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Que des nains de la pensée s’exercent régulièrement à fouiller les grands auteurs pour y dénicher de prétendues erreurs n’est pas une nouveauté. Leur inculture n’a souvent d’égal que la médiocrité de leur propos.
Les citations ne servent qu’à imager ou parachever un raisonnement, de la même manière qu’on n’applique des valeurs chiffrées qu’à l’issue d’une démonstration mathématique. Elles ne sont donc qu’une illustration d’une règle générale ou des nuances exposées auparavant. Quel intérêt de mettre en valeur tout ce qui est exception, anomalie ou qui « complique » ce qui doit être « expliqué » ?- 4517 vues
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Pfff … Encore une question et des réponses qui prouvent l’absurdité de cette règle archaïque (accord du participe passé après avoir avec le COD antéposé).
Quand osera-t-on enfin mettre définitivement au panier cette absurdité qui pollue lourdement la langue française ?
Le COD est avant le verbe ? La belle affaire ! En quoi cela devrait-il provoquer un accord ? Aucune autre langue ne le fait, pas même l’italien qui a servi de modèle à Marot, à son époque, pour l’introduire chez nous…
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Quand devoir est employé comme semi-auxiliaire (donc avant un un autre verbe à l’infinitif), il ne s’accorde pas. Il suit en cela la même règle que les auxiliaires être ou avoir. Comparable à pouvoir, vouloir, croire et à quelques autres verbes qui remplissent occasionnellement cette fonction.
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Ce qui est problématique dans l’exemple est qu’on trouve une incise (entre tirets) à l’intérieur d’une autre (entre virgules).
Le virgule après le second tiret est donc logique mais traduit un empilement un peu lourd (genre « poupées russes »). Le style de Simone de Beauvoir est d’ailleurs moins vanté que ses idées ou d’autres aspects de sa personnalité littéraire. Le relecteur a dû se poser des questions.
On aurait le même raisonnement avec les autres incises, moins « fortes », entre parenthèses ou entre virgules. Dans ce dernier cas, on trouverait donc deux virgules consécutives ce qui resterait logique mais surprendrait beaucoup.- 3791 vues
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Pour un contempteur (comme moi) de l’accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir, ces échanges nourris sont un pur délice : ils suffisent à montrer mieux que de longues argumentations l’inanité de cette règle archaïque mais sacralisée, surtout à l’écrit.
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Voilà qui permet de découvrir cette pratique d’origine anglo-saxonne.
Descriptif détaillé sur Wikipédia – High Five.
Comme expliqué dans mon commentaire par ailleurs, le trait d’union est plus conforme à la typographie française pour un substantif. Composé d’un verbe et d’un adverbe, il ne prend évidemment pas de marque de pluriel.- 4155 vues
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Pour le savoir, il faudrait interroger un correcteur… comme moi.
Il y a discussion préliminaire entre le relecteur et la maison d’édition. Les résultats ne sont pas homogènes, tant sur la manière d’appliquer que sur le périmètre. On trouve donc de tout à ce jour et la situation est évolutive.
N’oublions pas que si l’application est facultative pour chacun, l’enseignement primaire est censé appliquer l’ensemble depuis plusieurs années. Il y a donc une normalisation progressive qui correspond au lectorat des éditeurs.
Par ailleurs de nombreux ouvrages ne sont plus relus comme ils l’étaient dans le passé et il y a de plus en plus de versatilité dans les positions de chacun. L’autoédition, en forte progression, laisse aussi la place à des approches très variables et fait intervenir les idées de l’auteur.
On notera aussi le cas, très fréquent, des rééditions (notamment à vocation scolaire ou universitaire) qui depuis des siècles remettent lentement à jour les graphies périmées héritées du passé (comparez les différentes versions des pièces de Molière !)
Enfin, les rectifications ne sont pas équivalentes, ni en fréquence ni en perception visuelle. La grande masse concerne les accents circonflexes (sur i et u), élément qui « passe » très bien. Il en va de même avec les règles d’accord des pluriels et d’accentuation des mots étrangers (ou latins).P.S. Chez plusieurs petits éditeurs j’ai obtenu de faire figurer mon nom (au même titre qu’un traducteur ou un illustrateur). Je n’ai jamais reçu une seule remarque (directe ou non) au sujet de ces rectifications.
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La a- dit privatif n’est qu’une des facettes de ce préfixe très courant.
Il résulte aussi souvent de la préposition latine ad (vers) dont la consonne évolue différemment devant celle qui commence la racine principale (ap-porter, ad-ministrer, etc.)- 7976 vues
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Bonne question qui met en relief l’absurdité de certaines règles, notamment celle de l’accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir.
Ici, même si la grammaire « orthodoxe » préconise l’accord, l’explication est délicate puisque mille euros répond aussi à la question combien ? , ce qui en fait un complément circonstanciel.
En fait, les verbes dits « de mesure » (peser, couter, etc.) sont censés être intransitifs, donc sans possibilité d’accord avec un C.O.D. Mais c’est un leurre puisque contenir, mesurer, compter et bien d’autres sont aussi transitifs. De plus, à ma connaissance, courir ou régner ne sont pas des verbes de « mesure » mais ils sont bien intransitifs.
La seule vraie réponse est que le participe passé ne devrait jamais s’accorder après l’auxiliaire avoir, simplement parce que cela n’a aucun sens linguistiquement (les autres langues ne connaissent pas cela) et que c’est une pure invention de l’Académie, qui pervertit la langue écrite depuis des siècles.- 1939 vues
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L’exception irritante selon laquelle vingt et cent (adjectifs numéraux cardinaux) doivent prendre la marque du pluriel « s’il ne sont pas suivis d’un autre nombre » n’a aucune justification. C’est un diktat de l’Académie française qui perpétue une anomalie qui remonte à des siècles, ceux où ces mots étaient des substantifs (pour vingtaine et centaine).
Le problème est que cela viole de manière flagrante la règle selon laquelle un tel adjectif est invariable, même sous forme de nom (dessiner des huit sur une feuille). Le résultat est que les gens mettent aussi un s à mille (un millier), ce qui est logique selon le raisonnement de l’Académie mais pourtant proscrit.
On rappelle aussi que pour un adjectif numéral ordinal (qui indique un rang, une place), ces deux mêmes mots restent invariables : la page quatre-vingt, la ligne cinq cent.- 4011 vues
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