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Difficile question déjà pour des natifs, alors, pour des FLE !
Ce que vous pouvez lui dire, c’est que sa logique est parfaite, la preuve :
C’est facile de trouver la solution, tu peux y arriver sans problème.
Y = arriver à trouver la solution (COI introduit par à, donc pronom y) [arriver à quelque chose].C’est facile de trouver la solution, tu peux l’imaginer sans problème.
Le = imaginer trouver la solution (COD, donc pronom le) [imaginer quelque chose].C’est facile de trouver la solution, tu peux en convenir sans problème.
En = convenir de ce qu’il est facile de trouver la solution (COI introduit par de, donc pronom en) [convenir de quelque chose].Mais que cette possibilité de reprise par un pronom n’est pas possible avec tous les verbes (là comme ça tout de suite, je ne peux absolument pas vous donner une quelconque liste ou de quelconques critères qui définiraient les possibles et les impossibles, mais il existe à peu près assurément des articles sur cette question). Dans le cas présent, on est obligé d’utiliser le verbe faire dans une fonction dite vicariante (histoire de se la péter un peu avec des gros mots 😀 !).
C’est facile de venir en tram. Si tu as le temps, tu peux essayer de le faire ; ou changer de verbe, avec tenter ça devrait être possible :
C’est facile de venir en tram. Si tu as le temps, tu peux le tenter.- 1215 vues
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Il faut que vous regardiez comment se construit le verbe infinitif : envoyer quelque chose = transitif direct (si vous hésitez, cherchez dans un dictionnaire, ). Donc ici, du n’est pas une préposition contractée avec un article défini, mais un article partitif, envoyer est transitif direct, du renfort COD.
Comparez avec par exemple : Les services de sécurité ont parlé du renfort qu’ils avaient envoyé, blablabla.
parler de quelque chose et non parler quelque chose (cette construction transitive directe existe aussi, mais pas de le sens ci-dessus). Donc du est préposition contractée et non article partitif, et dans ce sens, parler est transitif indirect, du renfort COI.- 810 vues
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Il faut plus de contexte pour pouvoir décider, mais le futur n’est pas impossible :
Aujourd’hui, 6 mars, je dis : Ce qui me chagrinait le plus (hier, il y a trois jours, la semaine dernière, etc. + passé), c’est que je ne pourrai pas (demain, dans trois jours, la semaine prochaine, etc. + futur) conserver mon petit studio, je n’aurai donc pas d’endroit où aller quand je serai en permission.
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Si je dis à propos de quelqu’un : Ses pommettes sont hautes, sa taille est haute (pas sa hauteur, mais la partie du tronc qui se trouve entre les hanches et les côtes > le tour de taille), il n’est pas question de leur dimension verticale qui serait importante, mais bien de leur position qui élevée.
C’est là en effet un des sens de l’adjectif haut.
(source)Par conséquent, l’adjectif s’accorde de façon normale en genre et en nombre avec le mot qu’il complète, ici barre – féminin + singulier, donc : La barre est haute (mais La barre est placée haut, avec haut = adverbe)
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Partager peut tout à fait avoir ce sens de mettre à disposition quelque chose à quelqu’un. Définition donnée par Usito :
Mettre à la disposition d’autres utilisateurs, rendre disponible du contenu numérique.Une fois ce point acquis, reste la question de la préposition. Dans la mesure où dans cette acception, la personne est plus le destinataire du partage que l’associé, la préposition à me parait plutôt justifiée, mais comme c’est là quelque chose de nouveau, un point de la langue qui est en train de tracer un nouveau petit sillon, peu sont prêts à accepter la chose. Donc selon que vous êtes des puristes, frileux, conservateurs (ou que vous vous adressez à eux dans un cadre où vous avez tout intérêt à ne pas les irrier), ou des locuteurs curieux et ouverts au changement, vous utiliserez ou pas cette (nouvelle) syntaxe.
