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Grand maître
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  • Grand maître Demandé le 29 mai 2024 dans Général

    Il n’y a pas de doute que l’orthographe très largement dominante (quasiment unique) est transsexuel(le) avec deux s . Je ne pense  pas qu’un seul dictionnaire ait une autre version. La Toile en général accepte « tout et son contraire » dans tous les domaines et n’est d’aucun secours pour ces sujets.
    Le mot a été emprunté à l’anglais avec cette graphie au début des années 1960 et il n’y a pas de raison de faire disparaitre un des deux s qui se prononcent distinctement. 
    PS Il n’existe pas d’exemple à ma connaissance dans lequel un s disparaitrait entre le préfixe trans- et l’autre partie commençant par un s : transsibérien, transsaharien, transsonique, transsubstantiation.

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  • Grand maître Demandé le 28 mai 2024 dans Général

    À de rares exceptions près, la ponctuation (et la typo en général) est une affaire moins gérée  par les auteurs que par les relecteurs-correcteurs et, par conséquent, par des habitudes éditoriales. Il y a donc eu des modes pour ce cumul « points de suspension-point d’exclamation » (ou l’inverse) et il y en a encore.
    Nourri à l’école Lacroux et Orthotypographie, j’ai beaucoup de mal à digérer cette cohabitation qui crée un malaise. Votre question le prouve d’une certaine manière, avec en bonus deux versions en circulation. Ces deux signes se mêlent aussi bien que l’huile et l’eau pour ensuite mieux se repousser. Chez certains écrivains cette accumulation est la trace d’une certaine… enflure typographique.
    Ce n’est pas le cas avec le point d’interrogation qui se marie plutôt bien.
    Je n’interpréterai donc pas le cas de l’exemple donné, fût-il de Maupassant dont le charme est ailleurs.  De mon côté, j’aurais supprimé le point d’exclamation (de plus, il y en a un autre juste avant).

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  • Grand maître Demandé le 28 mai 2024 dans Question de langue

    Le trait d’union a notamment pour vocation de transformer un groupe de mots en un substantif unique avec un sens déterminé (lexicalisation, sens spécifique, entrée dans un dictionnaire) : tomber à pic, un à-pic vertigineux.
    En dehors de ce cas, le trait d’union n’a pas de raison d’être. Selon les phrases et leur contexte il peut y avoir doute et les deux sont alors possibles :
    Cette famille s’est retrouvée sans abri . [au sens propre, des animaux peuvent aussi être dans ce cas].
    Après avoir été cadre, il se retrouvait sans-abri. [nom composé qualifiant un statut social]

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  • Grand maître Demandé le 27 mai 2024 dans Accords

    La formulation est maladroite car ce que l’on mesure c’est l’inflation (et de fait elle était bien mesurée) mais un tel niveau n’avait pas été constaté (observé, vu ,atteint).
    Donc : « Retour en force de l’inflation à un niveau qui n’avait pas été constaté depuis […]. »

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  • Grand maître Demandé le 26 mai 2024 dans Question de langue

    Que La Rochefoucauld vous inspire ! Cet exercice de maximes est des plus formateurs.
    La première pèche par la syntaxe (on ne croit pas un pouvoir à quelque chose) et la seconde par le style (deux conjonctions successives).
    Une suggestion, quitte à perdre un croit : « Ce en quoi on croit ne peut qu’avoir le pouvoir qu’on lui prête. »

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  • Grand maître Demandé le 26 mai 2024 dans Accords

    Cet accord paradoxal divise les grammairiens depuis longtemps et la littérature sur le sujet est abondante.
    Un exemple d’analyse dans ce billet de blogue.
    À noter la nuance selon que le complément est divisible ou non. On dira pas moins de deux hommes ont été nécessaires pour maitriser l’individu mais pas moins d’un kilo et demi est nécessaire pour cette recette.
    Difficile de trancher un tel débat, l’usage le plus courant étant tout de même ce que l’on peut classer dans les « accords de proximité » avec le nom qui suit la locution plus de ou moins de (comme vous le rappelez).
    C’est un principe différent de celui qui régit l’accord du nom après l’expression d’une quantité par un adjectif numéral.

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  • Grand maître Demandé le 26 mai 2024 dans Accords

    Le mot bloquant est ici un adjectif attribut qui s’accorde normalement avec le nom points.
    Les produits s’avèrent bloquants
    Cette politique monétaire se révèle bloquante pour les investissements.

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  • Grand maître Demandé le 25 mai 2024 dans Général

    C’est une bonne question mais elle relève plus de l’histoire de la langue que des règles grammaticales.
    En théorie (contemporaine), l’adjectif verbal devrait toujours être formé avec la désinence -ant sur le radical du verbe, donc avec la même graphie que le participe présent.  Ces adjectifs évoluaient de manière désordonnée jusqu’au XVIIe siècle, même si formés sur le participe latin, amans et differens par exemple. Ainsi différent s’écrivait aussi différant ou différans. Ils se sont trouvés figés lorsque l’Académie française a décidé en 1679 de séparer radicalement l’adjectif verbal (avec flexion en genre et nombre) du participe présent (invariable). La première édition du Dictionnaire en 1694 a entériné les deux types de désinence, peut-être au prix de la cohérence. C’est de cela que nous sommes  victimes au XXIe siècle où peu de monde pratique désormais le latin.
    Il faut ajouter un autre élément : des dizaines d’adjectifs de ce type ne sont pas formés sur le radical d’un verbe courant ou même existant en français :  absent, ardent, fervent, opulent, etc. Mais on les trouvait souvent en latin avec la forme -ens qui a naturellement évolué en -ent, seule forme existante en ancien français (type fréquent).
    Seule une bonne connaissance du lexique et l’usage du dictionnaire peuvent donc répondre à la question posée.

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  • Grand maître Demandé le 25 mai 2024 dans Général

    Rien de plus classique :
    « La note de 14  sur 20 est bonne, 16 sur 20 meilleure, 18 sur 20 encore meilleure. »
    L’adverbe encore accentue ici un adjectif comparatif par rapport à un premier. Force est de reconnaitre qu’on l’emploie parfois sans que cette gradation soit respectée (on fait l’économie de la première comparaison) : « Avec les mains c’est bien, avec les pieds c’est encore mieux. »

    Cette réponse a été acceptée par alain1979. le 26 mai 2024 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 25 mai 2024 dans Général

    Il s’agit bien entendu dans ce cas du verbe pécher (ici au sens de « présenter un défaut ») qui, selon les formes, se conjugue avec un accent grave ou aigu.
    À ne pas confondre avec son homonyme pêcher (prendre du poisson) qui s’écrit dans tous les cas avec un accent circonflexe.

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