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Grand maître
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  • Grand maître Demandé le 27 septembre 2023 dans Général

    Un grand classique et toujours la même réponse : pas de majuscule à toutes ces appellations de civilité qui ne sont que des noms communs. Du caporal au maréchal, du curé au cardinal, du môssieu’ à la madame, c’est un régime d’absolue égalité. C’est l’habitude de les voir figurer en tête de phrase ou sous forme d’abréviation qui a engendré la fâcheuse habitude de les écrire avec une capitale initiale.

    Cette réponse a été acceptée par leslecturesdemaryline. le 29 septembre 2023 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 27 septembre 2023 dans Général

    Les guillemets ont pour vocation de détacher les passages en « style direct » qui sont  des citations d’une personne ou d’un personnage. Il n’y a fondamentalement pas de différence entre une citation à haute voix ou une pensée et les guillemets s’imposent dans les deux cas de manière identique : « Bah, dis donc, ce monsieur n’a pas l’air commode ! », pensè-je.
    Cela étant, dans des textes où l’un des personnages se fait de fréquentes réflexions à lui-même, en général brèves, il peut arriver que ces passages soient écrits en italique (avec ou sans guillemets) pour les distinguer des dialogues (celui qui pense est par principe toujours le même). Ce choix demande néanmoins une préparation et de la rigueur pour être correctement appliqué sur l’ensemble d’un ouvrage.

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  • Grand maître Demandé le 26 septembre 2023 dans Général

    En linguistique, de la même manière qu’il existe un « masculin générique », il existe un « singulier générique ». Le pluriel n’est qu’un marquage occasionnel en cas de besoin. À l’oral il n’y a d’ailleurs souvent aucune différence dans le complément, ce qui prouve que l’esprit perçoit une seule solution. Si aucun déterminant (article) ne précise ce besoin, c’est le singulier qui prévaut même s’il n’y a aucune erreur grammaticale à afficher un pluriel.
    – de la lingerie pour femme ;
    – de la lingerie pour les femmes.
    Vous pouvez appliquer ce principe à des centaines de cas de complément, cela vous évitera à vie des migraines inutiles. À en juger par le nombre de questions de ce type, il est urgent d’enseigner cela dès le plus jeune âge, comme on le faisait auparavant.

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  • Grand maître Demandé le 25 septembre 2023 dans Accords

    Ce site regorge de questions sur le même problème d’accord en nombre des compléments. C’est l’exemple type de ce que les linguistes appellent l’insécurité linguistique, la crainte permanente de « faire une erreur » ou pire « faire une faute ». Par peur d’être taxé d’oubli, on met le pluriel… au cas où.
    À toutes ces questions, il n’y a pourtant toujours que la même réponse : le singulier se met par défaut, le pluriel uniquement si l’on a une bonne raison, spécifique, de le mettre. Quand on ne sait pas, c’est en général qu’il n’y a pas de « bonne raison », juste celle que c’est possible techniquement.
    Ici, c’est typique, donc complément au singulier.

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  • Grand maître Demandé le 24 septembre 2023 dans Général

    Grammaticalement les deux formes sont correctes et anciennes, mais finir l’emporte nettement dans l’usage moderne. Terminer s’utilise essentiellement de manière transitive directe (terminer son repas).
    À noter, dans le même cas, la construction avec par : «  [Socrate] termine par conclure qu’ils s’en iront les uns dans un Tartare dont ils ne reviendront pas, d’autres dans un Paradis dont ils ne sortiront plus . » (P. LerouxHumanité, 1840, p. 352).

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  • Grand maître Demandé le 24 septembre 2023 dans Conjugaison

