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Par convention, la majuscule des gentilés est réservée en français aux humains.
Ne pas respecter cette norme assez simple expose à de fâcheux contresens ou à des jeux de mots : Les Chinoises se conduisent assez mal, les Allemandes roulent des mécaniques mais sont gourmandes.
Même les affiches de film ont adopté cette graphie…
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En français, le mot mini (tiré de minimum) est classé comme « élément formant » et vous trouverez dans le CNRTL une liste commentée intéressante.
Comme son usage est assez récent (milieu du XXe siècle) on voit coexister les graphies avec trait d’union (mini-jupe, un des premiers) et soudées (minibus, minigolf).
À la différence de micro, ce n’est pas un vrai préfixe et la soudure n’est pas systématique, même pour des mots devenus courants.
En revanche, il n’a pas vocation à rester isolé avant le nom (ce n’est pas un adjectif). Dans le cas de formations ponctuelles, le trait d’union reste donc la solution la plus consensuelle : une mini-réponse.- 131 vues
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Il faut rappeler qu’en typographie « moderne », la majuscule à tout nom commun répond un à souci unique et invariant : distinguer, dans un contexte donné, ce qu’on nomme valeur absolue de la valeur relative. Chaque élément de la définition compte :
– Dans un contexte donné : une majuscule se justifiera dans un ouvrage, pas dans un autre :
– Valeur absolue : le mot a une valeur permanente et bien déterminée. L’article est normalement l’article défini ;
– Valeur relative : le mot appelle un complément (explicite ou non), peut se mettre au pluriel (ou à l’autre genre).
Pour Histoire, le référentiel occidental bien partagé est celui de « ensemble des évènements passés rapportés par écrit ».
La majuscule disparait avec les variations :
– L’histoire de la France (complément limitatif) de telle date à telle autre ;
– Une brève histoire des révoltes paysannes (article indéfini) ;
– Appartenir aux histoires des pays européens (pluriel).Ce cas-là est bien connu et se passe normalement de définition. Mais rien n’empêche d’appliquer la même logique à n’importe quel nom qui prend une valeur absolue dans un texte. Dans un ouvrage de musicologie, on pourra par exemple définir « la Musique » comme « l’ensemble des phénomènes sonores organisés créés par l’Homme » (Homme = l’être humain). Tous les autres emplois seront alors dotés d’une minuscule initiale : la musique des sphères, une musique céleste, les musiques antiques, etc.
Il convient de se méfier des majuscules dites « d’allégorie », généralement affectées par les poètes débutants à tout mot qu’ils personnifient. On en trouve souvent des quantités telles que cela discrédite rapidement cet usage. Même Baudelaire ne l’utilise pas dans un de ses plus célèbres poèmes :
« La musique souvent me prend comme une mer !
Vers ma pâle étoile,
Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets à la voile […] «En conclusion, il y a autant de noms avec majuscule initiale que de besoins dans un texte. L’important reste la définition rattachée à cet usage, précaution préliminaire rarement observée par les auteurs (sauf dans le domaine scientifique).
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Comme souvent pour les compléments sans déterminant, le singulier convient par défaut. Le pluriel est toujours possible grammaticalement mais ajoute rarement quoi que ce soit pour le sens.
Dans le cas précis du premier exemple, il est même un peu ridicule puisque l’expression est « avoir de l’oreille », bien entendre et apprécier, en particulier de la musique. Le pluriel n’a ici aucun sens et peut faire passer pour… un âne.- 169 vues
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Bonne question car cette tournure courante de nos jours est en fait assez curieuse.
Sur un plan judiciaire, la notion du « plaider coupable » n’existait pas en français jusqu’à récemment. Elle a été importée du droit britannique au XIXe siècle essentiellement pour l’usage figuré. Elle traduit la forme plea bargaining dans laquelle on n’a pas un adjectif mais un nom : l’accusé comparait en reconnaissant d’entrée sa culpabilité pour obtenir une moindre condamnation. Il n’est donc pas encore « coupable » comme s’il avait déjà été condamné.
Cela explique que l’adjectif coupable ne soit pas accordé en français dans ce qui est une locution verbale figée et non un verbe avec un attribut. On a un cas comparable avec répondre présent, tournure qui fait souvent l’objet de questions.
Comme le montre l’étude de fréquence, cette ambigüité initiale a conduit à de nombreuses versions et on trouve une joyeuse diversité dans les publications.
Depuis le début des années 2000, le « plaider-coupable » a été introduit en droit français.- 153 vues
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@willental : c’est du style oral et il n’est jamais bon d’enlever des mots. On ne sait donc pas si le locuteur veut dire « quoi qu’il en soit » (en deux mots) ou « malgré cela » (concession, quoique en un mot). La seconde option me semble néanmoins à privilégier, avec un sens restrictif sur ce qui a été dit (à vrai dire, cependant).
On trouve chez Simone de Beauvoir : « Garde-moi rancune si tu y tiens. Quoique vraiment, tu devrais comprendre! dit-il avec un soupir (…) »- 470 vues
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Contrairement aux pratiques écrites très encadrés par l’orthographie, les formes orales sont souvent peu encadrées par des règles, parfois regroupées sous le nom d’orthoépie.
Concernant les liaisons (souvent associées aux élisions), il y a peu de textes généraux même si certains points suscitent des discussions récurrentes (h aspiré ou non, lettres euphoniques, hiatus). L’Académie française qui a codifié tant de règles a délaissé ce sujet et je n’ai trouvé chez elle que les recommandations récapitulées ICI.
Par rapport à la liaison après un verbe, elles n’est affichée comme obligatoire qu’après le verbe être : il est(t)évident qu’il viendra ; c’est(t)à voir. Aucune liaison n’est mentionnée comme interdite.
Tout cela laisse penser que l’immense majorité des liaisons sont optionnelles et laissées libres au gré des époques, des régions ou des milieux sociaux.- 197 vues
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En marge de votre question spécifique, je vous conseille d’adresser toute remarque sur les aspects matériels des exercices du Projet Voltaire directement au gestionnaire du site propre.
Les contributeurs externes qui répondent ici à vos questions ou remarques ne peuvent en effet pas interagir avec le site de formation. Au mieux pouvons-nous tenter d’expliquer ce que vous ne comprendriez pas mais… sans plus.- 153 vues
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Comme sa cousine N.B. , cette abréviation est suffisamment courante et parlante pour se passer d’un deux-points lorsqu’elle est employée à la suite d’un texte déjà rédigé et présumé non modifiable. Mais personne n’en fera une histoire si vous en ajoutez un. Le tiret est purement visuel mais peut se justifier pour séparer plusieurs ajouts successifs.
N.B. Le trait d’union est lui aussi superflu. Il se justifie pour le substantif (écrire un post-scriptum, un P.-S.) mais ici, en apostille, c’est la locution latine post scriptum qui est abrégée et elle ne comporte pas de trait d’union.- 129 vues
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Le lien donné par AntM est intéressant mais il ne donne pas une réponse satisfaisante pour un rédacteur : la grammaire et le style ne font pas toujours bon ménage. Ce qui passe pour un infinitif en sujet unique n’est pas forcément élégant pour plusieurs. Le pluriel est certes ici plus adéquat car il y a bien cumul des actions, mais je reformulerais : « S’alimenter, s’abriter, s’organiser étaient des actes essentiels, mais se soigner aussi. »
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