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Grand maître
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  • Grand maître Demandé le 17 août 2022 dans Question de langue

    La notion de « ça existe » n’a pas grand intérêt pour la clarté de la langue.
    Certes « un mixte » est référencé comme substantif mais dans des sens techniques  (voir par exemple le CNRTL, point II). Sinon, pourquoi introduire un néologisme de sens  alors que l’on a déjà mélange, mixture, mixtion, voire assemblage, combinaison, amalgame, etc. Quelle est la spécificité d’un mixte ?
    Dans la pratique, on constate qu’il s’agit surtout d’une variante approximative pour l’anglais un mix, très répandu.

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  • Grand maître Demandé le 17 août 2022 dans Question de langue

    Question intéressante qui permet de rappeler que le principe est similaire à celui des nombres commençant par une voyelle ou un h aspiré (un, huit, onze) : ni liaison ni élision pour les noms ou les valeurs ordinales.
    Ici, selon ce même principe,  on ne doit pas faire la liaison non plus avec dix (le [di] octobre) ou cent.

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  • Grand maître Demandé le 16 août 2022 dans Général

    Il n’y a de  trait d’union  que lorsque même  suit un pronom réfléchi (lui-même, soi-même, eux-mêmes, etc.).

    Rappel de la règle et exercices du Projet Voltaire.

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  • Grand maître Demandé le 13 août 2022 dans Conjugaison

    Par sa nature même et son histoire linguistique, la conjonction de coordination ou employée seule est inclusive : elle englobe les différents termes qu’elle lie.  Par défaut, le pluriel s’utilise donc naturellement.
    Si on souhaite la rendre exclusive, il faut :
    — que les termes soient sémantiquement tels qu’ils s’excluent ; c’est l’un ou l’autre, maintenant ou jamais, etc.
    — compléter ou par un autre ou : Ou X ou Y viendra t’aider (un seul) se différencie clairement de X ou Y viendront  t’aider (un seul ou les deux). C’est souvent la meilleure solution. ;
    — employer une autre formulation : soit X soit Y viendra t’aider.
    Ne pas oublier qu’il peut aussi y avoir plus de deux éléments, auquel cas ces formulations restent claires. Dans Vincent, François, Paul ou les autres, toutes les combinaisons  sont possibles…
    Dans tous les cas, la forme et/ou que l’on voit parfois est à bannir, elle n’a aucun sens et rend la tournure encore plus obscure…

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  • Grand maître Demandé le 11 août 2022 dans Général

    Cas typique de ce que l’on nomme un chrononyme (nom propre d’un évènement ou d’une période) comme il y a des toponymes pour désigner des lieux et des patronymes pour les personnes. Les majuscules s’imposent donc.
    NB Le Robert ne les met effectivement pas et c’est un tort mais qui ne surprend pas. Tous les dictionnaires (celui de l’Académie compris) sont fâchés avec les questions typographiques car elles relèvent du contexte et non d’une norme comme l’orthographe. Apparemment incapables de comprendre le mécanisme de l’usage d’une majuscule (valeur absolue vs valeur relative), ils se perdent en  exemples forcément incohérents. 

     

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  • Grand maître Demandé le 9 août 2022 dans Général

    Typographiquement, il faut différencier ce qu’on appelle une « enseigne » des autres formes d’écriture d’un nom de société ou d’organisme.
    Dans le premier cas, on se réfère à  ce qui est affiché publiquement sur un panneau, en lettres lumineuses, gravé dans la pierre, etc.  Le code est donc d’utiliser l’italique pour ce qui est cité, en respectant l’original, graphie (voire erreurs et bizarreries) comprise : « Il décida de déjeuner au Bistro des universités. » C’est bien cette enseigne qui figure au-dessus de la porte, le gérant l’assume.
    Dans les autres cas, on suit le format habituel : « Ce troquet était devenu le principal bistro des universités du secteur. »
    Pour mémoire, les noms légaux des sociétés ou établissements sont souvent exprimés différemment mais comportent la mention à l’enseigne de… suivie justement du nom public. 

