Le profil de Chambaron
Grand maître
9359
points

Questions
25

Réponses
1244

  • Grand maître Demandé le 29 novembre 2014 dans Général

    Un ordre est congénitalement une exclamation. Pas de doute donc : Va t’asseoir !  (avec un e de préférence)

    Si l’impératif n’exprime pas un ordre, mais un simple conseil ou une demande, on pourra se passer du point d’exclamation. La ponctuation devient alors un outil stylistique, comme les « trois points » exprimant le doute ou laissant la pensée en suspens… 

    NB : Typographiquement, ne pas oublier l’espace avant le point d’exclamation.

    • 25306 vues
    • 2 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 29 novembre 2014 dans Question de langue

    Belle illustration de Cathy dans sa réponse, mais difficile d’en retirer une règle…

    Essayons de classer :

    – soit le mot précède un adjectif, verbe ou autre adverbe : il est clairement invariable (valeur de entièrement), à l’exception délicate de l’accord devant un adjectif ou participe féminin commençant par une consonne ou un h aspiré. On écrit donc : elle était toute confuse  ou elles étaient toutes hérissée. Pourquoi ? Parce qu’on n’élide pas un mot devant ces lettres (cf. le hérisson et pas l’hérisson).

    – soit il précède un nom qu’on peut interpréter comme singulier ou pluriel : pas de règle, et il faut retenir une liste d’usage (si l’on veut être vraiment irréprochable). Comme il y en a moins restant au singulier qu’au pluriel, mieux vaut retenir celle-là. Voici les principaux en fréquence : en tout cas, tout compte fait, de toute façon, à toute force, à toute heure, de toute manière, à tout prix, à tout propos, de tout temps  (non exhaustif).

    Pas évident, je le reconnais, mais personne ne devrait vous étriper pour un accord malencontreux…

    • 69214 vues
    • 3 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 29 novembre 2014 dans Général

    Merci de mieux contrôler certaines réponses avant publication.

    De nos jours, vieil homme  est  bien évidemment la seule solution au quotidien. Mais taxer Hugo ou d’autres auteurs d’erreur est quelque peu cavalier : « vieux » s’est longtemps employé couramment devant une voyelle ou un h muet, avant de disparaître totalement pour des raisons d’euphonie. Mais son emploi dans un écrit du XIXe siècle n’a rien d’anormal. Autres exemples chez Maupassant et même Gide ! D’ailleurs la trace en subsiste encore dans certaines tournures, et notamment devant et/ou  ; on doit normalement employer vieux malgré le hiatus latent : un vieux ou bel appartement  (mais vieil n’est pas fautif).

    Référence :
    http://www.cnrtl.fr/definition/vieil

    • 13522 vues
    • 6 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 29 novembre 2014 dans Général

    La règle incontestable est d’accentuer les capitales, qu’elles se trouvent en début de phrase ou en cours de phrase. Toutes les sources sérieuses concordent.

    Cela étant, une « école de contestation » s’est développée sans raison objective. Sous l’influence de certains médias qui y voient une simplification de leur travail de mise en page, et des publicitaires pour des raisons graphiques, on devrait tolérer cet oubli ! Malgré mon respect pour Le Monde, qui cautionne ce laxisme au titre de sa tradition interne ancienne qu’on appelle la marche, cette démarche n’est pas acceptable.

    En dehors des confusions possibles (réelles mais assez rares), c’est aussi un brouillage du message de qualité des écrits et de respect de la langue. À (au moins celui-là) moins d’y être contraint, il est donc vraiment préférable d’accentuer, quitte à s’en excuser si l’on ne peut vraiment pas pour des raisons techniques.

    De toute façon, la bataille sur le sujet est loin d’être achevée…

    • 31966 vues
    • 5 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 29 novembre 2014 dans Question de langue

    Un peu de poésie dans cette rubrique ne nuit pas…

    La pratique est en effet courante pour les poètes d’inverser l’ordre habituel des mots pour créer un « effet de style ». La phrase mentionnée  (qui est un titre, donc bref) laisse planer un doute sur la suite, solution que l’on trouvera dans le livre. On peut juste déduire que le « sujet » (de la phrase et du livre) est féminin.

    Elle a dû endurer beaucoup de souffrances amoureuses, mais j’espère que les vôtres auront été brèves à comprendre le « pourquoi » de la chose…

    Communiquez-nous à l’occasion la réponse !

    • 14120 vues
    • 3 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 27 novembre 2014 dans Accords

    Dans le sens pénal, ferme ne semble jamais s’accorder, malgré maintes violations par les médias. Il s’agit toujours de l’adverbe « fermement » et par opposition à « avec sursis ». On retrouve d’ailleurs cela dans les tournures comme  « ils se tiennent ferme à la rambarde ».
    Ce n’est pas d’hier : ferme est déjà attesté comme adverbe (solidement) en 1180 ! (source CNRTL)
    Cela surprend, mais Le Monde  maintient bien le cap. comme le montrent les exemples ci-après :

    « Clowns effrayants » et « chasseurs de clowns », histoire d’une psychose  Le Monde.fr | 27 octobre 2014

    Ce dernier a été condamné lundi 27 octobre à 12 mois de prison dont 4 ferme par le tribunal de grande instance de Montpellier.

    Foot : Barresi, l’agent trouble que ne veut pas lâcher la fédération  Le Monde.fr | 20 novembre 2014 |

    Numéro un de la profession en France, le Marseillais Jean-Pierre Bernès avait, lui, été condamné en 1995 à deux ans de prison avec sursis dont trois semaines ferme dans le cadre…

     

    Cette réponse a été acceptée par Vlavv. le 7 décembre 2014 Vous avez gagné 15 points.