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Ici, le substantif frontière ne vient pas qualifier le substantif borne, mais en restreindre l’extension, et ainsi désigner un type particulier de borne. Il n’y a par conséquent aucune raison prétendument naturelle d’accorder ce substantif en nombre avec celui qu’il complète ; seul le sens décide de l’accord en nombre du substantif en fonction d’épithète.
Ainsi, bien que maison vienne compléter gâteaux dans gâteaux maison, il ne prend pas la marque du pluriel, parce que ce groupe de mot est la synthèse de des gâteaux (qui sont fait à la) maison et non des gâteaux (qui sont faits dans les) maisons (même si dans l’absolu on pourrait accepter ce genre d’énoncé, il faut garder à l’esprit que l’expression à la maison désigne moins un lieu qu’un processus de fabrication qui oppose fabriqué à la maison à fabriqué industriellement et qui équivaut plus ou moins à fabriqué artisanalement, toute chose que le pluriel les maisons ne signifie pas). Maison reste donc (dans l’état actuel de la langue, les choses pourraient changer et seraient tout à fait justifiables) toujours au singulier quel que soit le nombre du nom qu’il complète.
Et donc, pour revenir à nos bornes, du strict point de vue de la logique sémantique, le singulier serait plus pertinent, puisque une borne frontière est un type de borne qui sert à matérialiser le passage d’une frontière, et donc : la borne A sert à matérialiser une frontière, la borne B sert à matérialiser une frontière, la borne C sert à matérialiser une frontière, etc. les bornes A, B, C, etc. servent à matérialiser une frontière, dans votre cas, celle qui sépare le Dauphiné de la Savoie. Néanmoins, aussi bien parce que contrairement à maison où le pluriel était difficilement acceptable, dans le cas présent, le pluriel peut se concevoir : des bornes frontière(s) = des bornes qui matérialisent le passage d’une frontière / des frontières / de frontières, que parce que frontière, contrairement à maison, ressemble à un adjectif, que dès lors la tentation peut être grande (parce que ce n’est pas forcément évident de se torturer les méninges au fil de la plume/du clavier) de l’accorder avec le nom qu’il complète, il n’est pas étonnant que l’on trouve les deux accords, que l’usage flotte, mais privilégie l’accord au pluriel, et que les lexicographes n’accordent pas leur violon : accord au pluriel chez Larousse, choix chez l’Académie.
Conclusion : accordez comme il vous plait ! 🙂
Cette réponse a été acceptée par Stan. le 25 février 2024 Vous avez gagné 15 points.
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C’est une question casse-tête et ça ne me surprend donc pas que les réponses divergent, ce qui me surprend davantage, c’est qu’une question si subtile soit posée dans un QCM (je pense que même les linguistes ne seraient pas forcément d’accord sur la façon d’analyser ce verbe – certains excluent d’ailleurs les pronominaux des catégories transitive/intransitive).
Voici ce que j’en pense : le sens/la construction d’un même verbe peut varier en fonction du type de sujet (animé + doué de raison, de volonté, d’intention, etc. et non animé).
Ainsi, si on prend le verbe vendre à la forme pronominale, selon le type de sujet – agentif = doué de volonté/intention (1) ou pas (2) -, on aura un pronom réfléchi analysable comme COD (> verbe vendre = transitif) et un pronom réfléchi non analysable (> verbe vendre = intransitif).
(1) L’infâme traître s’est vendu au parti opposé = Le traître a vendu lui-même au parti opposé ; se = COD, vendre = transitif direct.
(2) Le dernier roman de Biduluche s’est très bien vendu = Le dernier roman a très bien vendu lui-même ; se = inanalysable, vendre = intransitif (on a ici un verbe pronominal de sens passif : Le dernier roman de B. a été très bien vendu).Revenons à se faufiler, ce verbe existe à la forme non pronominale avec pour sens (les définitions sont celles données par le Tlfi) :
Introduire, glisser adroitement où l’on voit que ces sens impliquent obligatoirement un agent animé + doué d’intention.
