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La a- dit privatif n’est qu’une des facettes de ce préfixe très courant.
Il résulte aussi souvent de la préposition latine ad (vers) dont la consonne évolue différemment devant celle qui commence la racine principale (ap-porter, ad-ministrer, etc.)- 6524 vues
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Bonne question qui met en relief l’absurdité de certaines règles, notamment celle de l’accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir.
Ici, même si la grammaire « orthodoxe » préconise l’accord, l’explication est délicate puisque mille euros répond aussi à la question combien ? , ce qui en fait un complément circonstanciel.
En fait, les verbes dits « de mesure » (peser, couter, etc.) sont censés être intransitifs, donc sans possibilité d’accord avec un C.O.D. Mais c’est un leurre puisque contenir, mesurer, compter et bien d’autres sont aussi transitifs. De plus, à ma connaissance, courir ou régner ne sont pas des verbes de « mesure » mais ils sont bien intransitifs.
La seule vraie réponse est que le participe passé ne devrait jamais s’accorder après l’auxiliaire avoir, simplement parce que cela n’a aucun sens linguistiquement (les autres langues ne connaissent pas cela) et que c’est une pure invention de l’Académie, qui pervertit la langue écrite depuis des siècles.- 1562 vues
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L’exception irritante selon laquelle vingt et cent (adjectifs numéraux cardinaux) doivent prendre la marque du pluriel « s’il ne sont pas suivis d’un autre nombre » n’a aucune justification. C’est un diktat de l’Académie française qui perpétue une anomalie qui remonte à des siècles, ceux où ces mots étaient des substantifs (pour vingtaine et centaine).
Le problème est que cela viole de manière flagrante la règle selon laquelle un tel adjectif est invariable, même sous forme de nom (dessiner des huit sur une feuille). Le résultat est que les gens mettent aussi un s à mille (un millier), ce qui est logique selon le raisonnement de l’Académie mais pourtant proscrit.
On rappelle aussi que pour un adjectif numéral ordinal (qui indique un rang, une place), ces deux mêmes mots restent invariables : la page quatre-vingt, la ligne cinq cent.- 2903 vues
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C’est un sujet intéressant sur lequel j’avais travaillé.
Voir ICI le message que j’avais publié sur mon compte Twitter, qui donne des éléments de réponse et des illustrations.
Autrement dit, il ne s’agit pas d’une « erreur » mais d’une évolution récente autour du mot qui brouille son sens d’origine qui est « souffler » (exhaler)…- 3062 vues
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Votre dernier segment n’a pas de verbe : ce n’est pas vraiment une phrase, d’où votre hésitation car votre « L’occasion » flotte au milieu de… rien. On ne sait si c’est le sujet (de quoi?) ou autre chose.
Même si la mode est à la suppression, voire au mépris de toute ponctuation raisonnable, je suggérerais d’écrire : « La démo […] de Night City, l’occasion pour le public de découvrir de nombreux détails de la ville. »Cette réponse a été acceptée par Ann119. le 3 septembre 2022 Vous avez gagné 15 points.
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Ignifuge (adjectif) ou ignifugeant (adjectif ou nom): qui permet de rendre quelque chose ininflammable.
Ignifugé (participe passé) : qui a subi un traitement pour être rendu ininflammable.
Votre couverture est donc ignifugée, rien d’autre.
Définitions détaillées et exemples (TLF)- 2232 vues
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En effet, lorsque par différents moyens (synonymie, gradation par exemple), plusieurs sujets expriment une même réalité, on peut choisir de laisser le verbe au singulier. C’est un cas classique d’accord par syllepse (selon le sens).
Dans votre exemple , cela ne semble pas être le cas : la traversée et le débarquement sont des évènements successifs, séparés. Je laisserais donc le verbe au pluriel.- 923 vues
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Encore un bel exemple de la bien connue incohérence de l’Académie française et de ses affidés.
Cet archaïsme est né et s’est développé dans un contexte religieux où les avortements et les morts à la naissance étaient nombreux et posaient un problème à l’Église, qui gérait l’état civil des personnes : sans baptême, pas d’existence reconnue, pas de prénom, pas de sexe. Ces « enfants » étaient des neutres (donc masculins par défaut) tout juste bons pour les limbes. Ce contexte a évidemment disparu. Le sens figuré est redevenu à la mode (une réforme, une loi par exemple), mais on peut s’interroger sur son bien-fondé. Il y a des synonymes plus adaptés.
Pour l’accord en nombre, il n’y a aucune justification et nombreux sont les auteurs, éditeurs et correcteurs (dont moi) qui outrepassent l’esprit léger cette prétendue exception.
On pourra noter que le français médiéval écrivait souvent « morné », solution heureuse qui évitait les discussions oiseuses…- 4009 vues
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Les médias modernes ne sont vraiment pas des références pour la clarté de la langue et les abus y sont légion.
Le substantif anonyme devrait se limiter à qualifier les personnes dont l’identité n’est pas connue, quelle qu’en soit la raison. « Identité » est une notion plus large que celle de nom (patronyme) et le fait de montrer son visage lève l’anonymat puisqu’on peut reconnaitre l’individu. À l’inverse, un message signé d’un nom d’emprunt (ou un compte bidon sur un réseau social) est anonyme puisque rien ne permet d’identifier l’émetteur physique.
Dans vos exemples, qualifier d’anonymes des participants à un jeu est abusif car ces personnes sont identifiables. Pour s’opposer au terme célébrité, on peut recourir à diverses locutions selon le contexte, mais il n’y a pas de terme unique, sauf peut-être inconnu(e) assez polyvalent.- 1148 vues
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Ne jamais oublier que le meilleur moyen d’éviter les ambigüités y compris oralement, consiste à rapprocher l’adjectif du mot qu’il qualifie : Un module personnalisé de révision (de ceci ou de cela) est nettement plus pertinent et l’accord devient évident. Si vous laissez l’adjectif après le complément, la première perception est qu’il s’y rapporte. À vous de savoir ce que vous voulez dire…
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