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On compte d’autres mots dont le pluriel est flottant, sans nuance de sens. C’est le brillant résultat des indécisions chroniques de l’Académie française à faire respecter un minimum de choix cohérents et de règles.
Non contente d’avoir entériné les étranges pluriels médiévaux (issus d’un problème graphique bien connu) en -aux pour les noms et adjectifs en -al et -ail, elle s’est révélée incapable de gérer ceux qui apparaissaient. Nouvelle preuve des limites de cette organisation qu’on peut remercier pour toutes ces « beautés » qui jonchent le français écrit depuis des siècles…- 4590 vues
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Votre doute provient simplement de la différence entre langue parlée et langue écrite. On se permet à l’oral ce qu’on s’interdit à l’écrit. Même si cela déplait à certains puristes, c’est une réalité humaine inévitable : on ne parle pas de la même manière qu’on rédige.
Pour votre exemple, on écrira plutôt : « Faites attention aux endroits où vous mettez les pieds. » Dans la conversation courante, la langue élague souvent les éléments secondaires (métonymie) mais vous pouvez toujours tenter de vous exprimer comme Proust écrivait… à vos risques et périls.- 1502 vues
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Il n’y a pas en effet de différence de forme entre un participe passé et l’adjectif qui en est tiré. Il faut donc recourir au sens : un adjectif indique un état, la construction passive suppose une action et le plus souvent un agent identifié : il est mort (adjectif), il est mort de ses brulures (participe, résultat d’une action).
En conséquence :
– Ils étaient connus dans le monde entier : adjectif. Le passif emploierait la locution se faire connaitre ;
– Elle était déçue de ses résultats… : forme passive et participe (le passé simple serait ici plus explicite).- 2040 vues
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Question intéressante car mettant en relief une contradiction des règles d’accord pour ce verbe à la forme pronominale : en théorie on devrait accorder le participe car « se sentir » a ici un sens autonome (différent du sens transitif ou réfléchi) et le pronom se ne s’analyse pas grammaticalement (ni COD ni COI).
D’un autre côté, ce type de verbe n’admet normalement pas de COD alors qu’ici « la vocation » en est bien un. Conclusion : il faut ajouter cette expression aux rares anomalies de construction comme s’arroger.
Devant cette bizarrerie, on peut opter pour les deux solutions d’accord dont on trouve d’ailleurs des illustrations dans la littérature. L’absence d’accord semble néanmoins plus fréquente.NB Cette expression est parfaitement correcte. À titre d’exemple, les citations données par le TLF (ou l’Académie) ci-après. On peut donc parfaitement se sentir la vocation ou une vocation pour quelque chose (mais de la vocation est très maladroit).
« Empl. pronom. réfl. indir. Reconnaître, percevoir en soi une disposition, une inclination d’ordre physique, intellectuel, moral. Se sentir du dégoût, de la volonté, du zèle; se sentir le courage de, le désir de; se sentir une faim de loup. Mon père… Ah!… je me sens une angoisse! (Châteaubriant, Lourdines, 1911, p. 146).L’eau du lavoir continue de ruisseler sur les visages, les cous et les mains. Elle efface le souvenir de l’effort et de la peine. Et ces hommes qui se croyaient épuisés en arrivant se sentent une force nouvelle (Bordeaux, Fort de Vaux, 1916, p. 109). »
− Loc. Ne pas se sentir le cœur à, de. Ne pas avoir le désir, le courage à, de. Je ne me sens pas le cœur d’épouser quelque douairière, contemporaine du roi Charlemagne (Banville, Gringoire, 1866, 5, p. 40).- 2248 vues
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Question récurrente mais à laquelle il semble difficile de donner une réponse facile à mettre en oeuvre pour les cas courants. Je dirais que par défaut, l’immense majorité des usages ne réclament pas la majuscule : le mot terre est simplement un synonyme de monde qui nous entoure ou employé à titre d’image. La majuscule n’apparait que si l’on est dans un contexte d’astronomie dans lequel la planète que nous habitons devient un nom propre au même titre que Mars, Vénus, Sirius ou Andromède.
Il en va de même avec la lune et le soleil, eux aussi objets de questions fréquentes.- 2266 vues
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Pas chassés ou croisés, pas de polka ou en arrière, il ne semble pas y avoir lieu d’ajouter un trait d’union à ces associations classiques d’un nom et d’un adjectif ou d’un complément.
Je vois que même l’expression pas de deux n’en prend pas alors qu’à mon sens elle le mériterait, l’ensemble formé échappant à l’intuition et ayant un sens bien particulier.- 3564 vues
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Pour commencer, il semble y avoir confusion entre apposer et opposer. En général, on oppose une fin de non-recevoir à une plainte en justice, sorte de moyen détourné de ne pas la prendre en compte sans pour autant nier son bien-fondé (une sorte de clause d’irrecevabilité).
On ne trouve pas trace de fin de non-retour qui est soit une pure création de l’auteur soit une autre confusion avec point de non-retour.- 1003 vues
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Pas de modification de graphie en 1990 bien que le t soit non étymologique et aurait pu avantageusement être supprimé. Le mot s’est longtemps écrit mes conformément à l’origine latine (missus, envoyé) mais a été influencé par mettre.
Le mot mess (restaurant militaire pour officiers ou sous-officiers) a exactement la même source. L’idée est qu’il y a service à table (les plats sont « envoyés » depuis la cuisine).- 3705 vues
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Lorsqu’on substantive une série de mots, même ponctuellement (procédé courant), il est bon d’utiliser les traits d’union qui permettent de bien délimiter le nom composé. Le philosophe Vladimir Jankélévitch en a même fait une série d’ouvrages, restée célèbre.
Donc ici : « Ils auront du n’importe-quoi et du rien-du-tout.»
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En typographie, à défaut de sources totalement concordantes, il faut essayer d’appliquer des principes constants et cohérents entre eux.
Ici, on a affaire à un nom de race non francisé et le mot « cavalier » ne se lit pas non plus, malgré les apparences, comme un mot français mais comme un terme anglais. Les trois mots sont anglais ce qui explique le maintien des majuscules d’origine et l’absence de trait d’union. Je conserverais donc la graphie Cavalier King Charles (en italique si possible).
Si le nom comporte un mot français, celui-ci s’écrit en romain sans majuscule : un épagneul King Charles (son cousin) appelé aussi King Charles Spaniel.
À noter que les noms propres deviennent communs lorsqu’ils sont intégrés à un nom composé, avec l’exemple typique du saint-bernard.Cette réponse a été acceptée par Bea33. le 30 septembre 2023 Vous avez gagné 15 points.
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