    • 16879 vues
    • 7 réponses
    • 1 votes
  • Grand maître Demandé le 26 novembre 2014 dans Conjugaison

    Question délicate, mais qui mérite d’être éclairée eu égard à la fréquence d’emploi tant par les médias que par les particuliers.

    Vous donnez déjà l’essentiel des éléments dans votre question. Je pense néanmoins que  le second verbe, s’en ensuivre, n’est en fait que s’ensuivre  auquel est joint un complément sous forme pronominale : le « en » (= de cela) représente un groupe de mots situé ailleurs dans le texte.

    On peut ajouter que Bescherelle, not’mère, ne connaît effectivement que la 3e personne du singulier, mais présente aussi sans commentaires les participes passés accordés (féminin et pluriel), ainsi qu’un impératif passé croquignolesque (soit ensuivi !).

    Le Monde, référence incontournable, utilise systématiquement et correctement s’ensuivre, mais ils lui arrive d’utiliser aussi la 3e personne du pluriel.

    Grevisse insiste sur le fait que la soudure du en- ne doit pas être brisée, mais constate que de nombreux auteurs ont fauté dans leurs textes (dont Émile Littré lui-même qui le condamnait clairement !)

    Le Littré, justement, reconnaît la 3e personne du pluriel.

    Projet Voltaire a une position, dans le module Excellence, mais je n’arrive pas à la récupérer dans l’immédiat (les explications ne sont disponibles qu’en instantané sur la question à l’écran).

    Au total, mon avis est le suivant :
    1- Ne jamais tolérer la séparation du en-, même si la faute est fréquente.
    2- Accepter l’usage de la 3e personne du pluriel et de l’accord des participes en genre et nombre, à peine de se priver inutilement de nombreuses tournures pourtant logiques, et de devoir recourir à des formulations moins heureuses…
    3- Ne pas oublier de respecter les modes de conjugaison si un verbe suit : « il s’ensuit que j’y vais » (forme affirmative = indicatif), mais « il ne s’ensuit pas que je m’en aille » ou « s’ensuit-il que j’y aille ?  » (formes négative et interrogative = subjonctif)

    Références :
    http://www.bescherelle.com/conjugueur.php?term=s%27ensuivre
    http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=1218375&xtmc=s_ensuivre&xtcr=31
    http://littre.reverso.net/dictionnaire-francais/definition/s’ensuivre

    • 66808 vues
    • 7 réponses
    • 1 votes
  • Grand maître Demandé le 25 novembre 2014 dans Accords

    Bonne question, car la règle dans ce cas déroge quelque peu à celle d’accorder le participe avec le COD.

    Dans ce type de tournure, le « en » se substitue au COD et prend un genre neutre.  Si j’écris : « J’en ai bavé » , le « en » n’a pas de genre propre. Il remplace au choix  » des ronds de chapeaux », « pendant longtemps », « injustement » ou que sais-je encore selon le contexte. Donc, on ne marque pas le genre et la phrase correcte est : « des photos comme je n’en ai jamais vu« .

    Pour les sceptiques, reprenons l’expression courante : « Des vertes et des pas mûres, j’en ai vu « . On ne sait pas à quoi se rapporte « en », et pourtant les deux adjectifs qui précèdent sont féminins…

    NB : il me semble que cette difficulté est traitée dans le module Excellence du Projet Voltaire.

    • 7103 vues
    • 3 réponses
    • 2 votes
  • Grand maître Demandé le 25 novembre 2014 dans Accords

    Oui ! Pas de problème spécifique avec ce verbe dans sa forme pronominale :

    – soit il est réfléchi direct : le participe est alors accordé ( elle s’est mise en marche = elle a mis elle-même en marche). Idem pour un pronominal passif : Le solfège, elle s’y est mise.
    – soit il est réfléchi indirect : pas d’accord ( elle s’est mis un peu de vernis sur les ongles = elle a mis à elle-même…)

    Mentionnons aussi la forme pronominale réciproque : elles se sont mis des coups de griffe (=l’une à l’autre, pas d’accord).

    NB : La petite difficulté  pour ce verbe mettre vient du fait qu’on entend mal la différence entre « s’est mis en »… et « s’est mise en ». Cela vaut aussi pour les verbes du 1er groupe :  elle s’est coupé le doigt mais elle s’est coupée en cuisinant. Dans tous les cas, la règle du COD/COI tranche les doutes…si j’ose dire.

    Cette réponse a été acceptée par cathmans. le 26 novembre 2014 Vous avez gagné 15 points.

    • 21198 vues
    • 2 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 25 novembre 2014 dans Accords

    Bonjour Monsieur Erick, débutant du Projet Voltaire,

    Effectivement, les préconisations orthographiques de 1990 permettent d’accorder « midi » sans se rendre coupable de haute trahison. Chacun choisit selon sa propre philosophie… Rappelons que le l’on peut aussi opter pour son genre , masculin ou féminin (ça, ce n’est pas nouveau).

    Voici le texte concernant « après-midi » (site agréé : http://www.renouvo.org/info.php?id=109 ) :
    Pluriel : après-midis

    Ancienne orthographe : des après-midi
    Règles d’application : les noms composés, avec trait d’union, formés à l’origine soit d’une forme verbale et d’un nom, soit d’une préposition et d’un nom, perçus comme des mots simples, prennent la marque du pluriel au second élément, seulement et toujours lorsqu’ils sont au pluriel.

    Personnellement, je conserve l’ancienne orthographe, bien que souscrivant par ailleurs à maintes modifications apportées par cette nouvelle norme de simplification. C’est toujours le seul et même midi astronomique qui sert de référence (cf. gratte-ciel  ). Par ailleurs, le Projet Voltaire ne reconnaît pas encore les modifications de 1990.  À vous de choisir !

    • 45346 vues
    • 4 réponses
    • 2 votes