    Quelques pensées à la volée :
    – La France a été le premier pays à se doter d’une autorité (royale !) en matière de normalisation de la langue et a toujours eu de hautes ambitions à ce sujet. Le système de « concordance des temps » en est un bon exemple et il a fallu le déployer jusqu’au bout en créant ce qui n’existait pas spontanément dans la langue courante, notamment cet imparfait du subjonctif. Sur le principe, c’est le résultat d’une cogitation technique de longue haleine, pas une émanation spontanée.
    – Les désinences les plus visibles, celles du 1er groupe en -asse, -assions, -assiez, ont été conçues pour bien les différencier, mais sans antécédents, notamment latins. Elles étaient destinées essentiellement à l’écrit, domaine de prédilection de l’Académie qui ne s’est jamais préoccupée de la pratique orale. Que ces mots soient imprononçables ou risibles, peu lui challait (imparfait de chaloir) !
    – Les écrivains, pour qui le dispositif était conçu, ne s’en sont jamais vraiment emparés. Pour ceux qui ont vécu Mai 68 (j’en suis), il y a même eu un rejet viscéral par les étudiants de cette forme assimilée à la culture bourgeoise et à une pensée coupée du réel. Depuis, de détournement humoristique en contournement littéraire, ce pauvre imparfait végète et moribonde (si j’ose). À une époque où tant de gens confondent un infinitif, un participe passé et un prétérit, peu de chances qu’il s’en remette…

    Cette réponse a été acceptée par Bruno974. le 29 septembre 2023 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 24 septembre 2023 dans Général

    1. Cours d’eau. Effectivement, la typographie est très rudimentaire : en romain, majuscule au nom mais pas à l’article.
    2. Lieux-dits. Contrairement au nom des quelque 35 000 communes de France, la typographie des lieux-dits et assimilés (quartiers, carrefours, etc.) échappe à toute norme administrative ou typographique. Les municipalités sont totalement libres de la graphie. La pratique courante est de mettre une majuscule au nom propre concerné, pas à l’article, le tout en romain. Le trait d’union n’est pas fréquent : J’habite aux Cayols, près de la mairie annexe.  Elle a une maison à la Grange aux loups, un charmant hameau de Tataouine-sur-Mer.

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  • Grand maître Demandé le 24 septembre 2023 dans Accords

    L’Académie française a écrit son article pour l’édition de 1935 de son Dictionnaire (la 9e édition n’en est pas encore là) et ignore donc tout de l’usage contemporain.
    En linguistique, il est  devenu courant d’employer la préposition vers dès lors qu’on ne parle pas d’une traduction ponctuelle mais du mouvement d’une langue vers une autre. Il suffit de parcourir  des ouvrages spécialisés pour s’en convaincre. On parle donc de traduire vers sa langue maternelle, vers les langues orientales, d’une langue ancienne vers une moderne, etc., même si l’on traduit un texte donné en français, en langue des signes ou en javanais.
    Dans votre exemple on pourra donc dire traduire le latin d’Ovide en français n’est pas simple mais traduire du latin vers le français demande un esprit ouvert.
    Espérons que les académiciens, qui n’ont jamais compté de traducteurs dans leurs rangs, sauront faire une place à cette nuance…

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  • Grand maître Demandé le 21 septembre 2023 dans Accords

    La récente paranoïa autour de la féminisation du lexique fait décidément beaucoup de dégâts collatéraux.
    On est passé en quelques années de la simple dénomination au féminin de « titres et fonctions » à la mise au féminin de n’importe quel attribut, fût-il celui un objet inanimé, La grammaire a bon dos !
    Allez-vous dire que la mouche est la vectrice de maladies (au lieu de le vecteur). que la censure est l’assassine de la liberté, que madame X est la numéro un mondiale, etc. ?
    Accorder systématiquement en genre un attribut mène donc souvent à des impasses, non grammaticales mais sémantiques.
    Dire que « la loi fait de l’administration le régulateur de la liberté d’édition » n’est donc pas seulement correct mais cela devrait être la norme, le mot régulateur n’étant pas ici un titre  ou un métier mais le nom de l’outil de régulation qui n’appelle pas de féminin, pas plus qu’un marteau. Va-t-on ainsi affubler tous les mots du dictionnaire d’un féminin artificiellement imposé par l’idéologie ?
    Ma réponse fera sans doute grincer quelques dents mais c’est une occasion de réfléchir aux dérives imposées à la langue par des motifs qui n’ont rien à voir avec elle…

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  • Grand maître Demandé le 20 septembre 2023 dans Général

    Il est rare que « tout un récit » soit écrit en italique, attribut conçu pour une utilisation plutôt ponctuelle. Cela étant, l’habitude typographique est d’inverser italique et romain dans ce cas. Votre mot (ou expression) en italique s’écrit donc alors en romain dans un passage en italique. Les guillemets n’interviennent pas ici et conservent leurs mêmes fonctions habituelles dans les deux cas.

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