Le profil de Chambaron
Grand maître
24014
points

Questions
27

Réponses
3011

  • Grand maître Demandé le 11 septembre 2018 dans Général

    Ce n’est pas vraiment de l’étymologie, mais plutôt un mélange de linguistique et de codifications orthographiques.
    Comme l’explique fort bien @David91  (et la citation qu’il donne) dans sa réponse à votre première question, il semble efficace de se fier au raisonnement suivant :
    — Les verbes amènent des noms formés sur le participe passé, Plonger > plongée, accuser > accusé et accusée. Il y a des centaines de mots comme cela.
    — Les adjectifs amènent des terminaisons en : là aussi de très nombreux exemples, dont tous ceux cités dans les réponses à votre première question. Vrai (latin verus) > véracité, fier > fierté, etc.
    Faites des tests, mais je pense que les exceptions sont très rares. Je n’en ai pas encore trouvé, mais de fins limiers n’y manqueront pas…

    Attention ! Cette  constatation est à sens unique. Beaucoup de mots utilisent ces désinences pour des raisons diverses, sans directement dériver d’un verbe ou d’un adjectif : athée, aparté, camée, caducée, clé, etc. On ne peut donc rien déduire dans ce sens-là. Mais ce n’était pas votre question…

    • 1651 vues
    • 1 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 11 septembre 2018 dans Général

    Diriez-vous ou écririez-vous : Nous allons étudier les pré et suffixes ?
    Il n’y a pas lieu de saucissonner les mots pour gagner de la place, sauf contrainte extrême, dument [Rect. 1990] annoncée auparavant.

    • 5684 vues
    • 4 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 10 septembre 2018 dans Accords

    Si l’on en croit le site Parlons français, reconnu pour la qualité des ses analyses et maintes fois cité sur ce site, la réponse est nuancée (2e paragraphe) :
    « L’adjectif aucun s’emploie le plus souvent au singulier, sauf devant des noms qui n’ont pas de singulier (aucuns frais, aucuns ciseaux, aucunes représailles, etc.) ou qui prennent au pluriel un sens particulier (Cet homme n’a aucunes lettres, n’a pris aucunes vacances, n’a reçu aucuns gages). »

    C’est le cas du mot économie qui dans l’expression « avoir des économies » utilise au pluriel un sens (épargne mise de côté) qui ne correspond pas à celui du singulier (gain). On accorde donc : Je n’ai aucunes économies.

    En théorie, la liaison d’aucunes est aussi à faire avec la voyelle qui suit.

     

     

     

    • 4946 vues
    • 5 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 9 septembre 2018 dans Général

    Les légendes d’illustrations dans un ouvrage ne font pas l’objet d’une typographie spécifique et leur présentation appartient plutôt au domaine de la mise en pages. La seule règle est la constance dans la distribution des numéros de référence (Fig. 28 ) des mises à la ligne, des italiques, des petites capitales éventuelles, des auteurs, des dates, des sources, etc. Le mieux est de prendre un ouvrage du même éditeur et de s’en inspirer.
    Pour votre question spécifique, je constate que les deux-points suivent rarement un titre et à mon sens ils sont superflus. On peut individualiser le titre par la mise en gras, un passage à la ligne, une police différente. Dans le dernier ouvrage que j’ai corrigé, un tiret demi-cadratin a été choisi.
    Pour le point final, il n’est pas nécessaire sauf si la légende est une phrase à part entière.

    • 6045 vues
    • 1 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 8 septembre 2018 dans Conjugaison

    Cette locution n’est pas figée et on peut donc la décliner dans le temps, du moins si l’on en croit les nombreux exemples dans la littérature (voir ici). Il faut constater que les autres temps (passé simple ou futur) sont plutôt rares et inusités.

    • 7023 vues
    • 5 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 4 septembre 2018 dans Général

    Réponse publiée pour les deux commentaires de Joëlle :
    « Se vider » est un sens passif : la bouteille est vidée de son contenu par ses trous ou par le goulot, mais par la loi de la gravitation à coup sûr.
    Personnellement. je n’aime pas le mot « accidentellement pronominal » qui n’a de réaliste que la racine « accident », ceux qu’il provoque chez les rédacteurs.
    Le verbe est « vider » et on peut l’utiliser de manière pronominale, soit réfléchie (Je me vide les poches), soit passive (La bouteille se vide) soit réciproque (Ils se sont vidé des chargeurs entiers l’un sur l’autre).
    Ce n’est pas moi qui fais la pédagogie de la grammaire en France, mais la manière habituelle de catégoriser ces verbes est peu performante. Comme pour les noms employés comme adjectifs, on confond nature et fonction d’un mot.
    Ceux qui ont fait l’armée le savent : colonel est un titre, chef de corps une fonction. Malgré les fortes habitudes militaires, les deux peuvent se trouver dissociés…

    • 3677 vues
    • 5 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 4 septembre 2018 dans Général

    Vous avez un souci avec la définition de « réfléchi » : un pronom n’est dit tel que s’il est C.O.D ou C.O.I. du verbe auquel il est rattaché. Ne sont donc pas réfléchis les pronoms qui expriment la forme passive (la bouteille ne se vide pas elle-même) ou appartenant à un verbe lexicalisé avec lui dont il ne peut se séparer sans changer de sens, dit essentiellement (par essence, congénitalement) pronominal (se rire, s’obstiner).
    Moyennant quoi la réponse du Projet Voltaire est parfaitement correcte… dans cet exemple.

    • 3677 vues
    • 5 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 4 septembre 2018 dans Général

    Les premières réactions sont intéressantes. Je ne veux pas prendre position, mais aussi attirer l’attention sur un point qui échappe apparemment à beaucoup de monde dans tout ce que j’ai pu lire, ici ou ailleurs : au sein de la Francophonie (l’organisation), seule la France, où le français n’est pas en compétition comme langue nationale, a des réticences à se réformer. Partout ailleurs, la demande est forte de disposer d’une langue écrite plus opérationnelle et combative contre l’invasion de l’anglais, pour se défendre contre la disparition d’une vraie langue écrite et accéder à l’ensemble du patrimoine culturel francophone. Comment expliquer à un Ivoirien qu’il doit finasser des heures avec les participes pour correspondre en français avec un Québécois ? À défaut de trouver des règles simples, les gens pourraient bien aller voir ailleurs plutôt que de s’exposer à des critiques mandarines…

    • 5483 vues
    • 5 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 3 septembre 2018 dans Accords

    D’une manière générale, le Projet Voltaire retient comme exactes les formes qui font consensus, à tout le moins celles qui dominent, au détriment des autres pourtant parfois fondées.
    Pour les questions du module Excellence, vous pouvez donc vous inspirer des explications données dans les ouvrages préconisés.

    • 10019 vues
    • 7 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 2 septembre 2018 dans Question de langue

    L’Académie s’est prononcée sur l’origine et l’usage de cette locution (voir ici).  À vous d’en faire le meilleur usage…

    Cette réponse a été acceptée par Fabien_B. le 2 septembre 2018 Vous avez gagné 15 points.

    • 22960 vues
    • 8 réponses
    • 0 votes