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1. Je ne vois pas de terme spécifique pour ce procédé narratif. Il faut recourir à des périphrases : histoires en miroir, duplication ou réplication, intrigue transposée, etc.
2. Si deux intrigues, au départ séparées, se rejoignent en fin de narration, on peut parler d’histoires convergentes.- 6255 vues
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« Par » comme préposition est extraordinairement polysémique. Le mieux est donc de le remplacer par la préposition la plus proche sémantiquement, ce qui n’est pas toujours facile. De fait, on trouve des citations littéraires ou grammaticales avec le singulier ou le pluriel pour le même verbe et le même sens.
Dans l’exemple donné de la FNAC, organiser a le sens de classer et on peut organiser selon un ordre (le principe, au singulier) ou selon des catégories (l’outil, le groupe, au pluriel). La difficulté vient ici de la métonymie dans l’exemple : le critère de classement n’est pas l’auteur lui-même, mais sans doute l’ordre alphabétique des noms des auteurs. C’est à ce titre que le pluriel s’impose dans ce cas précis.
Pour donner une variante, on écrira donc que l’on classe des individus par taille (le critère, selon la taille) mais qu’on les fait jouer au basket-ball par tailles (métonymie : par groupes homogènes d’individus de tailles comparables).- 23341 vues
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Effectivement, les dictionnaires de référence ne connaissent pas « reconstructif (tive) », mot qui ne choque pourtant pas l’oreille.
D’où l’intérêt d’une brève recherche avec les outils disponibles, les Ngram de Google Books. Mon graphe de référence est ICI, avec une requête assez complexe.
Si vous n’en êtes pas familier, cela vous semblera opaque, mais voici les principales conclusions de mon interprétation :
1. Reconstructive est beaucoup plus fréquent que reconstructrice, alors que reconstructeur l’emporte sur reconstructif. Il ne s’agit donc pas d’une évolution naturelle du mot.
2. Bien qu’existant tous les deux depuis le début du XXe siècle, reconstructive connait un pic énorme dans les années 1960 et 1970. On s’aperçoit en grattant que tout repose sur la littérature importante consacrée à la « chirurgie plastique et reconstructive » développée à cette période.
3. Une fois cette époque passée, le mot régresse mais reste implanté en concurrence active avec reconstructrice, mot plus académique.Qu’en déduire ? Il faut un élément supplémentaire non visible : « reconstructive » est le mot anglais unique pour les techniques de chirurgie concernées (voir ICI). Il a été massivement utilisé en français pour le grand public et s’est développé à cette occasion. De nos jours, on voit qu’il concerne d’autres domaines précis : graphe des syntagmes depuis 1980. Sauf contexte technique, il vaut mieux utiliser « reconstructrice » pour éviter l’anglicisme.
La linguistique est une discipline amusante, à pratiquer les longs soirs d’hiver…
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1. C’est l’inscription qui est gratuite, pas les frais qui sont élevés, réduits voire inexistants.
2. On peut parler de production brute, notamment en économie (voir ici différents emplois).- 3192 vues
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L’intérêt de la question réside plus dans l’explication de la règle que dans sa connaissance « mécanique ». Il s’agit d’une question grammaticale et de sens.
– Elles sont plus dures que prévues : prévu est un participe à fonction d’adjectif d’où l’accord. Vous écririez ainsi : Elles sont plus dures que clémentes . Il n’y a aucune ellipse.
– Elles sont plus dures que prévu : prévu est un participe passé dans la subordonnée où l’on fait l’ellipse du verbe (… que [ce qui était] prévu) . Dans votre exemple, c’est évidemment le cas.On ne peut donc faire l’économie de l’analyse grammaticale et sémantique avant d’accorder ou non. On peut en effet aussi bien écrire : Elles sont plus attendues qu’espérées ou qu’espéré selon ce qu’on veut dire. Dans le premier cas, on exprime que les choses attendues ne sont pas spécialement souhaitées ; dans le second, qu’elles sont plus attendues qu’on ne le souhaitait.
Cela étant, la prononciation est identique dans 95 % des cas, la nuance est donc gommée et l’accord souvent fait à tort.
P.S. On ne doit, en bonne rédaction, faire des ellipses que si l’on ne fait pas courir au lecteur le risque d’une mauvaise interprétation. Dans le cas contraire, on doit tourner autrement sa phrase, la clarté l’emportant toujours sur la commodité.
Cette réponse a été acceptée par Tony. le 6 janvier 2019 Vous avez gagné 15 points.
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J’ai eu plusieurs occasions de rappeler que la typographie (ponctuation, majuscules, traits d’union, italique, caractères, etc.) est un artisanat plus qu’une norme. Cela la différencie de l’orthographie, conçue comme figée quel que soit le contexte.
Votre question en est un nouvel exemple : la graphie officielle des entités administratives peut se différencier des préconisations générales des typographes pour des raisons qui sont propres à l’Administration (ensemble des services de l’État).
Vous trouverez ICI la présentation du ministère de l’Intérieur, qui prend en compte d’autres aspects que les conseils habituels. Pour les traits d’union en particulier, il a fallu en supprimer pour gérer le regroupement des régions qui les multipliait. Par ailleurs, le nom d’une région est devenu un nom de marque, avec des incidences commerciales, et le nom administratif s’efface derrière le « logotype » dans lequel le trait d’union est souvent mal perçu.
N.B. En France, le mot région s’écrit sans majuscule, comme un département, une commune ou une circonscription. Selon le pays, la majuscule peut s’appliquer si cette entité est pourvue de pouvoirs souverains, en général dans les fédérations ou confédérations. Voir ICI ma réponse à une question sur ce sujet.,
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Il n’est pas inutile de rappeler que depuis les rectifications de l’Académie en 1990, on peut éviter de perdre des heures pour accorder ces mots composés : le premier mot étant invariable (verbe ou préposition), le second s’écrit au singulier au singulier et au pluriel… au pluriel : un vide-poche, des vide-poches.
Vous pouvez néanmoins conserver d’autres graphies « à l’ancienne », mais les dictionnaires se mettent à jour progressivement et les nouveaux mots sont alignés sur cette règle.
La recommandation (B1) de l’Académie est accessible ICI.- 8744 vues
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Si la lettre est assumée par une personne de sexe masculin, il faut rester cohérent dans l’ensemble du texte, jusqu’à la formule finale et accorder ce qui doit l’être en conséquence.
Dans votre exemple, seule la signature est déléguée (en général par commodité ou pour des raisons de disponibilité), non la teneur du contenu.- 5396 vues
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Question B
Les tournures de ce type sont plus fréquentes qu’on ne pourrait le croire de prime abord. Le linguiste Michel Francard s’est penché sur leur curieuse morphologie : lire ICI.
Je vous laisse en faire le meilleur usage.- 4870 vues
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Le mot biosystème semble absent des principaux dictionnaires de référence (TLF, Robert, Larousse) même si on en trouve mention dans des lexiques divers sur internet (exemple).
Par ailleurs, il fait l’objet de mentions dans des ouvrages depuis les années 1960 sans que son sens soit clairement défini. Il est en tout cas peu répandu par rapport à ce qui semble être son strict homonyme, écosystème.
Pour aller plus loin (exemples, contextes), vous pouvez travailler sur les données de ce Ngram.- 1971 vues
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