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Grand maître
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  • Grand maître Demandé le 31 octobre 2023 dans Général

    La hantise des Français (et des Françaises, bien entendu) de « faire des fautes » ou « d’être incorrect » en parlant n’a décidément pas de limites ! Résultat de plusieurs siècles d’inoculation d’un poison aussi lent que douloureux par nos autorités académiques.
    Alors non, il n’y a rien d’incorrect dans cette tournure utilisée de longue date et qu’il est bien inutile de chercher à décortiquer. Le en n’a ici aucune fonction grammaticale et fait partie intégrante de la locution verbale comme dans je m’en vais, je m’en donne (à cœur joie) et bien d’autres. Faites-en donc à votre guise !

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  • Grand maître Demandé le 30 octobre 2023 dans Question de langue

    Je ne retrouve hélas pas la référence dans les ouvrages de grammaire mais votre remarque est fondée. J’ai déjà croisé cette structure surprenante dans mes lectures.
    Dans le cas où les sujets des propositions introduites par comme si sont différents, la seconde emploie que comme conjonction (en remplacement de comme si) avec le subjonctif.
    Nous continuons à rester enfermés dans les souvenirs, comme si le temps ne s’était pas écoulé et que nous n’eussions pas bougé de notre place.
    Nous continuons à rester enfermés dans les souvenirs, comme si nous n’avions pas bougé de notre place et que le temps ne se fût pas écoulé.
    Nous continuons à rester enfermés dans les souvenirs, comme si nous ne bougions pas de notre place et que le temps ne s’écoule pas.
    Sinon il faut répéter la conjonction :
    Nous continuons à rester enfermés dans les souvenirs, comme si nous ne bougions pas de notre place et comme si le temps ne s’écoulait pas.
    Je pense qu’il s’agit là d’un usage littéraire et d’un artifice de rédaction pour éviter la redite, assez lourde. C’est souvent le cas avec les emplois du subjonctif qui résultent non d’une logique de métronome mais de la pratique des auteurs.
    Si quelqu’un dispose de la référence, je suis preneur car il est possible qu’il y ait d’autres conjonctions dans le même cas.

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  • Grand maître Demandé le 29 octobre 2023 dans Accords

    Comme dans des centaines de cas de compléments sans article, il est possible d’argumenter dans les deux sens. Ce ne sera jamais incorrect, mais crée en permanence des hésitations assez vaines, comme le prouvent toutes les questions de ce type posées sur ce site.
    Linguistiquement, sauf obligation particulière (assez rare), c’est le singulier qui prime par défaut. Si le pluriel doit être indiqué, il est préférable de le marquer : une guerre des religions (article), une guerre de religions irréconciliables (adjectif).

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  • Grand maître Demandé le 27 octobre 2023 dans Général

    Sur– est ce qu’on appelle un « élément formant » utilisé comme préfixe. Il est très généralement soudé au radical et il n’y a pas de raison de ne pas le faire pour surmédication.
    Il est à noter qu’il se différencie en cela de son antonyme sous- qui, lui, reste presque systématiquement lié par un trait d’union dans les composés modernes.

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  • Grand maître Demandé le 26 octobre 2023 dans Question de langue

    Tous les mots ou locutions ne peuvent avoir un antonyme direct, telle est la langue.
    Si quelque chose n’est pas repoussé sine die, c’est qu’il est repoussé à une nouvelle date que l’on va en général préciser. L’antonyme direct n’a donc ici pas d’intérêt, ce qui explique sans aucun doute son inexistence.

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  • Grand maître Demandé le 25 octobre 2023 dans Question de langue

    Les nuances entre complément et supplément étant parfois difficiles à distinguer, il n’y a rien d’étonnant à ce que les verbes associés soient dans le même cas.
    On peut juste observer que complémenter est apparu plus récemment (fin XXe siècle), en particulier avec les compléments alimentaires pour lesquels le verbe traditionnel compléter s’avérait inadapté. On peut donc le conserver comme terme technique du jargon diététique ou  médical, le temps que les correcteurs numériques se mettent à jour…
    Je reste néanmoins dubitatif sur l’usage pronominal que je n’ai pas rencontré. Ce que l’on supplémente ou complémente, c’est ce qui n’est pas plein, ici l’alimentation, pas une  personne. Mais au train où vont les néologismes, on constate de surprenantes dérives.

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  • Grand maître Demandé le 25 octobre 2023 dans Question de langue

    La ponctuation de vos différents exemples est techniquement acceptable dans tous les cas. Mais chaque fois que vous introduisez une virgule, vous créez une incise, une unité syntaxique autonome. À les multiplier et surtout à les emboiter, on finit par ne plus percevoir clairement l’articulation de la pensée.
    Les trois premières phrases sont donc plus pertinentes. Nul besoin de « hacher » plus fin les incises, cela donne à la phrase un aspect « asthmatique ».

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  • Grand maître Demandé le 25 octobre 2023 dans Général

    En français, l’usage des majuscules relève souvent du contexte (différence essentielle entre la typographie et l’orthographie).
    Dans un ensemble architectural d’ampleur, le gestionnaire peut fort bien décider d’attribuer des majuscules aux noms de salles ou pièces pour bien les individualiser. Il les dégage alors de leur fonction de base et leur confère une valeur absolue (de nom propre).
    On peut donc avoir dans un château de nombreuses salles des gardes mais une seule salle des Gardes (parce qu’elle est aménagée, plus importante, plus ceci ou cela). De la même manière on  trouvera peut-être une salle des Armes, du Prince, de la Poire d’angoisse ou des Batifolages, autant de mots dégagés de leur signification première pour être utilisés comme repères dans le cadre spécifique du lieu.
    PS Je pense que c’est le principe adopté à Versailles par exemple (cf. la galerie des Glaces, le salon de la Guerre,  la salle des Gardes au Sud, etc.)

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  • Grand maître Demandé le 24 octobre 2023 dans Général

    Question intéressante car la retranscription du discours direct est souvent source d’erreur.
    Le changement des « indicateurs temporels » (avant-hier/ l’avant-veille, demain/le lendemain, aujourd’hui/ce jour-là, etc.) est lié au passage du style direct à l’indirect, pas au temps de narration qui se reflète, lui, dans le temps des verbes.
    « Tu as fait quoi hier ? » Elle me demande ce que j’ai fait la veille.
    « Tu as fait quoi hier ? » Elle me demandait (m’a demandé) ce que j’avais fait la veille.
    « Tu as fait quoi hier ? » Elle me demandera ce que j’aurai fait la veille. (futur antérieur)

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  • Grand maître Demandé le 22 octobre 2023 dans Accords

    Depuis 1990, l’Académie française préconise (avec raison selon moi, une fois n’est pas coutume) d’accorder les noms composés de manière régulière, sans tenir compte du sens avant la formation dudit substantif. Cela évite les sempiternelles et souvent vaines hésitations sur l’accord.
    Donc: un après-midi, des après-midis, un avant-gout, des avant-gouts, etc.
    Les graphies anciennes restent néanmoins considérées comme correctes.

    Cette réponse a été acceptée par Cocojade. le 25 octobre 2023 Vous avez gagné 15 points.

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