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Quand on parle recettes de cuisine, recettes est déterminé par un déterminant indéfini : Un livre contenant des recettes de cuisine. Avec un livre de, on obtient : un livre de des recettes de cuisine. L’article indéfini précédé de la préposition de donne l’article contracté de >>> Un livre de recettes de cuisine. On pourrait avoir Un livre des recettes de cuisine, où des serait la contraction de la préposition de et du déterminant défini les, avec recettes qui devient déterminé : Un livre contenant les recettes de cuisine de ma grand-mère / du Moyen Âge >>> Un livre des recettes de cuisine de ma grand-mère / du Moyen Âge.
Quand on parle recettes comptables, recettes est déterminé par un déterminant défini : Un livre contenant les recettes de l’entreprise, ce qui après contraction due à la présence de la préposition de donne : Un livre des recettes.
Cela dit, il est tout à fait possible de trouver Un livre de recettes (comptables). Dans ce cas (moins fréquent que la forme Livres des recettes, mais dont on peut voir ici des exemples), recettes n’est précédé d’aucun déterminant, ce qui revient à donner au substantif recette une valeur adjectivale, ce qui équivaudrait – si l’adjectif existait – à un livre recettal ; tout comme on peut avoir les trois formes avec livre + comptes / comptable > Livre des comptes / de comptes / comptable.- 1788 vues
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Comme toujours dans le cas où plusieurs personnes « possèdent » chacune un exemplaire d’un « objet », les deux options sont possibles. Donc : le visage de ses compagnes ou les visages de ses compagnes au choix, si le singulier a votre préférence, eh bien optez pour lui ! 🙂
(Personnellement, je choisirais le singulier, il semble que l’usage aille dans ce même sens. Par exemple « voit les visages de ses parents » ne donne aucun résultat, contrairement à « voit le visage de ses parents« . Il est évident que pour conclure valablement, il ne faut pas se contenter d’un énoncé.)
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Je rejoins l’Académie qui le donne comme complément de manière :
☆4. Manière. Pour caractériser une modalité de l’action, de l’état ou du sujet. Se confondre en excuses. Tomber en décrépitude. Être, se mettre en colère. Arriver en avance, en retard.
En effet, il s’agit moins de donner une information sur l’heure / le moment de l’arrivée, que sur la manière d’être de la personne par rapport (ici) au temps : ponctuel (plus que ponctuel).
C’est assez subtil, avec une autre formulation qui fondamentalement dit la même chose, on aurait un complément de temps : Elle est arrivé en retard ? Non, elle est arrivée une demi-heure avant le début du spectacle.- 2816 vues
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injonction se construit aussi bien avec la préposition à qu’avec la préposition de.
Cette réponse a été acceptée par Anglophil. le 15 décembre 2022 Vous avez gagné 15 points.
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Je ne partage pas l’avis de Tara. L’usage non plus manifestement, puisqu’on trouve toute une pléthore de toute une pléthore de X (en vrai, ce n’est pas toute une pléthore, mais on trouve tout de même facilement des occurrences), et itou pour d’autres termes (profusion, déluge, débauche) qui contiennent également cette notion d’excès (voir le ngram ci-dessous).
Cela s’explique par le fait que si tout un signifie en effet bien le renchérissement, ce dernier n’est pas de type quantitatif (contrairement à ce que suggère Tara), il ne s’agit pas de dire qu’il y a excès de X, mais de type qualitatif : on s’exprime sur le caractère extraordinaire, véritable du X. Quand on dit ; « C’est tout un art », on ne dit pas pas que c’est un excès d’art, on dit que c’est un véritable art, vraiment un art, un art extraordinaire. Avec pléthore, c’est pareil : Toute une pléthore de = une véritable / une extraordinaire pléthore de / vraiment une pléthore de.
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On est ici en présence d’une dislocation. Les linguistes ne sont pas d’accord sur l’analyse grammaticale de ces structures.
Pour certains (par exemple Kalmbach), l’élément disloqué n’a pas de fonction grammaticale, seul le pronom en a une : Éventuellement, on utilise un pronom de rappel qui indique la fonction que le groupe détaché aurait dans la phrase, s’il n’était pas détaché. En effet, étant extérieur à la structure verbale, l’élément thématisé n’a pas de fonction grammaticale par rapport au verbe.
Pour d’autres (par exemple Blasco), l’élément disloqué et le pronom de reprise ont tous les deux une fonction, qui est identique. C’est la notion de double marquage.
Dans certaines dislocations, la cooccurrence du pronom clitique et du groupe nominal ou du pronom tonique instaure une relation de « double marquage » d’une fonction syntaxique :(9) mais j’ai dit mais moi je lui donne pas tort à ma fille (Demay 16, 9)
On peut considérer l’élément disloqué comme une projection sur l’axe syntagmatique, comme un étalement du paradigme ; il permet la lexicalisation de la place syntaxique remplie par le clitique et autorise ainsi à représenter une seconde fois la fonction grammaticale au moyen de l’élément disloqué. Dans cette relation de double marquage, les deux éléments cooccurrents entretiennent une relation de coréférence (Blanche-Benveniste et al., 1987 : 83 ; Blasco-Dulbecco, 1999).
Donc, selon son obédience, on analysera des sapins comme sujet réel, au même titre que en ; ou bien, on le donnera sans fonction.
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souvenir n’est pas en lien avec le verbe marquer ; il l’est seulement avec le verbe partager, dont il est COD. Ce moment n’a pas marqué leur souvenir, ça les a suscités ; par conséquent la question « (ce moment) a marqué QUOI » qui aurait pour réponse leur(s) souvenir(s) n’est pas sensée.
Le sujet de marquer, c’est le pronom qui mis pour ce moment, et le COD, c’est le pronom les qui renvoie à ils >>> qui les a marqués à jamais : l’accord est correct (ce moment a marqué QUI >>> eux/les).- 1555 vues
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Dans la mesure où l’on peut aussi bien dire les uns après les autres, que l’un après l’autre (dans ce dernier cas, étant entendu qu’il est question de plus de deux X), il me semble que l’on peut aussi bien dire de réunion en réunion que de réunions en réunions (nonobstant plus de contexte). Avec le singulier, les éléments sont considérés un par un, avec le pluriel, par groupes.
Je vois que dans les extraits que vous citez, il n’est pas question de la préposition en, mais de sur. À mon avis, ça ne change pas les choses : aussi bien le singulier que le pluriel sont possibles.
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Ici, jaune est un substantif, il ne s’accorde donc pas avec endroits, si c’est ce que vous aviez en tête. Le pluriel n’est pas absolument impossible, mais il est extrêmement peu probable. Il signifierait qu’on aurait utilisé plusieurs nuances de jaune (ce qui est déjà peu probable, et qu’on voudrait l’indiquer, peu probable également, parce que dans ce contexte c’est a priori peu pertinent).
Les endroits que j’ai stabilotés en jaune (= avec du jaune).
Les endroits que j’ai stabilotés en jaunes (= en jaune citron, en jaune moutarde, en jaune safran, etc. = avec plusieurs jaunes).- 3627 vues
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