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  • Grand maître Demandé le 14 octobre 2023 dans Question de langue

    Il n’y a pas de redondance si le complément précise le mot qu’il accompagne : chapiteau historié de décorations est une répétition inutile, chapiteaux historiés de scènes de la Genèse est parfaitement correct.
    Dans le TLF-CNRTL : Elles brodent des étoffes précieuses, qu’elles historient de compositions. (FaralVie temps St Louis,1942, p. 140). 2, p. 140). On ne l’a point plaqué d’or [un salon], historié de statues, enluminé de peintures (TaineNotes Paris,1867, p. 30).

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  • Grand maître Demandé le 13 octobre 2023 dans Général

    Là où renvoie plutôt à un lieu, ce qui n’est pas vraiment le cas pour des échanges épistolaires. Vous pourriez  utiliser alors que , plus adapté dans ce cas : « Ces échanges épistolaires sont particulièrement chronophages, alors qu’un simple appel téléphonique aurait pu résoudre la question. »

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  • Grand maître Demandé le 12 octobre 2023 dans Question de langue

    À l’évidence, c’est « je te la fais courte » (sous-entendu l’histoire ou l’explication).
    « Je te le donne en mille » renvoie à une question, à une devinette dont on n’a qu’une chance sur mille de trouver la réponse. C’est une expression du XVIIIe siècle, époque de parieurs invétérés…

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  • Grand maître Demandé le 12 octobre 2023 dans Accords

    On compte d’autres mots dont le pluriel est flottant, sans nuance de sens. C’est le brillant résultat des indécisions chroniques de  l’Académie française à faire respecter un minimum de choix cohérents et de règles.
    Non contente d’avoir entériné les étranges pluriels médiévaux (issus d’un problème graphique bien connu) en -aux pour les noms et adjectifs en -al et -ail, elle s’est révélée incapable de gérer ceux qui apparaissaient. Nouvelle preuve des limites de cette organisation qu’on peut remercier pour toutes ces « beautés » qui jonchent le français écrit depuis des siècles…

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  • Grand maître Demandé le 12 octobre 2023 dans Question de langue

    Votre doute provient simplement de la différence entre langue parlée et langue écrite. On se permet à l’oral ce qu’on s’interdit à l’écrit. Même si cela déplait à certains puristes, c’est une réalité humaine inévitable : on ne parle pas de la même manière qu’on rédige.
    Pour votre exemple, on écrira plutôt : « Faites attention aux endroits où vous mettez les pieds. » Dans la conversation courante, la langue élague souvent les éléments secondaires (métonymie) mais vous pouvez toujours tenter de vous exprimer comme Proust écrivait… à vos risques et périls.

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  • Grand maître Demandé le 8 octobre 2023 dans Général

    Il n’y a pas en effet de différence de forme entre un participe passé et l’adjectif qui en est tiré. Il faut donc recourir au sens : un adjectif indique un état, la construction passive suppose une action et le plus souvent un agent identifié : il est mort (adjectif), il est mort de ses brulures (participe, résultat d’une action).
    En conséquence : 
    Ils étaient connus dans le monde entier : adjectif. Le passif emploierait la locution se faire connaitre ;
    Elle était déçue de ses résultats… : forme passive et participe (le passé simple serait ici plus explicite).

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  • Grand maître Demandé le 6 octobre 2023 dans Accords

    Question intéressante car mettant en relief une contradiction des règles d’accord pour ce verbe à la forme pronominale : en théorie on devrait accorder le participe car « se sentir » a ici un sens autonome (différent du sens transitif ou réfléchi)  et le pronom se ne s’analyse pas grammaticalement (ni COD ni COI).
    D’un autre côté, ce type de verbe n’admet normalement pas de COD alors qu’ici « la vocation » en est bien un. Conclusion : il faut ajouter cette expression aux rares anomalies de construction comme s’arroger.
    Devant cette bizarrerie, on peut opter pour les deux solutions d’accord dont on trouve d’ailleurs des illustrations dans la littérature. L’absence d’accord semble néanmoins plus fréquente.

    NB Cette expression est parfaitement correcte. À titre d’exemple, les citations données par le TLF (ou l’Académie) ci-après. On peut donc parfaitement se sentir la vocation ou une vocation pour quelque chose (mais de la vocation est très maladroit).

    « Empl. pronom. réfl. indir. Reconnaître, percevoir en soi une disposition, une inclination d’ordre physique, intellectuel, moral. Se sentir du dégoût, de la volonté, du zèle; se sentir le courage de, le désir de; se sentir une faim de loup. Mon père… Ah!… je me sens une angoisse! (ChâteaubriantLourdines, 1911, p. 146).L’eau du lavoir continue de ruisseler sur les visages, les cous et les mains. Elle efface le souvenir de l’effort et de la peine. Et ces hommes qui se croyaient épuisés en arrivant se sentent une force nouvelle (BordeauxFort de Vaux, 1916, p. 109). »
    − Loc. Ne pas se sentir le cœur à, de. Ne pas avoir le désir, le courage à, de. Je ne me sens pas le cœur d’épouser quelque douairière, contemporaine du roi Charlemagne (BanvilleGringoire, 1866, 5, p. 40).

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  • Grand maître Demandé le 4 octobre 2023 dans Général

    Question récurrente mais à laquelle il semble difficile de donner une réponse facile à mettre en oeuvre  pour les cas courants. Je dirais que par défaut, l’immense majorité des usages ne réclament pas la majuscule : le mot terre est simplement un synonyme de monde qui nous entoure ou employé à titre d’image. La majuscule n’apparait que si l’on est dans un contexte d’astronomie dans lequel la planète que nous habitons devient un nom propre au même titre que Mars, Vénus, Sirius ou Andromède.
    Il en va de même avec la lune et le soleil, eux aussi objets de questions fréquentes.

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  • Grand maître Demandé le 4 octobre 2023 dans Question de langue

    Pas chassés ou croisés, pas de polka ou en arrière, il ne semble pas y avoir lieu d’ajouter un trait d’union à ces associations classiques d’un nom et d’un adjectif ou d’un complément.
    Je vois que même l’expression pas de deux n’en prend pas alors qu’à mon sens elle le mériterait, l’ensemble formé échappant à l’intuition et ayant un sens bien particulier.

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  • Grand maître Demandé le 4 octobre 2023 dans Question de langue

    Pour commencer, il semble  y avoir confusion entre apposer et opposer. En général, on oppose une fin de non-recevoir à une plainte en justice, sorte de moyen détourné de ne pas la prendre en compte sans pour autant nier son bien-fondé (une sorte de clause d’irrecevabilité).
    On ne trouve pas trace de fin de non-retour qui est soit une pure création de l’auteur soit une autre confusion avec point de non-retour.

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