit sur la couverture d’un livre ou sur une affiche de cinéma n’a rien à voir avec la mise en forme dans un texte : on peut varier la police de caractères, leur couleur, les capitales, la disposition des mots, etc.
Dès lors, les nombres peuvent fort bien s’abréger avec des chiffres lorsqu’ils sont isolés, mais retrouvent la forme en lettres dans un écrit formel, en particulier en tête de titre.
Exemple : Je suis allé voir Douze Hommes en colère et Zéro de conduite au ciné-club de mon quartier.
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Comme vous le lirez sur le site très bien documenté Parler français, les autorités linguistiques semblent hésiter à prescrire une solution ou une autre. Vous ne risquez donc pas la « faute » qui tue.
Personnellement, je suis enclin à voir ici une locution figurée qui s’est figée et affranchie avec le temps de tout accord par rapport au style direct. On a de même crier grâce ou dire bonjour.
Si cela a un quelconque intérêt, on peut toujours réintroduire le style direct avec ponctuation : À l’appel de son nom, chaque élève a répondu « présent » ou « présente » avant d’aller s’assoir.- 140 vues
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Le verbe augurer divise grammairiens et lexicographes depuis plusieurs siècles, tant pour sa construction que pour son sens exact. Je ne peux que vous inviter à lire l’article de référence du site Parler français qui en donne une étude détaillée.
Il est donc inutile de reprendre ici toutes les variantes mais on peut retenir que le verbe est plutôt construit avec la préposition de (augurer de conséquences + complément) qu’avec un complément direct (augurer quelque chose).
Il semble aussi reconnu que le verbe présager constitue une variante plus ergonomique pour exprimer clairement le résultat de l’augure en question. Cela est particulièrement le cas si le sujet n’est pas une personne mais une situation (cela ne présage rien de bon).
Signalons enfin qu’à l’origine, augurer de introduisait le phénomène interprété et non le résultat prédit : on augurait du vol des oiseaux que les conditions étaient favorables ou non.- 116 vues
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La phrase n’est pas très bien construite mais on devine que « … c’est tricher que d’utiliser un téléphone ». Il faut donc un infinitif, comme dans les expressions connues « prendre, c’est voler » ou « souffler n’est pas jouer ».
NB L’expression anglaise blind test se traduit facilement par « test en aveugle ».- 87 vues
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Pour confirmer (et amplifier) l’avis de Joëlle, on peut souligner qu’il fut un temps pas si lointain où supprimer le « pronom de rappel » d’une interrogation était clairement une incorrection à l’écrit.
De nos jours, sous l’influence des médias audiovisuels, cette suppression se généralise. Beaucoup semblent estimer que le simple point d’interrogation (parfois assez loin en fin de phrase) suffit à comprendre qu’il s’agit d’une question.
Donc, à chacun de voir selon le contexte mais « cela me faisait-il envie ? » est nettement préférable à l’écrit.- 131 vues
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Comme très souvent, le complément n’est pas précédé d’un article lorsqu’il indique simplement la méthode ou le moyen. En l’absence d’élément particulier, c’est donc le singulier qui est utilisé par défaut : ils sont venus à cheval et non à chevaux. Ici : On voit des images prises d’hélicoptère.
Comme dans toutes les langues, c’est le pluriel qu’on marque plus spécifiquement, notamment avec des articles ou des compléments, si on doit le faire ressortir comme tel : On voit des images prises d’hélicoptères de la Marine nationale., … des hélicoptères envoyés sur place.
Bien entendu cela ne constitue pas des incorrections grammaticales mais permet de répondre rapidement à toutes les hésitations. Si 99% des noms ont en français un pluriel inaudible, ce n’est pas un hasard : c’est que ce n’est pas sur eux que repose la charge d’indiquer le pluriel. Le simple marquage graphique avec un s n’a pas beaucoup de valeur sémantique.
Il en va de même avec le genre grammatical, les « féminins » n’étant qu’une flexion occasionnelle et ciblée de noms de base qui n’ont pas vraiment de genre. Mais on est ici dans le domaine de la linguistique, pas de la grammaire scolaire…- 128 vues
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