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Voici [ic]i une réponse illustrée que j’avais donnée à une question similaire en août 2017.
Il me semble plus judicieux de réserver le mot pic à des outils et de conserver pique pour tout objet pointu en général (cf. l’expression envoyer une pique).- 2649 vues
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La construction de ce verbe d’usage plutôt littéraire est délicate.
Le sujet du verbe augurer (sans auxiliaire) est normalement une personne, celle qui interprète. Pour le bon usage voir le CNRTL (Académie) ici. Il convient de faire attention aux quatre constructions mentionnées pour s’y retrouver : le C.O.D. est le résultat de l’interprétation et le complément introduit par « de » le signe que l’on interprète.
Si le sujet est un objet, un signe, il convient de construire avec le semi-auxiliaire laisser (comme dans votre exemple) car un évènement n’augure pas par lui-même. On retrouve les mêmes constructions qu’à la forme active.
Votre tournure est donc finalement : La fréquentation de l’établissement connaît une croissance continue, ce qui laisse augurer une réjouissante pérennité de notre réalisation.
Vous pouvez aussi utiliser présager qui a l’avantage d’être à la forme active avec C.O.D. : La fréquentation de l’établissement connaît une croissance continue, ce qui présage une réjouissante pérennité de notre réalisation.- 24562 vues
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J’ai effectivement déjà croisé des personnes pour qui « prochain » signifie pendant la semaine suivante. C’est incompréhensible et pose des problèmes.
Donc prochain signifie « qui vient » (jeudi 8 novembre), en huit la semaine suivante (15 novembre) et en quinze la semaine d’après (22 novembre). Rien que de simple et de bon goût là-dedans.Cette réponse a été acceptée par Villardegirl. le 7 novembre 2018 Vous avez gagné 15 points.
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Le genre des mots est hautement arbitraire dans la plupart des langues, a fortiori en français et tant que le mot n’a pas été totalement lexicalisé. Seul l’usage prolongé en décide après des années, surtout pour des apports étrangers. Malgré sa fréquence, le mot wifi est toujours employé tant au masculin qu’au féminin. Faites donc à votre goût…
Pour un mot étranger vous devez appliquer l’italique, mais il n’est pas nécessaire de le faire sur l’article.
Pour le jeu de mots, vous pouvez peut-être bricoler et user du trait d’union qui met en relief les deux parties sans couper complètement.
Ma proposition personnelle : « Roy Hargrove restera une Miles-stone du jazz. »Cette réponse a été acceptée par AlexandreF. le 6 novembre 2018 Vous avez gagné 15 points.
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Après lecture de votre seconde partie de question, je pense que l’on se trouve face à un pur problème de sens (de sémantique).
On ne change pas toujours impunément les temps ou les modes d’une phrase. Essayez de mettre au passé « Ici on paye comptant » (forme de quasi-impératif) ou « Il est humain de se tromper » (forme de maxime), vous aboutissez à des surprises, tant au passé qu’au futur.
Pour reprendre votre verbe de référence, entretenir : « Une pelouse, ça s’entretient ! » est un présent intemporel. Votre problème ne vient pas de la forme pronominale ni du sens passif, mais de la torsion que vous imposez au sens de la phrase.
Enfin, quel principe autorise à vouloir transformer à toute force une forme passive en forme pronominale ? Comment transformez-vous « j’ai été battu » ?- 4895 vues
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La question générale de l’usage du trait d’union est intéressante bien que trop large pour être traitée ici. Mais elle pollue tous les dictionnaires et la vie quotidienne de ceux qui souhaitent écrire de manière raisonnée et non par servilité à telle ou telle mode. Je ne vous donne ici que ma philosophie, aiguisée sur des centaines de cas lors de mes propres corrections et recherches :
Entre deux substantifs (limitons-nous ici à cela), le trait d’union met à égalité les deux termes alors que son absence donne au second un caractère qualitatif par rapport au premier. On peut ainsi opposer une canne-épée (l’objet a également les deux fonctions) et une canne blanche, où blanc ne fait que compléter canne, même si chacun reconnait là le critère très spécifique des cannes d’aveugles.
