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Ni par tout autre chose que je leur avais amené(e), je ne sais pas si c’est très français. Prenons une formulation qui me parait plus claire : Je leur avais amené (apporté) tout autre chose / une tout autre chose.
Tout autre chose est un pronom indéfini masculin singulier (invariable), le participe passé par conséquent reste au masculin singulier :
C’est tout autre chose que je leur avais amené / C’est une tout autre chose que je leur avais amenée.- 1283 vues
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Le groupe nominal d’être civilisé est complément du nom attitude, et à l’intérieur de ce groupe, civilisé est épithète de être.
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Hmmm, pas très sûr qu’il faille mettre systématiquement des majuscules aux vocatifs (dits aussi apostrophes, interpellatifs). Allons enfants de la patrie, Aux armes citoyens, enfants et citoyens sont bien des vocatifs, et pourtant on ne met pas de majuscules (en tout cas c’est l’usage le plus fréquent de ne pas en mettre). Avec Debout, soldat, je ne vois pas non plus beaucoup de majuscules. Ici un extrait de Gounod – Debout ! Citoyens et soldats !/ Rallions nous à la voix de la France ! -, où on trouve une majuscule à citoyens mais non à soldats, ce dernier pourtant tout autant vocatif que le premier (qui prend la majuscule non du fait de sa fonction vocative, mais parce qu’il est en début de phrase). Il en est de même avec le fameux Travailleuses, travailleurs de Laguiller. Ou encore le Hep, garçon, qui interpelle pourtant le garçon de café.
Voici pour l’usage, quant à la règle, je ne trouve rien de bien clair à ce sujet. On a ceci,
3.4.3 Vocatif — Le vocatif prend la majuscule. Exemple : « Croyez, Cher Monsieur, en l’expression. . . ».
qui est repris par plusieurs sites, mais qui me semble un peu abrupt. Dans Grevisse, je n’ai rien trouvé dans le chapitre consacré à la majuscule, mais incidemment, on voit que l’apostrophe n’est régulièrement pas majusculée (Bonsoir, fils ; N’en croyez rien, brigadier ; Eh bien ! L’abbé ; etc.) :

J’écrirais donc :
– Allez-y donc, soldat.
– Viens ici, petite ! (Exemples authentiques, ici.)- 1627 vues
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Les deux sont possibles, mais le sens n’est pas équivalent :
Cent litres d’eau polluée = de l’eau polluée en une quantité de cent litres.
Cent litres d’eau pollués = cent litres d’eau qui ont été pollués.- 1313 vues
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Vous pouvez lire ce billet qui fait un état détaillé de la question. Conclusion : pas d’unanimité, selon les uns, c’est une expression figée qui ne peut varier ni en personne ni en temps, pour d’autres ce n’est pas le cas.
Cette réponse a été acceptée par marquise. le 27 novembre 2022 Vous avez gagné 15 points.
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Je ne vois pas ce qui empêche d’utiliser l’imparfait avec le passé composé. C’est un usage très banal : dans votre texte, l’imparfait permet de planter le décor, le passé composé (ou le passé simple) permet de faire progresser la situation.
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Vous dites avoir eu beau chercher, vous n’avez pas trouvé, j’ai fait comme vous et j’en arrive à la même impasse. Je vous donne quelques-uns de mes résultats. Si vous ne les avez pas déjà croisés, ils pourront peut-être vous décider à choisir.
Par analogie avec ces cas-là, je mettrais une majuscule à mer, puisqu’il n’est pas question de désigner une étendue d’eau salée non gelée (mer – nom commun). Il s’agit en effet d’un surnom (donc d’un nom propre) donné par métaphore. Pour la majuscule à glace, je la mettrais par mimétisme à ce qui est fait pour opale ou or, mais sans trop savoir ce qui la justifie. Parce que ce second terme est considéré comme nom propre, même si le terme glace conserve bien ici son sens propre ?
Mais ce n’est pas ce que l’on trouve dans Larousse (1) ou encore dans Cordial (2).
(1)
mer de Glace
Glacier du massif du Mont-Blanc (Haute-Savoie), qui descend vers la vallée de l’Arve, au N.-E. de Chamonix, long de plus de 14 km.(2)
TypographiePrend toujours une minuscule, le complément pouvant prendre une majuscule (« mer de Glace », « mer Méditerranée », « mer Noire »…).
Wiktionnaire ne se mouille pas, qui donne les trois graphies.
Ces précédentes sources s’accordent sur la majuscule mise à glace (j’aimerais d’ailleurs bien savoir pourquoi – aucune explications n’est données), mais non celle-ci (qui justifie la majuscule à mer avec l’argument que j’ai donné précédemment : mer a perdu son sens propre et est utilisé comme nom propre) :

À noter que c’est une source belge et non contemporaine, mais on trouve cette même graphie dans une source française, très contemporaine, à caractère un peu officiel, les annales du brevet 2022 :

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Ça ne me semble pas être un anglicisme. Le dictionnaire de l’Académie donne de d’après la définition suivante :
- Loc. prép. D’après, selon. Indique que le complément sert de modèle, de référence ou d’indice
Autrement dit : Nommée en référence au célèbre couturier, la fondation, etc.
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Cette construction avec les verbes de perception est complexe et les analyses grammaticales qui en sont proposées ne font pas l’unanimité*. Cependant, si on décide de suivre la règle évoquée par CParlotte, alors il faut accorder ici le participe, puisque – pour reprendre l’exemple donné par CParlotte – c’est bien la mère qui meurt (qui est le « sujet » du verbe mourir, même si elle n’est effectivement pas l’agent de sa mort, sauf si elle s’est suicidée). Donc avec la phrase d’Hugo : Je les ai vus partir comme trois hirondelles.
Qui part (meurt) ? La mère, l’enfant, le père d’Hugo > ce sont bien le « sujet » du verbe partir / mourir >>> accord du participe.
À comparer avec un cas où le groupe nominal qui suit le verbe de perception n’est pas le « sujet » de l’infinitif, mais son objet :
Les fleurs, je les ai vu cueillir par brassées.
Qui cueille ? Les fleurs ? Non > ce ne sont pas le sujet de cueillir >>> non accord du participe.
* Voici par exemple un auteur qui défend le non accord :
Deuxièmement, d’un point de vue strictement orthographique, nous pensons qu’il convient de s’interroger sur l’accord du participe passé du verbe de perception avec SN2, mais uniquement quand ce dernier est considéré comme le sujet interprétatif de l’infinitif. En effet, si nous admettons que SN2 occupe accidentellement la fonction de complément d’objet direct de V et que le véritable actant complétif est la séquence SN2 Vinf complète, il nous paraît opportun de proposer de ne plus accorder le participe passé, puisque le véritable objet de V l’encadre de manière discontinue : [51] La petite découvrit à cette occasion, que quand on voulait rencontrer quelqu’un, on l’invitait à dîner. Cela lui parut inquiétant et absurde : connaissait-on mieux les gens quand on les avait vu(s) manger ?
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