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Devant un nom, tout est normalement un adjectif indéfini et il s’accorde normalement au féminin : toute une journée, toute une vie, toute une histoire, etc.
Profitant du côté inaudible d’un éventuel e final, certains ont voulu y voir un adverbe (invariable donc) mais cette position a régulièrement été réfutée par les analystes rigoureux. Voir ce billet pour approfondir les détails.- 191 vues
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La construction varie selon la relation du pronom relatif avec l’antécédent :
– « Il est intervenu pour la sortie du premier volume de l’anthologie X dont il était l’origine. »
– « Il est intervenu pour la sortie du premier volume de l’anthologie X à l’origine de laquelle il était. »- 187 vues
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Pour grossière qu’elle soit, cette tournure a de l’ancienneté en français du XXe siècle et s’emploie essentiellement au pluriel avec un article pluriel selon les implacables statistiques, Vous trouverez quelques extraits ICI.
Cela n’est que logique pour un nom qui n’a rien de particulier grammaticalement. On pourrait le remplacer par saleté, ordure ou d’autres.
On peut rencontrer la forme au singulier avec un article au pluriel dans le cas de citation entre guillemets : Il ne cessait de lancer des « putain de voiture ! » en donnant de violents coups de pied dans les jantes.
À noter la popularisation de l’expression (certes au singulier) après le succès de la chanson de Renaud pour la mort de Coluche.PS Je m’aperçois que l’anomalie de genre de putain de existe dans un autre cas similaire, celui de diable de. Il s’emploie aussi avec un déterminant féminin si le complément est féminin : « Il faudra que je fasse ramoner cette diable de cheminée. » (Cesbron)
On peut aussi rapprocher cela des incertitudes récurrentes avec espèce de : « Un espèce d’idiot » alors que la grammaire requiert le féminin.- 225 vues
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Il n’y a pas de raison de supprimer le trait d’union dans la seconde phrase. Dans les deux cas, il s’agit de la forme impérative avec inversion du pronom (s’en aller donne va-t’en, allons-nous-en, allez-vous-en ).
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L’accord du participe passé se fait classiquement avec le complément antéposé mais encore faut-il savoir ce que représente le pronom vous :
– Monsieur, nous vous avons écouté.
– Madame, nous vous avons écoutée.
– Messieurs, nous vous avons écoutés.- 269 vues
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Historiquement, démon ou diable sont des noms communs qui caractérisent un esprit, mauvais en général. Dans la religion chrétienne, l’esprit du mal personnifié porte un nom plus précis, le Malin, Lucifer, Satan ou Belzébuth. C’est donc la langue populaire qui a étendu le sens mais on fait souvent allusion à une mauvaise inspiration plus qu’à la divinité elle-même : c’est un mauvais diable, les diables du Jugement dernier, le démon de midi, un petit démon.
Il s’agit donc là de sens figurés qui n’appellent pas une majuscule. Elle peut exceptionnellement réapparaitre si le rédacteur a fait sentir qu’il substituait ce nom commun au nom propre (récit historique par exemple).- 265 vues
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Lorsque le pronom on a la valeur du pronom personnel nous, il entraine l’accord au pluriel. Cela suppose que l’on sache à qui il renvoie.
S’il est pronom indéfini, il se construit avec le singulier :
– Elle et moi, on s’était surtout intéressé(e)s à…
– Dans l’Antiquité, on s’est peu intéressé au contrôle des naissances.
– Embrassons-nous : on est amis pour toujours désormais. (de toute façon, il faut être au moins deux dans tous les cas, on ne peut être ami isolément)Cette réponse a été acceptée par CeliaCelia. le 8 juin 2026 Vous avez gagné 15 points.
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La norme générale d’accord des noms composés a été clarifiée par l’Académie française avec les rectifications de 1990 (règle B.1). Elle se substitue aux accords disparates et parfois chaotiques qui existaient auparavant. Lorsque le nom composé est formé de deux noms, les deux sont au singulier au singulier et au pluriel au pluriel. Nul besoin de chercher le ou les sens derrière, c’est le mécanisme qui prime.
Donc :
– un plan-séquence
– des plans-séquencesCette réponse a été acceptée par CeliaCelia. le 8 juin 2026 Vous avez gagné 15 points.
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Malgré les remarques de quelques grammairiens, il n’y a pas de vraie raison de privilégier le singulier au pluriel pour escalier : selon l’époque, l’architecture, l’usage, on peut avoir d’un ensemble de marches une vision globale ou comme une suite d’éléments.
Historiquement, un escalier ne joignait que deux niveaux (même origine que l’échelle) mais cette nuance a disparu depuis longtemps. Selon la configuration du bâtiment et la perception du rédacteur, on trouve donc singulier et pluriel, même chez les grands auteurs.
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La typographie française est bâtie à partir de principes simples qui ne donnent pas lieu à des centaines de règles. On ne peut entrer dans le détail ici mais il est souvent vain de chercher des textes définitifs pour le moindre souci de majuscule, de trait d’union ou d’abréviation.
Ici, le principe est qu’on utilise les traits d’union pour distinguer nettement dans un texte une dénomination de la simple association du type de lieu avec un autre nom propre (de personne, de saint, de lieu, etc.).
– La résidence du colonel Fabien (il y a habité) ;
– La résidence Colonel-Fabien (nommée en son honneur), la résidence Haie-Normandie.
Il en va de même avec les voies, les communes, les théâtres, les aéroports, les gares, les hôpitaux, les ponts, etc.
Une variante existe lorsque la dénomination ne contient pas de nom propre et qu’elle reproduit l’enseigne du lieu. C’est le cas typique des restaurants, hôtels, magasins, appellations privées. C’est aussi le cas des lieux-dits géographiques. Dans ce cas, l’italique se substitue aux traits d’union :
– Il avait fait construire La Brise Marine, une villa de luxe, entre les deux guerres.
– C’est ainsi que fut créé en 1838 Au Bon Marché en (enseigne de la façade) qui devint ensuite le groupe Le Bon Marché. (société)
– Au retour, ils repassèrent par la Pierre plantée et son sinistre carrefour. (simple lieu-dit)
– Il a fini sa vie à la résidence Les Belles Vues. (la raison sociale peut être différente)- 266 vues
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