Le profil de Chambaron
Grand maître
9359
points

Questions
25

Réponses
1242

  • Grand maître Demandé le 12 septembre 2019 dans Général

    Le nom « Sud-Coréen » ne peut-être laissé sans majuscule, car il n’a aucun autre sens que celui de ressortissant de la Corée du Sud, gentilé  qui requiert les majuscules. Il y a dans votre tournure ellipse du mot entreprise  mais c’est une métonymie courante, comme lorsqu’on dit « boire un verre » au lieu de dire « boire le contenu d’un verre ».
    Bien entendu, le contexte doit être sans ambigüité pour que le lecteur sache à quoi cela renvoie  : dans votre exemple, Sud-Coréens  désigne clairement les propriétaires et les représentants des entreprises en question (et non les entreprises elles-mêmes).
    Donc : Les Sud-Coréens seront fortement représentés au prochain congrès.

    • 363 vues
    • 8 réponses
    • 2 votes
  • Votre question est fondée et demande réflexion : il y a bien un conflit latent entre deux règles, selon que le on  est impersonnel (pas d’accord) ou renvoie à des personnes identifiées (accord).

    À défaut d’une analyse explicite de  grammairien (je n’en ai pas de disponible), on peut douter. L’analyse des fréquences donne une indication, par le NGram joint ICI. Il s’agit de publications contrôlées (éditeurs, correcteurs, etc.) reflétant bien la pratique écrite « normée ».
    À l’époque moderne, le pluriel semble apparaitre alors que le singulier prédominait sans conteste auparavant. On peut analyser chaque option en cliquant en bas à droite sur le libellé. On voit que « on s’est aimé » a les faveurs des écrivains, anciens ou modernes, que les sujets soient connus ou non. C’est logique, à mon sens, car on retrouve le  singulier même avec des sujets connus : les combattants s’entretuèrent sur le champ de bataille  donne on s’entretua sur le champ de bataille  et donc  on s’est entretué sur le champ de bataille.
    Cela étant, l’accord en nombre du participe doit pouvoir être accepté (selon moi) lorsque les sujets sont bien identifiés, mais uniquement dans ce cas (le on  équivalant alors en général à nous).

    P. S. La réponse de Prince et les références au Bon Usage  confirment mon sentiment. 

    • 309 vues
    • 7 réponses
    • 1 votes
  • Grand maître Demandé le 4 septembre 2019 dans Accords

    Sauf effet d’ironie recherché, convaincre « de force » a un petit côté… douteux. C’est peut-être toute la phrase qu’il faut faire varier.
    Sinon, la locution adverbiale est évidemment invariable.

    • 290 vues
    • 3 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 31 août 2019 dans Accords

    Question amusante : cette tournure n’est en effet pas connue des dictionnaires usuels, ni même du Wiktionnaire pourtant très accueillant pour toutes les audaces…
    Cela étant, cela se dit et doit donc pouvoir s’écrire. Je vous propose deux graphies selon le contexte :
    C’est un vrai « saint Thomas », au singulier,  avec des guillemets  marquant le sens  spécifique, majuscule au nom du personnage et sans trait d’union ;
    — C’est un vrai saint-thomas  et Ce sont de vrais saints-thomas   : on adopte la graphie  de tournures similaires comme sainte-nitouche, sainte-barbe (soute à poudre dans un bateau), saint-frusquin, saint-jean  (nécessaire d’un imprimeur) ou saint-crépin (nécessaire de cordonnier). Trait d’union (c’est un nom commun), pas de majuscule et pluriel possible.

    Cette réponse a été acceptée par sekaubin. le 1 septembre 2019 Vous avez gagné 15 points.

    • 374 vues
    • 5 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 27 août 2019 dans Question de langue

    Cette tournure est loin d’être figée comme le prouve la fréquence d’utilisation des deux graphies dans le ce graphe.
    Vous pouvez employer les deux, avec la nuance éventuelle qui vous semblerait pertinente (mais inaudible, de toute façon).

    Il est à noter, d’une manière générale, que les formes au singulier et au pluriel sont souvent en concurrence lorsque le complément du nom est de nature dénombrable : mon expérience de correcteur me montre que le pluriel est de plus en plus choisi contre le singulier, non pour des raisons grammaticales ou sémantiques, mais pour des causes externes. C’est comme si le pluriel était plus intuitif que le singulier partitif, ressenti comme plus « abstrait ».