Le mot clé (clef) est très utilisé de nos jours et fournit un bon exemple de la subtilité de cette approche : on peut ainsi trouver tant mot clé (important), puisque clé n’est qu’un aspect d’un mot, que mot-clé lorsqu’il prend le sens de lien hypertexte ou d’outil numérique (le fameux hashtag par exemple). La clé est un mot, le mot est une clé, à égalité.
Cela explique que dans votre exemple compétence clé n’appelle pas de trait d’union : le mot n’a pas de sens autre que celui résultant de la juxtaposition. Sinon, il faudrait le mettre à des dizaines de tournures de valeur clé à homme clé et créer par là même les entrées correspondantes dans un dictionnaire.
Force est de reconnaitre que les principaux dictionnaires ne tiennent pas compte de ce raisonnement et distribuent les traits d’union avec autant d’arbitraire que d’incohérence entre eux. Ils ont un souci permanent de lisibilité qui les pousse à mettre la tournure là où ils pensent que le lecteur la cherchera : au premier ou au second mot, en vedette (entrée principale) ou dans les acceptions (corps de l’article).N.B. Quelques ouvrages qualifient depuis peu certains de ces seconds noms d’adjectifs invariables. Il s’agit là, à mon sens, d’un abus inacceptable. Un nom en apposition reste un nom par nature, même avec une fonction d’adjectif.
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Une réponse à laquelle n’a pas pensé l’Académie est de l’écrire sous forme phonétique (entre crochets) puisque c’est dans ce cas exactement la même : « … et les deux [vε:ʀ] tombent. »
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Pourquoi vouloir déroger à une disposition qui pour une fois est simple et compréhensible, d’autant que les deux graphies ont des sens bien différents ?
En l’occurrence, la majuscule indique que l’on parle d’une entité souveraine : le mot État agit alors comme un substitut au(x) nom(s) propre(s) associé(s). Il n’en va pas de même avec les subdivisions non souveraines comme des départements français, des comtés anglo-saxons, des districts d’autres pays qui sont relégués au rang de noms communs. On retrouve cette vision dans d’autres appellations telles que judiciaires (Cour suprême, Cour de cassation mais cour d’appel), scientifiques (Académie française mais académie de danse) ou législatives (l’Assemblée nationale mais une assemblée de sages).
Dans les États fédéraux ou confédéraux, la souveraineté est partagée entre les États d’origine et la structure « faitière » et la majuscule concerne les deux. À ce titre – et cela est moins connu ou oublié – on mettra la majuscule au nom spécifique équivalent à État dans le pays en question : Canton en Suisse, Land et Länder allemands, Province au Canada (mais pas en Italie, non fédérale), Région en Belgique, etc. Il vaut mieux dans ces cas se référer à la nomenclature propre au pays.Cette réponse a été acceptée par sabcdefg. le 30 octobre 2018 Vous avez gagné 15 points.
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Certes le site n’est pas conçu pour des séries de questions. Mais au vu de la qualité, on se pique au jeu.
Spontanément, je n’ai qu’une réponse d’écart avec les vôtres :
Un tel résultat supposerait donc que l’on _ ait _ réuni tous les critères de succès.
Pourriez-vous indiquer d’où provient ce test et un lien électronique éventuel ? Je subodore le concours d’orthophoniste et suis intéressé par un accès aux textes des épreuves…- 6125 vues
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La règle est connue, mais les exceptions sont nombreuses et surprenantes.
C’est le cas de « nacarat » qui est présenté par les dictionnaires comme adjectif de couleur invariable alors qu’aucun objet ne porte ce nom en français. Il s’agit bien d’un pur adjectif de couleur, francisation de l’espagnol nacar (nacre).
On peut donc se sentir autorisé à l’accorder au moins au pluriel, le féminin n’étant pas lexicalisé.
Il s’agit d’une belle exception à problème, comme zain, auburn ou kaki (sable).P.S. Je complète ma réponse : selon certaines sources, l’accord de ces adjectifs ne suit pas la règle parce qu’ils seraient « d’origine étrangère ». C’est évidemment absurde puisque les mots une fois francisés doivent suivre les règles grammaticales et typographiques communes.
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