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Question intéressante – comme toutes celles de synonymie – mais qui mériterait de longs développements, surtout en incorporant des mots proches comme opposé ou adverse..
Grosso modo, inverse suppose une notion de symétrie, voire de réversibilité. Il a un côté plus « géométrique ».
Vous pouvez vous immerger dans les finesses du CNRTL pour affiner cette notion :
– Inverse
– Contraire
– Opposé
Si vous avez une tournure spécifique avec contexte, vous pouvez la soumettre ici…- 24182 vues
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Il n’y a aucune raison de ne pas accentuer les capitales, dans un roman ou ailleurs. Il faut tordre et retordre le cou à des rumeurs que seules expliquent la paresse ou de mauvaises habitudes contractées il y a bien longtemps. Plus personne ne cautionne cette négligence encouragée au siècle dernier par les claviers anglo-saxons des machines à écrire.
Cette réponse a été acceptée par NathU. le 14 juin 2018 Vous avez gagné 15 points.
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Vous avez les éléments relatifs à la majuscule dans les autres réponses, notamment celles de Zully.
Pour les points liés à la francisation se posent les même questions que dans les cas de textes utilisant des termes étrangers peu courants. Cela peut s’avérer délicat car les dictionnaires sont un peu « courts » pour tout répertorier. Je vous donne juste mon petit guide personnel comme correcteur :
— chaque fois que c’est possible, préciser l’option choisie et les détails : note de bas de page, de fin d’ouvrage, de correction ou de traduction ;
— ne pas hésiter à laisser en italique les termes occasionnels ou infrancisables et utiliser les règles de la langue d’origine (vous êtes censé les maitriser) ;
— si le terme est facilement francisable, ne pas hésiter à le considérer comme français et appliquer le code : accents, trait d’union, pluriel régulier en s ;
— le féminin est parfois délicat et vous devez vous inspirer en priorité de la littérature existante et reconnue sur le sujet. S’il n’y en a pas ou si les graphies sont trop discordantes, choisissez la plus naturelle selon les règles françaises (-e, -enne, etc.) ;
— il reste les cas extrêmes (formation trop spéciale) pour lesquels on peut s’arroger le droit de considérer le mot comme épicène et ne pas marquer le féminin. C’est la solution que choisissent certains dictionnaires, parfois avec une grande lâcheté car créant des exceptions inutiles.Pour récapituler, on peut illustrer avec l’adjectif typique « touareg » :
1- Arabe : un couteau ou une tribu targui, des couteaux touareg, des femmes touareg.
2- Francisé : un couteau touareg, des couteaux touaregs, des femmes touareg(ègue)s. Mot éventuellement épicène au cas où «touarègue» modifierait trop la désinence (position frileuse type de l’Académie mais pas la mienne).Dans votre cas, je n’hésiterais pas, tant pour les noms que pour les adjectifs : accord classique en genre et nombre pour les deux, Sami(e)(s) et Skolt(e)(s).
N.B. Voir aussi l’application à des adjectifs courants dans cette question.
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Comme le plus souvent, minuscule au générique et majuscule au spécifique (la partie du nom en propre) : la porte Suédoise semble donc la graphie la plus logique.
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Comme souvent, avec un nom suivi de son complément, on accorde selon le sens. Encore faut-il que le sens émerge car sinon comment fait-on à l’oral ? Le mieux est souvent de reformuler en précisant :
— Des conditions de ma vie insulaire j’ai tout oublié en revenant.
— De ces conditions de vie, insulaires, je n’ai aucune idée.- 1853 vues
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Ce mot est caricatural des relations névrotiques qu’entretiennent les autorités linguistiques avec la langue écrite. Des références dans tous les sens pour aboutir en 2018 à un constat cacophonique, tant sur le fait que le mot s’emploie ou non au singulier que sur sa graphie même !
Émile Littré a maintes fois dénoncé les incohérences et anomalies de l’Académie, mais là il n’est pas le seul.
Il a fallu tant d’années pour rectifier chausse-trappe, mais on y est arrivé. Alors, nul doute que chevau(x)-léger(s) est en lice pour les prochaines rectifications de 2040…- 3952 vues
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Même les instances académiques ne trouvent rien à redire à cet adverbe (voir ici). Il a effectivement été parfois décrié, ce qui n’empêche pas sa progression surprenante depuis quelques années.
Ce n’est donc pas répréhensible, mais juste lourd comme tous ces adverbes en -ment. Ne pas en abuser !
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Les noms épicènes sont la solution à de nombreux soucis de féminisation. Non seulement ils sont toujours la norme ministérielle de 1986 pour certaines désinences à problèmes (une acteur, une professeur, etc.), mais ils sont d’usage courant et consensuel (le féminin est marqué par l’article). Seule l’Académie n’a pas encore pris acte de cette évolution alors qu’elle affiche son respect pour l’usage lorsqu’il est conforme aux règles habituelles de formation.
Par ailleurs, il n’est pas traditionnel de féminiser les mots directement importés d’une langue étrangère (clown, gourou, imprésario, jockey). Il est enfin cohérent dans le cas de marquage du féminin d’accepter les autres termes notamment aïkidokate et karatékate, ce qui n’est pas gagné.
Hors linguistique, les deux mots seront départagés par l’usage interne des fédérations sportives et des journalistes. Pour le judo, la F.F.J. ne semble pas connaitre le terme judokate (il n’est d’ailleurs pas féminisé en japonais) mais les commentateurs s’en donnent à cœur joie avec les succès de l’équipe de France féminine.
Pour en finir, étant donné l’intensité et la rapidité à laquelle apparaissent de nouveaux sports, il est prudent de conserver une troisième solution avec le mot pratiquant (pratiquante) de telle ou telle discipline.
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D’une manière générale, le trait d’union pour la formation de noms composés est une pure affaire d’usage et varie donc au fil du temps. Typiquement, il apparait entre deux mots qui n’étaient pas forcément prédisposés à s’unir et peut disparaitre lorsque le mot acquiert une autonomie complète, notamment lorsque le second terme a perdu son sens d’origine : dans portefaix, on ne ressent plus le sens de « faix » (fardeau) et le métier prend le dessus.
L’Académie a confirmé ou introduit en 1990 la soudure pour portemonnaie, portefort, portemine, porteplume, portevoix, porteclé et portecrayon.
Cette même soudure (dite règle A5) s’est par ailleurs institutionnalisée pour une centaine d’autres mots et progresse chaque année dans les dictionnaires d’usage.- 9630 vues
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Dans la dernière édition 2017 du Dictionnaire historique de la langue française (LA bible étymologique !), Alain Rey relève que le verbe péjorer ne s’est répandu qu’à compter de 1970, spécifiquement dans le domaine médical (ce qui est confirmé par les études de fréquence). Il existait néanmoins avant, comme le prouve ce texte de 1870, la plus ancienne attestation que j’ai trouvée.
En revanche, il n’est jamais employé pronominalement. Il est préférable de lui substituer, hors jargon médical, des verbes comme se dégrader ou empirer, strictement synonymes.Cette réponse a été acceptée par Zully. le 29 mai 2018 Vous avez gagné 15 points.
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