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Attention tout d’abord aux homophones « repaire » (retraite, abri, nid) et « repère » (marque, référence).
Les deux semblent envisageables dans votre phrase, avec des sens différents et des conséquences sur la syntaxe :
— [Ce restaurant] est un repère exquis et confidentiel pour (venir) profiter […]
— [Ce restaurant] est un repaire exquis et confidentiel où venir profiter […]- 3358 vues
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Le mot « authentique » subit, comme beaucoup d’autres, une dérive sémantique pénible. Qui peut expliquer pourquoi ce terme finalement assez technique — conforme à l’original et qui fait foi — s’est retrouvé à qualifier des personnes pour leur conférer un cachet. Mais un cachet de quoi d’ailleurs ? Comme pour « vrai », lui aussi dévoyé, il semble difficile de savoir ce que les gens mettent là-dessous. Pêle-mêle, on peut comprendre qu’il s’agit de personnes sincères, spontanées, ouvertes, naturelles, simples, franches, directes, etc.. J’en viens à penser que seuls qualifient les autres d’authentiques ou de vrais ceux qui ne sentent pas eux-mêmes l’être…
Devant le choix de synonymes, il est bien plus correct de choisir le plus adapté que d’employer ces termes hors de leur sens réel.
Cette réponse a été acceptée par Zully. le 7 octobre 2016 Vous avez gagné 15 points.
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Concernant le cas spécifique de « Eh bien » et « Et bien » — comme eh oui ou eh quoi — vous pouvez aussi vous appuyer sur le billet du Projet Voltaire qui lui est consacré.
Pour votre exemple de fin, la typo fait la différence. « Et » étant conjonction de coordination, la phrase se lirait mieux ainsi :
— La situation est critique.
— … Et je vous rejoins, nous sommes désormais en guerre.
Les points de suspension marquent ici l’enchaînement avec la phrase précédente. Rien à voir avec « Eh bien ».Pour les autres lettres mises en onomatopées ou en interjections, il est parfois délicat de faire la distinction. Personnellement, je mets le H devant lorsque l’on est dans le cas d’une onomatopée ou d’un cri qui appelle le « H » aspiré. Le cocher hurlera plutôt « Ho ! (holà) doucement… » à ses chevaux, mais l’on s’extasiera avec un « Oh, les jolies fleurs… » De même, on hèlera un taxi avec un « Hé (hep), taxi ! », on fera peur avec un « Hou ! » fortement marqué, mais on se plaindra avec un mol « Ouh là là ».
Cette réponse a été acceptée par JackIsJack. le 6 octobre 2016 Vous avez gagné 15 points.
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Vous avez de la chance dans votre exemple, car les mots passion et pratique s’emploient fort bien tous deux avec la préposition « de » . Vous pouvez donc écrire : « J’ai dix ans de passion et de pratique des sciences.» Il faut bien répéter la préposition.
Dans le cas, fréquent, où la préposition est différente, il est nécessaire en effet de tourner la phrase autrement…
Cette réponse a été acceptée par Zully. le 9 octobre 2016 Vous avez gagné 15 points.
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Toute typographie doit s’adapter au document qu’elle sert : une pièce de théâtre a ses codes, un ouvrage scientifique ou un roman les siens, les colonnes d’un journal ne ressemblent pas aux bulles d’une B.D.
À cet égard, le logiciel Power Point — que j’ai pratiqué de nombreuses années avant d’en être enfin débarrassé — a amené des modifications significatives dans la rédaction de très nombreux écrits professionnels :
— destruction de la syntaxe et des phrases complètes ;
— usage massif des puces ;
— prolifération des usages fantaisistes des caractères et de la ponctuation :
— usage immodéré d’éléments exogènes au discours (images, fonds d’écran, jeux visuels, etc.).
Il est donc, à mon sens, un peu vain de tenter d’appliquer par principe les règles académiques à ce barnum. La seule règle qui vaille est celle qui régit déjà votre auditoire et vos objectifs. Par défaut, la sobriété des règles traditionnelles constitue une sécurité. Mais je n’ai jamais vu quelqu’un s’émouvoir de l’absence de ponctuation en fin de ligne dans une liste…- 8243 vues
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Les prononciations locales sont parfois impénétrables ! Je n’ai trouvé aucune raison fondée à la prononciation particulière de Vaucresson, nom formé d’après le latin de manière courante.
