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Comme je l’ai l’ai déjà dit à plusieurs reprises, la typographie n’est pas un dispositif uniforme à la différence de l’orthographe. Les organes normatifs ne sont pas les mêmes.
C’est le rédacteur (compositeur en typographie) qui prend la responsabilité des principes qu’il applique et il le fait de manière raisonnée et constante. Cela s’appelle un code typo et est propre à un éditeur, à une agence de communication, à un journal, etc. On n’y mentionne que les points qui font l’objet de divergences connues et on les assume. Il est rare d’en disposer (c’est un document interne) mais vous pouvez consulter ICI la « marche » (c’est le nom de métier) du Monde Diplomatique, l’une des rares accessibles.
Des thèmes d’actualité, comme l’écriture inclusive ou les rectifications de 1990, peuvent s’y trouver abordés.- 6186 vues
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Dans les deux cas « escales » est bien C.O.D. de prévoir, verbe transitif, et l’accord du participe se fait normalement : Nous avons fait les escales que nous avions prévues ou […] prévues hier soir. Il n’est pas besoin de recourir à un sous-entendu pour comprendre.
Il ne faut pas faire la confusion avec le cas ou le participe passé est celui d’un verbe semi-auxiliaire comme pouvoir ou devoir : Nous avons fait les escales que nous avons pu. Dans ce cas-là, escales n’est pas le C.O.D. de pouvoir (on ne signifie pas « pouvoir des escales » !), mais de faire qui est effectivement sous-entendu.
Cette réponse a été acceptée par Cyril17. le 11 janvier 2018 Vous avez gagné 15 points.
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Il y a un peu une différence entre les initiés et les profanes. N’importe qui est un « ancien élève » de quelque chose, tout le monde ne peut se revendiquer d’appartenir à un réseau d’alumni. Le passage de l’un à l’autre se produit lorsqu’une école (de troisième cycle en général) se dote d’une organisation poussée pour l’entraide entre anciens : annuaire, parrainage, réunions, international, secrétariat.
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Question 2 :
Les rectifications de l’Académie de 1990 préconisent – sans l’imposer – la soudure pour de nombreux mots, soit nommément désignés (environ 180), soit comme règle générale pour les nouveaux mots. Voici le texte exact :
Règle A3 : Le trait d’union est remplacé par la soudure dans les composés d’éléments savants, en particulier en -o (ex. : autoécole sur le modèle de radioactif). N.B. Le trait d’union est maintenu dans les noms propres et termes géographiques où il sert à marquer une relation de coordination entre les deux termes (ex. : gréco-romain).Mon sentiment :
Règle qui ne fait que prolonger et systématiser le mouvement ancien de soudure des mots composés. C’est simple et de bon goût. C’est une règle que j’applique systématiquement en correction.
Le risque de mauvaise lecture n’existe pas avec auto- car le seul cas viendrait des combinaisons o-u (lue ou à tort) et o-i (lue oi à tort), mais seul le mot auto-intoxication semble exister. On peut garder le trait d’union sans souci. Quant à la combinaison o-o, elle existe couramment avec d’autres préfixes : coordination, cooptation, microorganisme, etc.- 3804 vues
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Je n’ai pas connaissance de position académique sur des constructions déconseillées ou préconisées. Les différentes prépositions que vous mentionnez sont en concurrence et me semblent correctes.
À éviter cependant la confusion potentielle (si le contexte le justifie bien sûr) avec « partir en retraite » signifiant aussi aller en séminaire ou s’isoler temporairement.
À noter aussi que, vu l’évolution de la société, l’expression a perdu de sa pertinence : prendre sa retraite signifiait auparavant arrêter toute activité économique productive. De nos jours, de plus en plus de personnes sont amenées à continuer à travailler même si elles ont « fait valoir leurs droits à une pension de retraite », ce qui se produit à des âges divers (comme pour les militaires ou certains régimes spéciaux). Il faut donc rester sensible au contexte.- 10196 vues
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Il semble s’agir du même humour que pour votre précédente question : le mot est aimablement formé sur alchimie avec le préfixe tétra-, sans doute en allusion aux quatre éléments fondamentaux.
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Je n’ai pas réussi à localiser rostople (ou rotople) dans aucun texte.
Soit il s’agit d’une coquille (mais je n’arrive pas à deviner le mot ainsi estropié) , soit on a affaire à une pure création de Marcel Aymé. Connaissant l’humour du bonhomme, je serais tenté par cette dernière hypothèse : au vu du bref extrait que vous donnez, on peut tout imaginer du sens donné au mot dans le contexte puritain de son époque. Voilà qui est savoureux !- 3102 vues
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Votre question est des plus intéressantes et rarement évoquée sur ce site. Ce que l’on appelle l’amphibologie (ou équivoque) est un sujet d’étude pour les linguistes et concerne des domaines aussi divers que la psychologie, la rhétorique, la politique, l’humour ou la poésie. Freud lui-même a travaillé sur la polysémie des mots et le concept d’ambivalence.
Il est hors de question d’entrer dans le détail ici, mais on peut reclasser la difficulté que vous soulevez dans votre exemple dans une gamme plus large :
— lexique : polysémie (sens différents d’un même mot), énantiosémie ( sens opposés d’un même mot, louer par exemple), homophonie, etc. ;
— syntaxe : phrases mal construites, disjonctions ou insertions de mots, ponctuation, position de certains mots (un homme grand, un grand homme), etc. ;
— grammaire : les débats autour du rôle du genre dans le participe passé (accord de proximité) en donnent une bonne idée.En résumé, il est inutile à mon sens de chercher des règles pour tous ces cas, si tant est que cela ait un intérêt. Il est de la responsabilité du rédacteur d’éviter le doute au lecteur ou au contraire de le provoquer comme un effet de style. À défaut, le correcteur – quand on a le bon goût de s’en payer un – se doit d’être attentif aux tournures ambigües : la distance qu’il a avec le texte l’aide en général à mieux en détecter les pièges.
Je livre enfin à votre rumination le phrase d’un maître du genre, San Antonio : J’achète à la brave dame de la réception un plan de la ville (dans Bas les pattes).
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À mon sens la phrase n’est pas idéalement construite :
— soit vous mettez l’adjectif verbal près du nom concerné et vous accordez : Voici la part restante (résiduelle) du loyer pour le mois de décembre ;
— soit vous complétez le participe avec le complément adéquat : Voici la part du loyer restant (due, à payer, en souffrance, etc.) pour le mois de décembre.- 3349 vues
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Pour simplifier, la règle de base est la majuscule au premier substantif et aux mots qui le précèdent (préposition, adjectif, etc.). Votre titre devrait donc être : « Les Pouvoirs de l’esprit ».
Le choix d’une majuscule à esprit est plus affaire de philosophie que de typographie si vous décidez de personnifier le nom commun, notamment s’il apparait sous cette forme dans le corps du livre.Publier un ouvrage avec un titre entièrement en minuscules peut être un choix éditorial. De nos jours, on voit de tout. Mais s’il n’y a pas de raison particulière adaptée au contenu du livre, cela apparaît comme « gratuit » et sans signification par rapport aux codes. À vous d’assumer…
À titre d’exemple, un livre bien connu avec un titre contenant des chiffres – ce n’est pas la règle –, mais avec une justification évidente.
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