En primeur sur le site : réforme de l’accord du participe passé avec l’auxiliaire « avoir »

Avant que les grands médias et les réseaux sociaux ne se déchainent, je ne résiste pas au plaisir de communiquer aux membres de ce site des liens du plus grand intérêt :
– Article de Libération  sur l’initiative des régions Wallonie et Bruxelles ;
Résumé des nouvelles règles.
Il se pourrait que prochainement les réponses aux nombreuses questions sur ce site doivent être segmentées : réponse brève pour les belgicistes (et d’autres francophones tentés par l’aventure) et réponse à rallonge pour les gallicistes.
À chacun d’apprécier et merci de ne pas tirer sur le messager…

Chambaron Grand maître Demandé le 3 septembre 2018 dans Général

Horreur, malheur :  « ils se sont faits construire une maison  » ? Mes fondations grammaticales s’effondrent 🙁

le 3 septembre 2018.
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5 réponse(s)
 

Moi, j’aimais bien Ronsard : « Allons voir […] si la rose, qui ce matin avait déclose… »
Mais il manquait de cohérence : « a point perdu sa vesprée… »

e_magnin Grand maître Répondu le 3 septembre 2018
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Je serais plutôt pour. D’un côté ça me fait mal au coeur mais, effectivement, 80 heures pour ces accords, le jeu en vaut-il la chandelle ? Je dois reconnaître qu’à l’oral un accord du PP peut m’échapper ou au contraire advenir indûment, parce que ces accords nécessitent parfois une réflexion. Est-ce normal ? Est-ce grave ? Ma fille rentre en CE1 et honnêtement quand je vois ce que 80 heures représentent, je me dis qu’elle aura sûrement des choses bien plus enrichissantes à découvrir. Nous, en tant qu’adultes, nous adorons jouer avec les mots, les règles, leurs nuances et leurs exceptions. Mais l’intérêt pour des enfants si jeunes est à mon avis bien mince. Alors si cette réforme est mise en place, je ne ferai pas la révolution.

Pascool Grand maître Répondu le 3 septembre 2018
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En espérant que cela soit suivi au plus vite par l’ensemble de la francophonie. Cette règle donne l’impression d’avoir été fixée pour des raisons élitistes d’entre-soi (pour distinguer « ceux qui savent » des « autres » – to allon barbarikôn, auraient dit les Grecs, si mes souvenirs ne me jouent pas des tours).
Je partage les préoccupations de Pascool : son enseignement prend « un temps fou » aux profs des écoles et aux profs de français des collèges, temps qu’ils pourraient consacrer avantageusement à, entre autres, enrichir le vocabulaire de leurs élèves.
Un grand bravo aux Belges !

jbambaggi Grand maître Répondu le 3 septembre 2018
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Avec pas mal de retard, je lis cette information dont je remercie Chambaron. Pour ma part, je prends volontiers parti pour cette réforme qui m’ôtera peut-être quelques subsides fournis par les multiples heures de cours dispensés autour de ce fichu accord. Elle risque aussi de me valoir quelques fautes de français et d’orthographe, car j’ai pris mes petites habitudes. Mais, pour toutes les bonnes raisons dites plus haut, j’applaudis ce projet des deux mains. Et je suis moins optimiste que vous Chambaron, j’ai bien l’impression que beaucoup d’étrangers sont déjà allés « voir ailleurs »…

Evinrude Grand maître Répondu le 14 octobre 2018

Heureux de vous revoir Evinrude !
Effectivement, la polémique a fait sortir du bois – du silence ou de la culpabilité – nombre d’acteurs de la langue. Les Québécois et les Suisses, qui disposent d’autorités linguistiques « relativement » autonomes, ont montré de l’intérêt et ressortent de vieilles études des cartons.
Reste à voir si les structures de la Francophonie se pencheront sur ce sujet…  et d’autres d’ailleurs. Le poids de la France y est décroissant et le dynamisme semble  s’exprimer ailleurs.  Le pire serait que faute d’action, ce soit la « Google corporation » qui dicte au monde entier ce que l’on doit écrire. Beurk.

le 14 octobre 2018.
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Les premières réactions sont intéressantes. Je ne veux pas prendre position, mais aussi attirer l’attention sur un point qui échappe apparemment à beaucoup de monde dans tout ce que j’ai pu lire, ici ou ailleurs : au sein de la Francophonie (l’organisation), seule la France, où le français n’est pas en compétition comme langue nationale, a des réticences à se réformer. Partout ailleurs, la demande est forte de disposer d’une langue écrite plus opérationnelle et combative contre l’invasion de l’anglais, pour se défendre contre la disparition d’une vraie langue écrite et accéder à l’ensemble du patrimoine culturel francophone. Comment expliquer à un Ivoirien qu’il doit finasser des heures avec les participes pour correspondre en français avec un Québécois ? À défaut de trouver des règles simples, les gens pourraient bien aller voir ailleurs plutôt que de s’exposer à des critiques mandarines…

Chambaron Grand maître Répondu le 4 septembre 2018
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