Les cas sont légion et font souvent couler beaucoup de salive entre les autochtones et les étrangers : Aux(ss)erre, Lube(é)ron, Cassis(s), Montpe(é)llier ou le Queyras(s)…- 4010 vues
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J’avoue ne pas retrouver immédiatement une source détaillée pour votre question précise, mais à ma connaissance la graphie des organisations ne déroge pas à la règle commune d’écriture des termes étrangers : dans un texte en romain, vous écrirez donc le nom en italique , et vice versa.
À noter qu’il convient d’être scrupuleux sur le respect de la graphie d’origine et éviter les francisations partielles : accents, traits d’union ou majuscules doivent être considérés. En anglais, ce n’est pas trop compliqué, mais gare aux langues exotiques…
N.B. En cas de sigle ou d’acronyme, on conserve le principe de l’italique, mais il n’y a en anglais pas de point abréviatif : L’O.M.S. devient donc la WHO…P.S. Dans une de ses pages, l’O.Q.L.F. défend le principe d’écrire tous ces noms en romain. C’est simplifier le problème et assimiler « nom d’organisation » et « nom propre ». Nous conservons en typo française de France le distinguo :
— L’Opéra de Paris est une société bien gérée : nom propre de société qui couvre plusieurs bâtiments ;
— L’opéra de Paris est un bel ensemble signé Garnier : le nom commun ne prend pas de majuscule.
Cette distinction devrait se retrouver pour un nom étranger : nom propre en romain, nom commun en italique.- 8165 vues
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Je n’ai pas l’historique détaillée, qui tient aux racines mêmes du français moderne aux XVIe et XVIIe siècles et aux grammairiens qui l’ont codifié.
Mais la distinction a clairement à voir avec la conjugaison :
— les verbes en -ir forment « massivement » le 2e groupe de conjugaison. Il comporte tous les verbes ayant leur participe présent en -issant. Exemple de référence : finir, finissant. Ce groupe est régulier à la fois sur la stabilité du radical et sur la celle des désinences lors des différents temps et personnes de la conjugaison. Les éventuels nouveaux verbes en -ir sont rattachés à ce groupe : le dernier est alunir en 1950. Une liste assez complète se trouve sur le site Aidenet.
— quelques autres verbes en -ir avec d’autres formes de participe présent se retrouvent dans le 3e groupe avec des conjugaisons diverses. Vous les retrouverez dans cette autre liste du même site.
— les verbes en -ire sont tous du 3e groupe avec des conjugaisons spécifiques (participe en -ant, -iant ou -isant). Le nombre est très limité. Même liste.- 15675 vues
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Hélas — une fois de plus —, la circulation de textes déformés ou tronqués sur la Toile joue des tours aux internautes.
J’ai localisé cette erreur sur ce site suisse, mais les autres versions du texte de Maupassant consultées sont correctes et l’accord est fait correctement.
Cela fait plusieurs fois que nous avons ici ce genre d’anomalie qui ne contribue pas au respect des règles élémentaires de l’orthographe et de la grammaire. Mais nous n’y pouvons malheureusement plus rien, sinon mettre continuellement en garde contre l’usage de documents en provenance de sources mal connues.- 3390 vues
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Il est des constructions qui demandent un peu de réflexion car le sous-entendu n’est pas toujours intuitif.
Pour la phrase du ministre, il faut essayer de percevoir le « si » potentiel qui changera tout.
— Soit elle dit : « Merci de cet échange que j’oserai qualifier d’agréable. » et dans ce cas, tout est dit. Il s’agit d’un procédé rhétorique par lequel on annonce quelque chose que l’on est en train de faire. Nous qualifierons cela de « futur immédiat ». D’ailleurs, je viens de le pratiquer à la fin de la phrase qui précède…
— Soit elle dit : « Merci de cet échange que j’oserais qualifier d’agréable… » (si des fâcheux ne s’y étaient invités par exemple). Encore faut-il que le contexte le rende compréhensible.Dans les exemples très courants avec la tournure : « J’aimerais vous rencontrer pour […] « , le « si » est bien sous-entendu : si vous en êtes d’accord, si rien ne s’y oppose.
Finalement, et à défaut d’autres éléments, c’est bien le futur qui s’impose dans votre exemple tel que présenté.
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