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Grand maître
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  • Grand maître Demandé le 22 juin 2022 dans Accords

    Pour tous : cette question est récurrente, sous des formes différentes, mais il faut arrêter de réinventer l’eau tiède à chaque fois (comme le fait l’Académie avec son histoire de « chapeau(x) »). L’analyse de chaque cas litigieux s’avère lourde, longue et finalement vaine. Un simple adjectif possessif ne peut porter toutes les exigences du monde…
    C’est une question de linguistique générale (les anglophones ont aussi le même problème, en ajoutant que l’adjectif possessif s’accorde avec le possesseur et non l’objet possédé).
    La seule bonne réponse est que chaque locuteur ou rédacteur doit rendre clair son discours (oral d’abord, écrit en second lieu). Si cela a une quelconque importance (parfois c’est accessoire ou évident), il est impératif de tourner la phrase autrement ou d’ajouter un mot ou locution qui complètera l’adjectif possessif . Typiquement, on peut employer respectif, chacun, spécifique, personnel, etc. Inversement, on dispose de commun, collectif, etc.

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  • Grand maître Demandé le 18 juin 2022 dans Général

    C’est la ponctuation défaillante qui crée la confusion : le point après « pluie » n’a pas de justification. Le et en début de phrase en devient maladroit car il ne relie pas des éléments compatibles. C’est une question de style mais la clarté peut en souffrir.
    La phrase pourrait s’écrire : « J’aime la pluie et il avait beaucoup plu ces jours-ci, comme je pouvais le voir chaque fois que je levais les yeux vers le ciel. » On attend impatiemment la phrase suivante car la coordination n’est pas flagrante…

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  • Grand maître Demandé le 17 juin 2022 dans Question de langue

    Comme vous le savez peut-être, le latin a été transformé en français par deux canaux : la forme « classique » héritée des écrits en « bon » latin et la forme populaire héritée de l’oral et des hybridations médiévales. Il y a une grande quantité des ces doublets et c’est le cas pour mature (formé sur maturus) et mûr (par déformation).
    En moyen français (médiéval), les deux coexistaient et cela a continué ainsi pendant des siècles. Les Anglais ont juste adopté la forme latine classique (vers 1400, d’abord comme verbe puis comme adjectif, selon leur dictionnaire étymologique).
    La forme mature a donc toujours existé en français mais son utilisation s’est réduite au fil du temps à des emplois plus techniques.

    Liste de citations dans des ouvrages récents.

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  • Grand maître Demandé le 17 juin 2022 dans Général

    Locution adverbiale (et non préposition comme je le lis dans certaines réponses), la graphie de jusque(-)là reste incertaine, même dans les ouvrages de référence. On trouve en quantité des exemples avec et sans trait d’union chez les grands auteurs et dans les pages de l’Académie.
    Pourquoi ? Parce qu’en plusieurs siècles l’Académie n’a pas été capable d’édicter de vraies règles sur de nombreux sujets et s’est contentée d’empiler au fil du temps des cas particuliers, finissant par se perdre dans les méandres de sa propre complexité.
    Le trait d’union relève par ailleurs de la typographie et non de l’orthographie. L’Académie n’a jamais accueilli un seul typographe en ses rangs et a toujours un peu méprisé ce gadget laissé aux imprimeurs. Cela explique les errances…
    Personnellement, comme correcteur et pour rationaliser les choses, je ne mets jamais de trait d’union dans les locutions adverbiales. Il a son utilité dans les substantifs et permet immédiatement la distinction. Comparez : ils se sont retrouvés face à  face  et ils ont organisé un face-à-face.
    Certains perdront des heures à trouver des exceptions infondées, mais cela a l’avantage de suivre la pratique dominante et de régler rapidement des dizaines de cas litigieux.

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  • Grand maître Demandé le 15 juin 2022 dans Général

    Il y a bien une espace (fine  et insécable de préférence, pour ne pas autoriser de coupure en fin de ligne) entre une abréviation avec point abréviatif (art. , p.,  chap., illustr., etc.) et le (s) chiffre(s) qui suit(suivent).

