24014
points
Questions
27
Réponses
3011
-
On a du mal à répondre strictement à votre question, faute de bien comprendre ce que vous voulez dire. La question de grammaire ne doit pas occulter le sens. Une couleur est délavée lorsqu’elle s’est affadie sous l’effet de causes externes (le temps, les intempéries). En revanche, une teinte « lavande délavée » n’a pas beaucoup de pertinence et doit porter un autre nom plus explicite. Ce serait la même chose pour « lavande brillante » ou « lavande foncée ».
En résumé, je verrais plutôt, par exemple : Des murs délavés, qui avaient dû être (de) couleur lavande, Des murs (de) couleur lavande, délavés par… [la cause], Des murs d’une couleur délavée, peut-être lavande.- 160 vues
- 2 réponses
- 0 votes
-
Pour ceux qui sont encore là, je signale la publication par l’excellent site Parler français d’une longue analyse sur ce sujet.
On notera que les divergences sur l’accord sont très anciennes et que rien ne permet de vraiment trancher. À noter le long passage sur les déformations sémantiques très récentes qui manifestent curieusement un accord même sans référence au pluriel.
Chacun jugera mais en ce qui me concerne, je continue de pencher pour l’accord de quitte comme adjectif lié au sujet.- 2826 vues
- 4 réponses
- 0 votes
-
Bonne question car les néologismes formés à partir de préfixes grecs prolifèrent dans les domaines scientifiques ou associés.
Lors de ses préconisations en 1990, l’Académie française a proposé d’homogénéiser la graphie de tous ces termes, qu’ils soient existants ou récemment créés :
1. De préférence, souder le préfixe : ici pseudopsychanalyse. Quand le mot est pris de manière plaisante ou ironique, on peut très bien l’encadrer de guillemets.
2. Insérer un trait d’union si le mot est difficilement lisible, trop long ou formé ponctuellement : ici pseudo-psychanalyse. On aurait le même raisonnement avec simili- par exemple.
3. Ne pas laisser le préfixe isolé. Il s’agit ici d’élément formant, pas d’un mot à part entière.
Comme souvent avec le trait d’union, sa valeur purement orthographique est faible et la lisibilité l’emporte (critère typographique). Cela explique que l’essentiel des mots qu’on rencontre soient dotés d’un trait d’union car peu sont anciens et durables (sauf pseudonyme). Ce sont des créations ponctuelles, de circonstance, et tout peut devenir « pseudo- » le temps d’une phrase.Cette réponse a été acceptée par Lasyce. le 1 mars 2026 Vous avez gagné 15 points.
- 145 vues
- 1 réponses
- 0 votes
-
Pour ce sujet, vous pouvez vous interroger longtemps avec le sentiment de tourner en rond. Ce site est rempli de questions de ce type.
Il faut garder en tête un fondement linguistique qui prime sur les considérations des grammairiens : si le pluriel ne s’entend qu’aussi rarement (exception historique des mots en -al ou -ail)., c’est qu’il se marque par d’autres moyens que la désinence, avec un s purement écrit. Dit autrement, le singulier est toujours le nombre par défaut, le pluriel doit pouvoir se justifier par le sens ou par un autre élément perceptible (article, adjectif, complément).
Conséquence : laissez le singulier chaque fois que le pluriel n’est pas obligatoire. C’est le cas de tous vos exemples ou de ceux cités par Joelle.
Exemple décortiqué :
– Trois avaient déjà retrouvé leur femme. (par défaut)
– Trois avaient déjà retrouvé leurs femmes respectives. (ce n’est pas un cas de polyandrie)
– Trois avaient déjà retrouvé toutes leurs femmes. (cas de polygamie avérée)
– Trois avaient déjà retrouvé leurs femmes, détenues à des endroits divers. (le complément implique le pluriel)
On peut toujours se demander « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? » et on aura raison, surtout quand on a du temps de reste.- 336 vues
- 4 réponses
- 0 votes
-
Laisser est ici un semi-auxiliaire dont le participe ne s’accorde pas : Elle s’est laissé emporter.
NB L’ancienne règle d’accord évoquée dans les autres réponses conduisait à des erreurs fréquentes. C’est pour cela que l’Académie française a recommandé son abandon.- 203 vues
- 5 réponses
- 0 votes
-
Question intéressante et peu traitée mais que j’ai croisée maintes fois en correction d’ouvrages.
Les inversions que vous évoquez ne concernent en effet que les dialogues. Certaines, formées sur des verbes brefs, sont très courantes (dis-je, répond-il, etc.). D’autres le sont beaucoup moins, bien que pratiquées (répétè-je, m’insurgè-je). Une dernière catégorie (verbes plus longs ou moins courants comme votre rebondir) semble faire reculer les auteurs.
Il ne s’agit selon moi que d’une crainte superficielle. L’inversion doit bien se faire comme pour tous les autres verbes. C’est en les évitant systématiquement qu’on les rend étranges et il s’agit là d’une convention purement narrative, pas d’un effet de style. Donc : « Mais vous l’avez connue comment, vous ? rebondis-je pour éviter d’approfondir. »- 152 vues
- 3 réponses
- 0 votes
-
Un grand nombre de locutions* (adverbiales ou adjectivales) ne prennent pas de trait d’union en tant que telles. Celui-ci n’apparait que lorsque la locution se fige et devient un nom composé. Cas typique : se trouver face à face donne un face-à-face tendu. À la longue, et devant l’incertitude ou l’imprécision des dictionnaires, les deux finissent hélas par être confondus.
Donc : Être trop terre à terre mais Le terre-à-terre de son existence quotidienne (usage peu courant).
* Autres exemples : vis à vis, à pic, coude à coude, hors piste, libre service, à propos, goutte à goutte, etc.- 168 vues
- 2 réponses
- 1 votes
-
La convention courante est de laisser au masculin par défaut les adjectifs ou participes se rapportant collectivement à des noms de genres différents. Donc : Vous trouverez ci-joint les documents et analyses demandés.
Si l’adjectif ou participe ne se rapporte qu’à l’un des deux noms, il faut formuler autrement :
Vous trouverez ci-joint les analyses demandées et les documents requis.
Vous trouverez ci-joint les documents, ainsi que les analyses demandées.- 297 vues
- 4 réponses
- 0 votes
-
Ces tournures sont trop compliquées pour être compréhensibles. Même correctes (la seconde selon moi), elles sont proches du « charabia » par excès de compléments.
Formes possibles :
– il emploie un mot dont il n’a pas la moindre idée ;
– il emploie un mot dont il ignore la signification ;
– il emploie un mot dont la signification lui échappe ;
– il emploie un mot dont il ignore tout.- 210 vues
- 2 réponses
- 0 votes
-
L’hésitation provient d’une utilisation délicate du mot pourcentage qui n’est pas un vrai collectif mais une indication de mesure qui ne commande pas le verbe.
Les phrases correctes, surtout à l’écrit, seraient :
1. En France, quel est le pourcentage des 15-24 ans qui se con nectent… ?
Cela correspond à : Le pourcentage des 15-24 ans qui se con nectent est de x %
2. Quel est le pourcentage des adolescents qui ont subi de la violence… ?
3. Quel est le pourcentage des influenceurs qui gagnent plus que le SMIC ?- 155 vues
- 1 réponses
- 0 votes