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  • Grand maître Demandé le 6 août 2022 dans Général

    Pour vos adresses,  comme pour tout élément « étranger » importé » en français (nom de personne, d’évènement, …), il n’y que deux solutions, toujours les mêmes mais qui ne doivent pas être panachées :
    1. Soit vous conservez l’élément dans sa langue d’origine (l’italien, le latin, le grec, l’arabe, le chinois, etc.) au plus proche de sa graphie :  caractères non latins, majuscules, signes diacritiques spécifiques (le trait d’union est rare). Dans ce cas, la « balise » est l’italique : il habite via della Conciliazone à Rome ; il occupe un appartement sur l’Alexanderplatz ;  à Pékin, j’ai eu la chance de voir la place 天安门  libre de chars. Dans ce cas, il n’est évidemment pas inutile de préciser la traduction, comme pour la place Tian’anmen, dernier nom cité. On peut le faire par des incises (entre virgules, parenthèses, tirets cadratins) ou par une note de bas de page.
    2. Soit vous francisez tout ce qui peut l’être, en veillant de près à la « propreté » de votre traduction sur la base de dictionnaires, d’encyclopédies, d’articles de presse ou de toute source crédible. On peut alors faire apparaitre les signes habituels du français écrit : accents, traits d’union, etc. Dans ce cas, vous rédigez en romain.
    Dans toutes les hypothèses, il n’y a pas de place pour des guillemets.

    Le choix entre les deux solutions est une décision soit stylistique de l’auteur (conserver le parfum des noms d’origine) soit éditoriale (principes de la collection d’un éditeur par exemple), soit encore circonstancielle (ouvrage technique, récit de voyage).

    P. S. Je  transcris en ce moment un manuscrit du début du XXe siècle dont l’auteur est un globe-trotter impénitent : cela donne un peu d’expérience sur ces questions…

    Cette réponse a été acceptée par Claes. le 6 août 2022 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 1 août 2022 dans Question de langue

    Pour faire simple :
    La logique : h muet (mot latin) ;
    L’usage :  h aspiré ;
    L’Académie : on se tâte encore…

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  • Grand maître Demandé le 22 juillet 2022 dans Question de langue

    Pour les contributeurs réguliers du site : c’est pathétique de voir des gens s’escrimer, depuis des années sur ce site,  à  vouloir résoudre un problème à trois inconnues avec deux équations !
    Pas plus en français que dans les autres langues, il n’est possible de rendre graphiquement par une simple marque de pluriel les rapports entre nombre de possédants, de choses possédées et les rapports individuels de l’un à l’autre. C’est comme ça, il faut l’accepter et cesser de tripatouiller des réponses ineptes.
    D’ailleurs, comment faites-vous à l’oral où on n’entend souvent même pas cette marque du pluriel ? Il n’y a en général pas de souci car le sujet n’a pas d’intérêt : que des gens enlèvent leur chapeau ou leurs chapeaux revient au même, Et si cela a de l’importance, on rédige sa phrase comme il se doit, en  ajoutant ou adaptant les mots : les malfrats remontèrent dans leur(s) voiture(s) évacue la question d’une seule ou plusieurs voitures, les malfrats remontèrent dans leurs voitures respectives (ou chacun dans sa voiture) rend la scène précise.
    J’espère que chacun ici se souviendra que l’écrit n’est qu’une mise à plat de la pensée et pas l’inverse. Orthographe et grammaire ne sont que d’humbles valets de ce que l’on pense et penser juste est prioritaire…

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  • Grand maître Demandé le 20 juillet 2022 dans Général

    Je vous joins le lien vers Orthotypographie de J.-P. Lacroux, document que j’utilise prioritairement pour mes corrections.
    Si vous devez être le rédacteur dans ce domaine spécifique (notamment historique), mieux vaut être cohérent car il y a beaucoup de subtilités.

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