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Grand maître
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  • Grand maître Demandé le 13 mars 2024 dans Question de langue

    En ancien français (c’est-à-dire en gros jusqu’au XIIe siècle), on faisait avec ma + voyelle, la même chose qu’avec la (ou le) +  voyelle : on élidait, ce qui si les choses étaient restées inchangées nous donnerait m’épouse (en ancien français m’espouse) et ce qui nous a laissé notamment ma mie (ma amie > m’amie > ma mie). Et puis à partir de la fin du XIIe, la forme masculine du possessif a été concurrente avec la forme élidée et a fini par éliminer cette dernière pour s’imposer au XVIe.
    Sur les raisons de cette élision, je vous livre ce passage extrait de cet article (il n’y est question que de l’élision des e, mais j’imagine – avec beaucoup de prudence parce que c’est un domaine dont j’ignore à peu près tout – que c’est extrapolable aux autres voyelles élidées) : Quelle est la nature de « l’élision » des e féminins devant voyelle ? Résulte-t-elle de la tendance, documentée depuis le XVIe siècle, à enchaîner tous les mots d’un même  groupe d’intonation ? Est-elle distincte de l’amuïssement général de ces voyelles dans la langue parlée ? Est-elle spécifique à la langue de la poésie ? Il est difficile de donner une réponse rapide.
    Quant au remplacement de la forme élidée (m’) par la forme masculine (mon), je ne saurais vous en donner la raison, mais si cela vous intéresse, et que personne ici ne peut vous la donner, il y a de grandes chances que le sieur Lévine qui intervient sur ce site puisse vous éclairer.

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  • Grand maître Demandé le 13 mars 2024 dans Général

    J’aurais tendance à dire que les deux prépositions sont possibles, avec des nuances de sens et sans doute une plus grande fréquence de pour :

    Chez = dans le groupe  : Ils sont une source d’énergie indispensable dans le groupe des sportives (alors que dans le groupe des sédentaires, blablabla).
    Pour = à l’idée neutre de groupe, rajoute l’idée de bénéficiaire. Voir ci-dessous extrait de la définition donnée par Wiktionnaire (avec évidemment le rajout de moi après le slash).

    1. Il sert aussi à marquer le rapport entre une chose qui affecte en bien ou en mal et la personne qui en est ou qui en doit être affectée.
      • C’est un grand bonheur pour moi. / C’est une source d’énergie indispensable pour les sportives.
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  • Grand maître Demandé le 13 mars 2024 dans Général

    Réintroduisez l’article, et vous constaterez que les deux options sont possibles : Les X sont une source de Y / Les X sont des sources de Y.

    Pour se donner une première (et bien sûr sommaire) impression de ce que fait l’usage publié, avec source(s) de problèmes et source(s) d’énergie, les deux genres se trouvent de façon assez proche. Avec source(s) de vitamines et source(s) de cholestérol, seul le pluriel sort.

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  • Grand maître Demandé le 13 mars 2024 dans Accords

    La proposition de Joëlle (1) si elle est grammaticalement possible et bien sûr correcte (le deuxième l’ a pour antécédent le premier), me semble inacceptable sémantiquement, contrairement à celle de CParlotte (2), à laquelle je souscris entièrement.

    (1) Il est toujours possible de nous l’adresser pour ceux qui ne l’ont pas fait ou faite = Ceux qui n’ont pas fait le/la X peuvent nous l’adresser.
    Comment peut-on adresser quelque chose qui n ‘est pas fait ?

    (2) Il est toujours possible de nous l’adresser pour ceux qui ne l’ont pas fait  ; où le deuxième l’ = nous adresser le/la X. Comme dit par CParlotte, ce pronom a pour antécédent une proposition, il reste par conséquent invariable (au masculin, singulier, donc).

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  • Grand maître Demandé le 13 mars 2024 dans Accords

    Pour moi, on a là des superlatifs comparatifs, mais la comparaison se fait dans le cas de l’invariabilité entre les différents degré de l’utilité d’un seul et même objet/être: l’utilité du X est nulle, faible, moyenne, forte, maximale.
    > C’est lorsqu’ils se tournaient vers moi que je me sentais le plus utile.

    Et dans le cas de la variabilité, entre différents objets/êtres, sans que le complément soit forcément exprimé (il est donné par le co(n)texte) :
    > C’est lorsqu’ils se tournaient vers moi que je me sentais la plus utile (d’entre les personnes susceptibles de l’être).

    Les deux options me semblent possibles (ce n’est pas le cas pour c’est là que je me sens le mieux), mais plus de contexte aiderait à décider.

     

    (C’est d’ailleurs parfaitement expliqué sur le site de l’Académie auquel renvoie le lien donné par Chambaron – dont j’extrais ce passage : l’article reste invariable lorsqu’il y a comparaison entre les différents degrés ou états d’une même chose.)

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  • Grand maître Demandé le 12 mars 2024 dans Général

    Grevisse note que contrairement aux dictionnaires, l’usage (général) ne voit guère de différences entre les trois constructions : goûter, goûter à et goûter de.

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  • Grand maître Demandé le 11 mars 2024 dans Général

    Dans la mesure où adoptif signifie autant celui qui adopte (parent adoptif), que celui qui est adopté (enfant adoptif), je dirais en effet que Pierre et Jean sont réciproquement frères adoptifs (Jean ayant « adopté » Pierre et Pierre ayant été « adopté » par Jean).

     

    EDIT
    Cela dit, si je comprends bien la définition ci-dessous extraite de l’article frère de la 9e édition du dictionnaire de l’Académie, il semblerait que frère adoptif ne puisse désigner que le frère adopté.
    Frère adoptif ou frère par adoption, se dit d’un enfant qui a été adopté par un père ou une mère ayant d’autres enfants.
    Auquel cas, je ne sais pas comment Pierre pourrait qualifier son frère Jean.

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  • Grand maître Demandé le 9 mars 2024 dans Question de langue

    En effet, les deux sont corrects, le futur antérieur indique un passif processuel :
    Vous transmettrez ce document une fois qu’il aura été validé par vous (ou par X) = une fois que vous (ou X) l’aurez validé.

    Alors que le futur simple indique un passif résultatif :
    Vous transmettrez ce document une fois qu’il sera validé = Vous transmettrez le document validé.

    Dit autrement, passif processuel (= a valeur d’action) :
    Je suis en train de valider le document > le document est (en train d’être) validé par moi.

    Passif d’état (= a valeur résultative / d’achèvement) :
    Je suis en train de valider le document ; ça y est, j’ai fini : le document a été validé (par moi) et donc maintenant le document est validé.

    De fait, si une fois que requiert le futur antérieur pour les actions, ce n’est pas le cas pour les états (puisque l’idée d’achèvement y est incluse) :
    Une fois que tu seras majeur, tu pourras faire ce que tu voudras, mais pour le moment, c’est moi qui décide, na !
    Une fois que tu auras été majeur, tu pourras faire ce que tu voudras, mais pour le moment, c’est moi qui décide, na !

     

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  • Grand maître Demandé le 9 mars 2024 dans Accords

    contribuer est transitif indirect : contribuer à quelque chose, par conséquent le participe passé reste dans tous les cas invariable > Des vacances formidables auxquelles vous avez contribué.

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  • Grand maître Demandé le 9 mars 2024 dans Général

    Dans la mesure où receler est transitif direct, je ne vois pas comment justifier le dont.
    L’artiste couche en traits ce qu’il recèle (de pulsions). > receler
    = transitif direct.
    L’artiste couche en traits ce dont il regorge > regorger de =
    transitif indirect.

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