    • 434 vues
    • 11 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 25 août 2019 dans Général

    La règle est simple et permanente et devrait s’appliquer partout :
    — soit le mot est lexicalisé, reconnu par des dictionnaires et a un statut de nom ou d’adjectif : il n’y a alors pas d’apostrophe et il s’accorde en nombre. Ce ne devrait pas être le cas ici, sup n’ayant pas un emploi normalisé. Mais si vous estimez le contraire, vous devez écrire « des heures sups « .
    — soit il s’agit d’une abréviation ponctuelle (élision en milieu de mot ou apocope à la fin) et on remplace toutes les lettres manquantes par une apostrophe. Il n’y a évidemment pas d’accord : « des heures sup’‘ » (comme le Vel’ d’Hiv’).

    Les excuses pour ne pas respecter des règles étant légion (parfois en provenance des autorités elles-mêmes), on trouve bien entendu de tout. À vous de voir…

    • 358 vues
    • 4 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 21 août 2019 dans Question de langue

    Quelques rares mots (ne, mais aussi de  et que ) ont parfois une valeur dite explétive. Ce sont des héritages de la structure des phrases en latin que l’on peut qualifier d’archaïsmes car ils n’ont plus d’intérêt grammatical en français moderne.
    Même si certains, dont l’Académie, leur prêtent un intérêt stylistique qui reste à démontrer, leur absence favorise la clarté en évitant toute confusion avec le ne de négation par exemple. Votre question le prouve par elle-même…

    Mon conseil est donc de ne pas les employer, sauf pour des travaux littéraires prétendant à  un haut niveau de langue. Vous et vos lecteurs aurez tout à y gagner…

    — Cette action se produit sans que le temps passe (et non ne passe) ;
    — Il y a trois guichets ouverts (et non d’ouverts) ;
    — C’est mal d’agir ainsi (et non que d’agir ainsi).

    • 303 vues
    • 3 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 20 août 2019 dans Général

    C’est encore une belle bourde de l’Académie (et d’autres d’ailleurs) !
    Pour des raisons d’euphonie compréhensibles (hiatus flagrant), elle a normalisé la consonne euphonique t dans les questions : Va-t-elle réussir ?
    Pour la même raison, elle a soudé cette consonne s avec un verbe à l’impératif : Vas-y  !
    Le résultat est une confusion sur la forme de l’impératif en général, cette subtilité échappant à presque tout le monde et s’imposant de manière arbitraire. La forme « normale » devrait être : Va-s-y !
    On imagine le silence de mort lorsque l’on évoque la question Quai Conti…

    • 416 vues
    • 2 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 17 août 2019 dans Question de langue

    Cette tournure n’est pas fautive mais largement désuète, inemployée semble-t-il depuis le XIXe siècle. Voici deux extraits comme exemples :
    1. Description historique et critique de l’Italie  (p. 125) de l ́Abbé Richard en 1769 :
    2. Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques (p. 418) en 1830.

    Elle est donc à employer avec précaution dans un contexte contemporain. On préfèrera il est d’usage  ou il est de circonstance par exemple.

    Cette réponse a été acceptée par Vipera. le 2 janvier 2020 Vous avez gagné 15 points.

    • 186 vues
    • 3 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 17 août 2019 dans Question de langue

    Votre question est réellement intéressante, tant sur un plan linguistique que pour des raisons stylistiques en littérature. Mais le sujet est plus un thème de recherche qu’une simple question grammaticale et excède le périmètre de ce site.
    Comme correcteur, je peux confirmer que je dois redresser des tournures dans lesquelles avec  est utilisé de manière abusive. Il ne s’agit pas forcément de constructions incorrectes à proprement parler, mais d’un relâchement généralisé de la qualité littéraire, dans lequel les prépositions – d’un usage facile, et cumulables – se substituent à des formes plus élaborées et variées de construction.
    Un autre cas connu est celui de sur que l’on trouve accommodé à toutes les sauces. Mais on peut aussi citer la conjonction comme  qui écrase souvent de sa fréquence les nombreux procédés permettant d’imager un texte.

    P.S. Je viens de lire une excellente analyse (selon moi) traitant de l’usage apparemment abusif de sur.  Je pense  que nombre de raisonnements et d’arguments  peuvent s’appliquer à avec :  SLATE (signé par Jean-Marc Proust)

    • 326 vues
    • 3 réponses
    • 1 votes