À la forme pronominale, le verbe a trois sens (a, b, c), proches, mais néanmoins différents, a) et b) sont quasiment des équivalents de la forme non pronominale, le deuxième étant souvent connoté péjorativement :
a)Faire habilement son chemin dans, à travers.
b) S’introduire habilement dans un milieu, entrer en relation avec des personnes plus ou moins estimables.
Ces sens ne correspondent clairement pas à celui de notre phrase,
b) pour une évidente raison de signification (les rayons du soleil ne s’introduisent pas dans un milieu, n’entrent pas en relation avec d’autres personnes) ;
a) en raison de l’idée d’habileté qui implique obligatoirement un agent doué d’intentionnalité, ce qui n’est pas le cas des rayons du soleil (sauf à les personnifier, ce qui n’est a priori pas le cas dans la phrase de ce QCM).
Le sens c) est : Se frayer un passage, se glisser, se couler, sans idée d’habilité, qui correspond à celui de notre phrase. Ce sens n’existant pas à la voie non pronominale (puisque l’idée d’habilité n’y est pas obligatoire, contrairement à la forme non pronominale), ça suffit à permettre de conclure qu’on est en présence d’un verbe autonome (ou subjectif). Dans ce type de verbe, le pronom se n’est pas analysable, il fait partie du verbe, on a donc un verbe intransitif (avec accord du participe passé avec le sujet). Cette analyse est éventuellement critiquable (en estimant que le non présence du sème d’habilité dans la forme non pronominale par rapport à celle pronominale ne serait pas déterminante) avec un sujet agentif, en revanche avec un sujet inanimé, je pense qu’elle est entièrement recevable. Donc :
L’infâme traître se faufilait entre … = plutôt intransitif, mais la transitivité peut se défendre.
Les rayons du soleil se faufilaient entre … = intransitif.
(Puisqu’on a vu avec par exemple se vendre que selon le type de sujet (agentif ou non) le verbe était ou non transitif.)- 822 vues
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J’ai mis les choses dans un coin : on voit que mettre est un verbe transitif direct et que les choses est son COD.
Dans Les choses que j’ai mises dans un coin, que mis pour les choses est COD placé avant l’auxiliaire, par conséquent l’accord se fait en genre et en nombre avec l’antécédent de que, soit ici les choses, donc au féminin pluriel.- 7505 vues
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Des quatre choix qui vous sont proposés, seul le premier convient. Il y a en effet,
deux compléments essentiels :
> le COD = une audience ;
>le COI = à sept ambassadeurs de Moscovie arrivés la veille ;et un circonstant (= complément circonstanciel) :
> de lieu = au château.(La veille est complément du participe passé adjectival arrivés.)
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Remplacez bulles d’air par un substantif au masculin (ma proposition ci-dessous n’a sans doute aucun sens médicalement, mais pour ce qui est de la grammaire, c’est bon !) et vous verrez que emphysémateux s’accorde avec allure dont il est le complément et non avec bulles d’air :
Un nodule d’allure emphysémateuse (et non emphysémateux).
Avec un autre adjectif que emphysémateux : Un homme d’allure sportive (et non sportif).Ou encore remplacez allure par type et vous voyez qu’emphysémateux s’accorde au masculin :
Bulles d’air de type emphysémateux scrotales.Ou encore rajoutez de localisation devant scrotale et vous voyez que ce dernier terme ne s’accorde plus avec bulles d’air, mais avec localisation dont il est le complément.
Bulles d’air d’allure emphysémateuse et de localisation scrotale.
Enfin supprimez d’allure et de localisation et emphysémateux et scrotal s’accordent avec bulles d’air dont ils sont devenus les compléments :
Bulles d’air emphysémateuses et scrotales.- 1921 vues
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