5360
points
Questions
1
Réponses
549
-
Cas amusant, difficile à justifier logiquement, résultat, les trois options sont possibles ! Extrait de Grevisse :
- 3835 vues
- 4 réponses
- 0 votes
-
Question ô combien complexe !
Petite précision : tous les compléments du nom sont déterminatifs, puisqu’un complément déterminatif – qui n’est qu’une autre dénomination du complément de nom – vient apporter une information supplémentaire sur le nom qu’il complète, peu importe la différence de relation (de sens) qui unit les deux termes.
(J’imagine que Tara voulait dire que l’absence d’article faisait du complément un complément non pas déterminatif, mais catégorisant.)Pour avoir quelques pistes de réflexion, on peut par exemple consulter cet article, dont j’extrais l’épilogue, qui énonce très explicitement la complexité de cette question (la mise en gras est de moi) :
-
- Epilogue
La détermination du complément adnominal dans les syntagmes nominaux complexes présente pour les étudiants de français langue étrangère des difficultés redoutables, que connaissent bien les didacticiens du français. Ces difficultés sont encore accrues quand il s’agit d’enseigner à des apprenants dont la langue maternelle ne possède pas d’article, comme c’est le cas de la majorité des langues slaves. Or, le moins qu’on puisse dire, c’est que les observations que nous avons menées tout au long de cet article ne sont de nature à rassurer ni les uns ni les autres. Qu’avons-nous observé, en effet? Que nombre de SN sont ambigus du point de vue du statut de leur complément adnominal, soit par polysémie du nom recteur soit par effet de l’haplologie; que des marques comme le pluriel, théoriquement susceptibles de désambiguïser certaines formes, sont en réalité des indices des plus fragiles; que des mécanismes de lexicalisation font souvent écran à la structure du syntagme, et partant à son interprétation, comme dans certains SP comportant un syntagme défini générique… Bref, il apparaît qu’il est impossible d’établir un système de relations biunivoques qui associerait à chaque forme une seule structure sémantique, et réciproquement. Par ailleurs, il est évident que les principes qui régissent l’emploi de l’article dans la détermination adnominale, et dont nous n’avons donné ici qu’une description partielle et probablement simplifiée, sont d’une grande complexité et par conséquent peu accessibles à la plupart des apprenants. Compte tenu de ce que nous venons de dire sur les formes elles-mêmes et les problèmes que pose leur interprétation, on mesure toute la difficulté que présente la mise en œuvre pédagogique de ces principes. Pratiquement, cette situation condamne le didacticien à élaborer des stratégies d’enseignement ad hoc qui, pour demeurer efficaces, passent obligatoirement par certaines simplifications. Le problème est alors de pondérer les exigences de cohérence empirique, d’une part, et d’efficacité didactique, d’autre part. Étant entendu que ces deux objectifs ne peuvent être atteints à la fois simultanément et complètement. Nous espérons qu’en dépit de ces difficultés, les descriptions et conceptions développées dans le présent travail contribueront, ne serait-ce que modestement, à renforcer les liens entre le monde de la recherche linguistique et celui de l’enseignement du français langue seconde.
- 3380 vues
- 7 réponses
- 0 votes
-
-
La mise entre parenthèses exclut ce qu’elles contiennent des chaines d’accord. On voit d’ailleurs qu’il est possible de rejeter en fin de phrase ce groupe entre parenthèses (et bien sûr) aussi de le supprimer : Il faut avoir le cœur bien accroché pour suivre Cathy (les jambes aussi).
- 941 vues
- 3 réponses
- 0 votes
-
Dans la mesure où on n’a pas un seul sourire (contrairement par exemple au nez >> Margaux, la belle au nez aquilin), il serait logique de mettre un pluriel : Margaux, la belle aux sourires d’ange = Margaux, la belle dont les sourires sont d’ange. Cependant, il n’est pas impossible de mettre le singulier pour généraliser = Margaux sourie toujours de façon angélique = son sourire est (toujours) d’ange.
Donc les deux sont possibles, avec le pluriel on insiste sur chacune des réalisations de sa façon de sourire, et avec le singulier sur sa façon de sourire (habituelle, générale, systématique).- 2290 vues
- 4 réponses
- 0 votes
-
La réponse de Ouatitm est marrante, mais je doute de sa justesse.
Lorsque plusieurs noms sujets sont coordonnés par la conjonction ou, le verbe se met au singulier quand le procès dénoté par le verbe est réalisé par un seul des agents auxquels ces noms réfèrent et au pluriel quand il est réalisé par un ou plusieurs de ces agents. Exemple :Un seul des deux parents accompagnera l’enfant > Le père ou la mère accompagnera l’enfant.
