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Tout dépend du dictionnaire.
Le TLFi-CNRTL donne en abondance définition et exemples en fin d’article (section II.C.), tant comme pronominal réfléchi que réciproque.
Pour la forme « elles y contiennent », elle est incorrecte : puisque c’est le sujet qui contient, il est incohérent d’ajouter le pronom y (du moins en français standard car les dialectes rhônalpins utilisent couramment à l’oral ce y dans nombre de tournures).
PS À la suite de votre second message, vous pouvez lire le billet sur le « Y savoyard« du linguiste M. Avanzi. Il a réalisé une étude détaillée sur ce phénomène et mentionne son existence dans le dialecte gascon (Étude Nyrop 1937). Voilà qui confirme donc votre information !- 691 vues
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Vous devez avoir en main (ou à l’écran) une des premières traductions en français de ce roman mythique d’Emily Brontë. La plus diffusée est celle de Théodore de Wyzewa datant de 1892 sous le titre Un Amant mais il y en a eu une dizaine d’autres et il peut, par définition, y avoir d’autres versions. Dans cette édition on trouve plusieurs fois cette tournure archaïsante.
Le verbe assavoir est ancien en français et avait alors (dès le Moyen Âge) le même sens que connaitre, apprendre. Au XIXe siècle, il ne s’employait plus en général qu’avec l’auxiliaire faire en particulier dans le domaine juridique (faire les assavoirs = informer). Le sens s’étant perdu, il s’est de plus en plus écrit en deux mots (à savoir) comme dans le roman.
De nos jours, c’est comme cela qu’on le retrouve dans certaines expressions avec le sens de c’est-à-dire.- 1078 vues
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Sous la même forme quelqu’un on trouve deux éléments assez différents :
1. Un nom, masculin, singulier et invariable. Il représente « une personne » voire « n’importe qui ». C’est le cas dans votre exemple. L’accord se fait toujours au masculin singulier : « c’est quelqu’un de très original ».
2. Un pronom représentant un individu d’un groupe précédemment identifié. Il s’accorde en genre et en nombre avec les individus concernés. Quelqu’un est alors la forme élidée de quelque un (pluriel quelques-uns, féminin quelqu’une, quelques-unes).- 1424 vues
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Le mot rémanent est ici un peu inadapté : il qualifie plutôt un effet qui dure avec une intensité quasi constante dans la durée (magnétisme, effet optique) et est d’un usage technique peu probant dans cet exemple. On parlera de chaleur résiduelle ou accumulée la source une fois interrompue. Elle se dissipe en fait assez rapidement et je ne suis pas sûr qu’elle assure une « cuisson » au sens strict..
La forme serait donc Laissez finir de cuire avec la chaleur résiduelle.- 548 vues
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Le terme élite est bien entendu connoté, mais positivement et ce depuis ses origines : par sa racine latine, il appartient au même groupe que élire, élégant, sélection, collège, florilège, légion, etc.
Il s’applique donc à tout groupe « choisi » pour accomplir une mission spécifique (cf. les troupes d’élite). Sur un plan social (de la vie en société), le concept est assez « élastique » mais recouvre les groupes disposant de la reconnaissance de la collectivité quel que soit le domaine : politique, économique, scientifique, religieux, éducatif, etc. Cela ne préjuge évidemment en rien de la qualité de la sélection, invariablement remise en cause…- 637 vues
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En France (à la différence notamment des pays anglo-saxons), il n’y a pas à ma connaissance d’appellation de ce type dans le système éducatif public. On ne la trouve que dans l’enseignement confessionnel privé catholique ou protestant et la religion concernée est le christianisme.
Ce qui s’en rapproche le plus est une spécialisation du professorat en « disciplines religieuses » (voir par exemple un descriptif détaillé ICI).
Grammaticalement, c’est le singulier qui s’impose comme pour professeur de philosophie, de morale ou d’autres disciplines existant sous un nom singulier.- 588 vues
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Question fort pertinente ! Je tiens une base de données linguistique dont une colonne liste ces mots (287 à ce jour), voisine de celle de ceux qui ne se trouvent qu’au pluriel (190) ou changent de sens avec le genre (220). Aucune des trois catégories n’a hélas de nom spécifique à ma connaissance, ce que je regrette.
Les Québécois ne semblent pas plus avancés que moi, même s’ils ont publié une petite liste… sans nom spécifique (voir ICI).- 616 vues
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Ce mot anachronique, malgré sa formation à partir de racines grecques, ne date que du XIXe siècle et s’emploie en effet rarement avec une préposition pour introduire une comparaison.
On peut éventuellement imaginer par rapport à mais de semble totalement inadéquat (en tout cas, je n’en ai pas trouvé d’emploi crédible).- 563 vues
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Il y a encore quelques règles de concordance des temps et c’est bien l’imparfait du subjonctif qui s’impose ici (…quelles que fussent…).
Il y a bien quelques cas de désaffection pour ce temps du subjonctif, mais ici il n’a rien de « ringard »…- 1466 vues
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Ce mot relativement récent (généralisé au début des années 1890) a été validé par l’Académie en 1932 avec la graphie combatif bien qu’appartenant à la famille de battre. On trouvait pourtant couramment combattif (voir ICI). Depuis, l’Académie a redressé la barre en reconnaissant une anomalie et recommande désormais d’utiliser deux t, conseil de bon gout pour ceux qui aiment la cohérence.
Dans la même famille : combattivité, mais pas courbature ni courbatu qui relèvent d’une autre racine.
Quant à bataille, le mot s’écrivait battualia en latin tardif mais la graphie avec un seul t date de l’ancien français (avant 1300) et une modification n’a jamais été envisagée…- 6735 vues
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