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Grand maître
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  • Grand maître Demandé le 23 mai 2026 dans Général

    Que le sujet soit quelqu’un (une personne) ou quelque chose (un évènement), le verbe présager est transitif direct pour ce qui est prévu ou annoncé : « Rien ne laisse présager le sort fatal qui l’attend. »
    Le cas échéant, la préposition de introduit l’origine du présage, ce dont il s’inspire : « On ne peut rien (C.O.D.) présager des évènements récents. (origine) »
    Dans votre exemple, on ne peut donc « présager du sort » puisque ce sort est le résultat et non l’origine du présage.
    Références et autres exemples dans le billet détaillé du site Parler français.

    PS La source de la confusion se trouve dans le fait que l’article précédant l’adjectif devant le nom complément direct est souventde ou des. C’est indépendant de la construction de présager mais cela crée à la longue de mauvaises interprétations : « Le printemps doux laisse présager (annonce) de belles récoltes. » 

    Cette réponse a été acceptée par FreGof. le 26 mai 2026 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 21 mai 2026 dans Question de langue

    Votre étonnement est légitime mais l’omission du premier ni est courante s’il est remplacé par un élément négatif. Cela peut se produire entre deux termes coordonnées tels que des noms, des adjectifs ou des verbes, La tournure est plutôt littéraire mais finalement assez fréquente :
    – Ce n’était pas, ce ne pouvait être la garance ni la cochenille (Duhamel, 1945) ;
    Moi qui n’ai voix consultative ni délibérative au conseil de l’État (Proudhon, 1840) ;
    Nancy ne répond, ni ne bouge (Camus, 1956).

    Cette réponse a été acceptée par VirginieR. le 22 mai 2026 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 21 mai 2026 dans Général

    Sous cette forme, la phrase n’est pas correcte.
    Vous devez choisir :
    – « Chaque groupe de voyageurs mange de son côté. » (isolément)
    – « Les groupes de voyageurs mangent entre eux. » (tout le monde est mêlé)

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  • Grand maître Demandé le 20 mai 2026 dans Général

    La première partie de la phase est explicite et il s’agit d’un vous collectif. Le pluriel est donc logique pour la suite si aucun élément ne le contredit. 
    Si les arrivées se font de manière dispersée et individuelle, vous pouvez le faire ressentir clairement :  « Bonne chance à toutes les membres, que chacune soit arrivée depuis peu ou non. »

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  • Grand maître Demandé le 20 mai 2026 dans Accords

    Cette question n’est pas tranchée et elle divise même les spécialistes de la langue.
    Vous trouverez dans cet excellent billet les argumentaires des partisans de l’accord et ceux du contraire. Comme rappelé en remarque « les mêmes observations valent pour les expressions n’avoir pas d’égal (ou de rival), sans égal, sans pareil, sans rival. »
    Personnellement, je penche pour le non-accord par défaut : ces locutions sont impersonnelles et n’ont pas vocation à s’accorder en genre ou en nombre. On peut toujours le faire grammaticalement mais on restreint alors le champ de la comparaison :  une femme qui n’a pas sa pareille n’est en concurrence qu’avec des femmes (en sport par exemple), une femme qui n’a pas son pareil l’est avec tout le monde.
    Pour des objets ou des inanimés, le singulier est préférable à mon sens.

    Cette réponse a été acceptée par DonPigeon. le 20 mai 2026 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 20 mai 2026 dans Général

    La forme « naturelle » et par défaut est le singulier. Rien n’empêche grammaticalement de mettre les compléments au pluriel mais le gain de sens est quasiment nul. Sous cette  forme il est d’ailleurs inaudible (comme souvent) et le pluriel se marque plutôt par des éléments complémentaires :
    – Un espace de passionnantes découvertes ;
    – Un espace pour les découvertes en famille ;
    – Un espace de découvertes à faire la nuit.

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  • Grand maître Demandé le 19 mai 2026 dans Accords

    Il n’y a pas d’accord complet des sources sur cet accord. On peut en effet concevoir :
    – l’accord grammatical strict, donc au pluriel (quatre heures et quarante-huit minutes) ;
    – l’accord par syllepse, une heure précise étant conçue comme un tout global et indissociable.
    Dans la littérature, le premier est largement prédominant car les heures entières étaient généralement matérialisées par des sons : Dix heures sonnèrent plutôt que dix heures sonna.
    En revanche, pour notre époque numérique, on constate un rééquilibrage car les heures sont souvent données avec des minutes et matérialisées par un affichage synthétique qui fait disparaitre la notion de pluralité.
    Dans tous les cas, vous avez le choix.

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  • Grand maître Demandé le 19 mai 2026 dans Question de langue

    Dans un texte courant, il est conseillé de faire figurer la locution ne… pas… dans son entier, ne serait-ce que pour des raisons de clarté.
    Il peut néanmoins arriver qu’on fasse l’ellipse de pas dans un écrit littéraire ou poétique, pour des raisons de style ou de prosodie. L’allègement de la phrase ne doit en revanche pas nuire à la compréhension.

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  • Grand maître Demandé le 19 mai 2026 dans Général

    On applique ici les principes communs pour les majuscules en typographie française, qui sont toujours contextuelles. Elles ne sont jamais permanentes et dépendent des conditions d’emploi :
    – majuscule pour le substantif à valeur absolue dans le contexte (espace, temps, circonstances). Cela signifie  que l’appellation en question représente une réalité parfaitement déterminée et restrictive par rapport au nom commun habituel.
    – utilisation de ce nom avec un article défini, normalement singulier.
    On pourra donc écrire :
    le Gouvernement provisoire décida que… ou les décisions du Gouvernement provisoire... s’il n’y a qu’un seul gouvernement de ce type dans le contexte de l’ouvrage et que le lecteur sait de quoi il s’agit ;
    un gouvernement provisoire fut formé en urgence ou les différents gouvernements provisoires formés à cette époque.
    Les mots suivant le substantif, notamment les adjectifs, s’écrivent avec une minuscule (ici provisoire). Ceux qui précèdent avec une majuscule s’ils font pleinement partie de l’appellation.
    NB Il y a eu en France quelques « gouvernements provisoires » qui ont laissé une marque. On peut évoquer en particulier celui de 1848 et, plus près de nous,  celui établi à la Libération en août 1944 par le général de Gaulle qui figure dans nos livres d’Histoire comme le G.P.R.F. (le Gouvernement provisoire de la République française).

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  • Grand maître Demandé le 19 mai 2026 dans Général

    À ma connaissance, le verbe ressembler ne s’emploie que sous la forme ressembler à avec le sens de avoir l’air de. Par nature, cette locution est attributive même si l’attribut est ici typiquement un nom. Cela n’est pas anormal, un nom pouvant fort bien être attribut : Il est avocat.

    NB historique : Le verbe ressembler fut longtemps transitif direct, au moins jusqu’à la Renaissance : on ressemblait quelqu’un ou quelque chose. Le verbe n’est pas latin mais procède de l’ajout tardif d’un préfixe  re- intensif sur sembler. L’anglais nous l’a d’ailleurs emprunté au XIVe siècle sous la forme to resemble (someone) qui se construit avec un attribut direct. 

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