Au moins un des deux parents accompagnera l’enfant (donc un ou les deux) > Le père ou la mère accompagneront l’enfant.Dans la phrase sur laquelle porte la question, on comprend que aussi bien la directrice que la dame de service sont susceptibles d’entrer dans la classe et que les élèves ne se lèvent ni dans un cas, ni dans l’autre, par conséquent on mettra le verbe au pluriel.
- 966 vues
- 4 réponses
- 0 votes
-
Réaction au message de CParlotte : dans l’absolu, rien n’interdit en effet de dire des pantalons violette, et donc des robes violette, puisque n’importe quel substantif peut être mis en apposition pour signifier une couleur : des pantalons pipi / caca / vomi / nuage (je fais exprès de prendre des termes pas typiques…) ; néanmoins :
1 – ça n’explique pas pourquoi on a tout de même nettement plus souvent des pantalons violets et donc des robes violetteS (je dirais même systématiquement, parce qu’à mon avis, les pantalons violette et autre nom masculin + violette ne se trouvent guère – du moins en l’état actuel de l’usage, qui bien sûr pourrait évoluer) ;
2 – pour conforter cet usage pour l’heure inexistant, je doute que le violette existe : J’aime bien le violette ?? (mais là encore, ça n’a rien d’impossible dans l’absolu, c’est juste le cas en l’état actuel de la langue, parce qu’en cet état, le nom de couleur est le violet, qui est formé par dérivation (impropre) à partir du masculin singulier de l’adjectif comme tous les noms de couleurs issus des adjectifs. Pour ceux issus des substantifs on garde la forme substantive que l’on masculinise le cas échéant : une pivoine > le pivoine ; une orange > le / l’orange ; un marron > le marron, etc. Mais pas une violette > le violette (en l’état actuel de la langue, qui n’a rien de figé – j’ai l’impression que je me répète, c’est un peu fait exprès).
Conclusion, en l’état actuel de la langue, violette est la forme féminine d’un adjectif d’origine normalement variable et non un substantif adjectivé (ou un substantif utilisé comme adjectif) potentiellement invariable si on suit les règles actuellement en cours.
- 6976 vues
- 5 réponses
- 0 votes
-
Sur la recommandation de / Sur recommandation de : les deux sont possibles, la forme sans article relève davantage du registre juridico-administratif – voir ci dessous un extrait de l’article sur du Tlfi. (La forme avec à la est également possible, Larousse la donne comme vieillie.)
C. − [Sur marque qu’il y a relation de cause à effet entre l’action que désigne le compl. et le procès que désigne le verbe]
-
- [Le subst. désigne une demande, une incitation, un ordre, une prise de position (dans cet empl., surest parfois en concurrence avec à)] Faire qqc. sur les conseils, sur l’invite, sur les instances, sur l’ordre, sur la prière, sur la proposition, sur la requête de qqn. Sur le désir de Madeleine, il y eut une messe à Saint-Sulpice (Estaunié, Empreinte, 1896, p. 302):
− [Dans la lang. juridico-admin., le subst. peut ne pas être actualisé] Agir sur ordre; catalogue sur demande; bal sur invitation; nomination sur proposition du Premier Ministre. On obtint, sur requête, un jugement pour pouvoir vendre dans les lieux mêmes (Balzac, Illus. perdues, 1843, p. 611).Le cœur ne fournit pas de la compassion sur commande (Gide, Faux-monn., 1925, p. 1116).
- 14970 vues
- 6 réponses
- 0 votes
-
-
Les deux sont possibles, sans différences de sens.
Déclaration (communiqué) de presse équivaut à déclaration (communiqué) à la presse. Puisque les compléments du nom sont synonymes : ils indiquent le destinataire.
(Pour la peut-être différence entre déclaration de presse et communiqué de presse, voir ici :
Il existe une différence subtile entre une déclaration et un communiqué de presse […]. Un communiqué de presse est généralement utilisé pour communiquer de nouvelles informations telles que des annonces ou des actualisations. Les communiqués de presse sont également utiles pour transmettre certaines informations comme des statistiques, des listes de candidats ou des listes de bureaux de vote. Une déclaration de presse est employée pour réagir à un événement.)
- 1473 vues
- 7 réponses
- 0 votes
-
Violette, contrairement à orange, marron et les autres exceptions qui sont des substantifs utilisés comme adjectifs, est le féminin de l’adjectif violet. Même si cet adjectif a été dérivé à partir du substantif violette, c’est un adjectif à part entière qui s’accorde classiquement en genre et en nombre avec le nom qu’il complète.
- 6976 vues
- 5 réponses
- 0 votes
-
Ici, tout est adjectif, il signifie entier (une infrastructure entière), par conséquent, il s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu’il complète. Infrastructure est féminin + singulier > Cela concerne toute une infrastructure.
- 8961 vues
- 2 réponses
- 0 votes