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  • Grand maître Demandé le 12 juin 2022 dans Général

    Attention à la confusion :
    — En caractères romains, 14 s’écrit XIV (caractères romains s’oppose ici à caractères arabes) ;
    — Le nombre 14 s’écrit en romain comme les autres mots (en romain s’oppose ici à en italique).
    Il n’y a de majuscule dans aucun de ces deux cas.

    Cette réponse a été acceptée par Minerva. le 12 juin 2022 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 12 juin 2022 dans Général

    Drôle d’époque que celle où l’on n’a de cesse de tout abréger, sans doute pour arriver plus tôt au bout de sa souffrance à écrire. Pourquoi écrire son propre nom en entier? Employons un matricule, c’est plus court…
    En français, dans un texte rédigé (j’insiste), le principe est de ne pas utiliser d’abréviation pour le mois : Le 12 juin 2022 n’est pas un jour faste.  Le quantième et l’année, sous forme de chiffres, sont déjà des abréviations et cela suffit bien. Même les historiens utilisent cette typographie respectueuse du lecteur, dix fois par page s’il le faut.
    Seule une contrainte « technique »  peut justifier de l’emploi de formats spéciaux codifiés (points, tirets, barres de fraction) : présentation en tableau ou cartographie historique (question de place), date servant de formules de calcul, langage informatique.
    Rappelons aussi que nous vivons dans un monde marqué par les habitudes anglo-saxonnes qui inversent quantième et mois.  Le risque de confusion est grand et a déjà causé des erreurs (le 9/11, c’est bien le 11 septembre, n’est ce pas ?).
    Pour d’autres détails, voir Orthotypographie de Jean-Pierre Lacroux.

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  • Grand maître Demandé le 11 juin 2022 dans Question de langue

    Je n’aurais sans doute plus mon bachot… Mais je ne passais pas d’épreuve de grammaire à cette époque et l’on se contentait de dégager l’intérêt littéraire des textes,  de les rattacher à leur époque, de les mettre dans une perspective historique.
    La question de la négation totale ou partielle me semble se rapporter plutôt à l’épreuve de maths : valeur absolue ou relative. « Je ne mange pas » est une valeur absolue, « je ne mange pas de… » est une valeur relative, relative à un complément quelconque.
    On peut toujours fendre les cheveux en quatre (les couper serait un jeu d’enfant), je ne vois pas ce que l’on peut tirer d’autre de cette différence. Mais laissons les experts s’exprimer là-dessus…

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  • Grand maître Demandé le 9 juin 2022 dans Accords

    Cette expression est récente (je ne trouve rien avant 1929) et semble venir de l’argot (les premières mentions régulières  apparaissent vers 1950 dans des romans policiers).
    Il y a donc peu d’analyses sur l’accord. Cela étant, vous décrivez dans votre question ce qu’on appelle un verbe « essentiellement pronominal » (le pronom ne s’analyse pas et fait partie intégrante du verbe). La règle est que le participe de ce type de verbe s’accorde par principe. Ici, ‘voler’ semble une déformation de ‘s’envoler’ : elles se sont envolées dans les plumes (chacune dans celles de l’autre). Il est à noter qu’au singulier (en forme non réciproque donc), la structure est différente : elle lui a volé dans les plumes. Le passage du singulier au pluriel a modifié la morphologie du verbe, ce qui est rare.
    En conclusion, sauf analyse pertinente montrant le contraire, j’accorderais le participe avec le sujet.

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  • Grand maître Demandé le 3 juin 2022 dans Accords

    Réduisons l’exemple pour y voir plus clair :
    X est le meilleur footballeur qui ait existé : emploi du subjonctif, le pronom qui représente X.
    X est le meilleur des footballeurs qui ont existé : emploi de l’indicatif, qui représente les footballeurs.
    Dans votre exemple, qui ne peut représenter un mot qui n’est pas mentionné et se rapporte donc aux nations indiennes qui le précèdent immédiatement (sens de parmi celles). Mais il faut alors employer l’indicatif : « C’est de ce moment que date l’effondrement de la plus grande et de la plus civilisée des nations indiennes qui ont jamais existé sur le territoire américain. »

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