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Grand maître
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  • Grand maître Demandé le 30 mai 2022 dans Général

    1. Ces mots sont lexicalisés et courants  : pas besoin  de guillemets dans un texte tout-venant.
    2. Pour mémoire, une apocope occasionnelle (pas ici, le terme instit est banal, comme des centaines d’autres formés selon ce principe) se marque par une apostrophe et non par un point abréviatif, comme une élision (l’, d‘, etc.) : j’en veux un aut‘,  une bouteille de champ’, cet aprem‘… Certains noms propres en sont même devenus des formes « historiques » : le Boul’Mich’, le Vel’d’Hiv’, etc.

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  • Grand maître Demandé le 24 mai 2022 dans Question de langue

    Question intéressante. Il est difficile de trouver une justification grammaticale pour condamner « c’est là où… » et les deux formes se rencontrent dans la littérature et les publications (voir ici uniquement pour les trente dernières années). De nombreux grammairiens cautionnent d’ailleurs cette forme, même si elle reste minoritaire, parfois considérée comme vieillie.
    La raison en est que le mot peut être soit adverbe (ce qui justifie la conjonction que ), soit pronom (pour l’endroit, qui appelle plutôt le où). Mais cela est indiscernable.
    Pour la certification Voltaire, il est néanmoins recommandé de privilégier que, considéré comme plus courant (les dernières questions sont souvent d’ordre stylistique et non grammatical).
    ———–
    Exemples extraits du TLF (qui reprend fréquemment les exemples de l’Académie française) :
    « C’est là où il (…) passait les meilleures heures de sa vie à planter, à marteler, à s’ensauvager. » (GONCOURT, Journal, 1866, p. 300).
    « Et c’est là où nous sommes bien obligés de contredire Péguy, qui veut que tous les personnages de Corneille se battent « honorablement » (BRASILLACH, Corneille, 1938, p. 280).
    On notera que les frères Goncourt passent pour des modèles de style et qu’ils emploient souvent cette tournure…

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  • Grand maître Demandé le 21 mai 2022 dans Général

    En français, seuls les toponymes administrativement répertoriés (communes, départements, régions, etc.) appellent des traits d’union (dans le cadre de règles bien codifiées).
    Les autres noms locaux (hameaux, lieux-dits, noms de convention) s’écrivent simplement, comme un surnom : pas d’italique ni de trait d’union, majuscule au premier nom (et à un adjectif le précédant éventuellement).
    « Le lieu était appelé le Trou qui chante par les paysans du secteur. »

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  • Grand maître Demandé le 20 mai 2022 dans Général

    Même employés par métonymie (ici un Cristal signifie « un verre d’anisette de la marque Cristal »), les noms de marque gardent leur majuscule et ne s’accordent pas au pluriel : deux Citroën, dix Rafale,  1 350 000 000 Bic à livrer en Chine…
    N.B. Cette règle ne vaut pas pour les marques, en général anciennes (plus protégées par leurs propriétaires), qui sont tombées dans le domaine public et devenues synonymes de l’objet lui-même (klaxon est le cas le plus connu).

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  • Grand maître Demandé le 14 mai 2022 dans Général

    Et on aboutit directement chez Universal Music Africa
    Dans un texte rédigé, on utilisera l’italique pour typographier l’appellation anglophone d’un service ou d’une fonction dans une entreprise (qui, elle, reste en romain) : « Elle est directrice Live International & Synergies chez Universal. »

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  • Grand maître Demandé le 14 mai 2022 dans Général

    Il a pris deux ans ferme, des cheveux coupés court, etc.
    C’est bien un usage adverbial , les pour-cents ne sont pas « nets », ils sont exprimés de manière nette (de frais,  de taxes, de pénalités, etc.)

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  • Grand maître Demandé le 13 mai 2022 dans Général

    Comme l’analyse fort bien l’ouvrage Flaubert savait-il écrire ?:  une querelle grammaticale (1919-1921), cette remarque souvent reprise fait partie d’une analyse globale du style de Flaubert par Proust, l’un des ses fervents zélateurs.
    Elle est noyée au milieu de nombreuses autres qui peuvent parfois nous sembler absconses (guéguerre stylistique entre grands auteurs sans doute…). Elle n’est en revanche pas justifiée par Proust et l’on se demande quel critère lui permet de disqualifier une tournure déjà bien établie avant Flaubert, surtout depuis Rousseau (voir liste de références ici). En revanche, le titre a fait lors de la sortie en 1869 l’objet d’une certaine incompréhension sur le sens par rapport au contenu du roman (plusieurs critiques dans la liste précitée en attestent).

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  • Grand maître Demandé le 11 mai 2022 dans Accords

    Depuis 1900, il existe en France la possibilité de prononcer juridiquement une « interdiction de + nom ». Cela s’est manifesté essentiellement à travers l’impossibilité de résider (voire d’entrer) dans une zone et les condamnés à cette peine sont devenus des « interdits de séjour ». On trouve aussi la forme « être interdit de port d’arme » et quelques rares autres cas.
    La substitution d’un verbe au nom (être interdit de voyager et non de voyage) est récente. Est-elle condamnable ? Je ne saurais le dire à partir du moment où l’on a déjà bien accepté qu’une personne soit « interdite de… ».

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  • Grand maître Demandé le 10 mai 2022 dans Général

    La locution « valoir mieux + infinitif », bien que courante, est presque figée (on ne dit pas « il vaut bien », « il vaut mal ») et archaïque dans sa forme (voir aussi « Mieux vaut infinitif  que infinitif.« ). Cela explique que sa forme négative ne reflète pas l’habitude de mettre la particule négative avant le verbe mais après.
    On ne trouve d’ailleurs quasiment jamais à l’écrit  « il ne vaut pas mieux + infinitif… »,  sans doute le résultat à l’oral d’une confusion avec « il faut que… » (négatif « il ne faut pas que… »).

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  • Grand maître Demandé le 28 avril 2022 dans Général

    Un classique en relecture-correction (c’est mon métier)…
    Dans les dialogues (en apostrophe), il n’y a aucune raison d’affubler les titres de civilité d’une majuscule. Cette mauvaise habitude a été inspirée par le fait de commencer les courriers par « Monsieur »  ou « Madame », qui doivent leur majuscule à leur position en tête  de phrase (avec une tolérance pour « Cher Monsieur », qui devrait être « Cher monsieur »).
    On typographie donc, sans hésitation :
    – Bonjour, monsieur.
    – Au revoir, madame Soleil.
    – Dites-moi, commissaire Lafouine, …
    – Excusez ma prétention, monseigneur, mais…
    Les discours faisant référence à une prétendue déférence ne sont que des habillages de mauvais gout. La typographie a des règles claires.

    Cette réponse a été acceptée par leslecturesdemaryline. le 23 mai 2023 Vous avez gagné 15 points.

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