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  • Grand maître Demandé le 10 janvier 2023 dans Question de langue

    Une abréviation ne se comprend qu’à l’écrit (puisqu’elle se prononce en intégralité à l’oral).
    En français, l’abréviation des titres de civilité (M., Mme, Mgr, Me, etc.) ne se justifie que pour un formalisme finalement restreint, celui des courriers administratifs, de la presse et de documents assez peu littéraires.
    La norme par défaut n’est pas l’abréviation mais l’écriture en toutes lettres. À plus forte raison, dans le style direct on ne doit pas abréger. Cela n’a rien à voir avec une quelconque forme de politesse : « Je suis monsieur Durand »,  » Bonjour, madame Dupont ».
    À noter qu’il n’y a alors aucune majuscule.

    Cette réponse a été acceptée par Primavolta. le 10 janvier 2023 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 5 janvier 2023 dans Question de langue

    Par nature, pour qu’il y ait divergence (ou convergence), il faut au moins deux éléments distincts (rayons, yeux, opinions, idées, etc.). Le pluriel s’impose donc logiquement, même pour des abstractions.
    Cela étant, on constate effectivement des emplois au singulier (voir ICI la courbe de fréquence), ce que je ne sais pas expliquer.

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  • Grand maître Demandé le 4 janvier 2023 dans Question de langue

    Oui, c’est très classique. Le temps du style direct est indépendant de celui de la narration.

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  • Grand maître Demandé le 4 janvier 2023 dans Question de langue

    Si je lis bien votre question, il faut rédiger : La tournure « monter en haut » est un pléonasme.
    « Monter en haut » n’est en effet pas une phrase en tant que telle, c’est une tournure, une expression, une forme. La place des guillemets compte aussi (on pourrait d’ailleurs  utiliser l’italique qui balise un autonyme, mot ou locution qui se désigne lui-même). Le mot pléonasme s’applique bien au mot tournure.

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  • Grand maître Demandé le 2 janvier 2023 dans Général

    Question très technique, la typographie des textes bibliques étant un vrai casse-tête.
    Vous trouverez de nombreux éléments dans Orthotypographie de Jean-Pierre Lacroux (Voir ICI) qui est mon guide personnel. Plus spécifiquement pour votre question :
    1. Lire attentivement les points 4.2 (pour les Psaumes)  et 4.3 (sur l’emploi de chiffres arabes ou romains) ;
    2. Pas de mention de la subdivision des versets. La barre oblique serait justifiée, mais ici vous ne citez qu’un seul verset ;
    3.  Comme extrait secondaire d’un ouvrage principal identifié (la Bible), le titre d’un psaume isolé ne devrait pas prendre l’italique. Capitale au second substantif seulement car ce n’est pas le titre originel ;
    4. Les crochets marquant l’ablation par le rédacteur d’un passage doivent être suivis d’un point si la phrase (ici le verset) est complète.

    Au total, voici ma proposition :
    Allusion au psaume du Berger, dans l’Ancien Testament (Ps. 23, 5) : « Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires ; tu oins d’huile ma tête […]. »

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  • Grand maître Demandé le 2 janvier 2023 dans Général

    Question intéressante et peu courante sur ce site !
    La graphie des cris d’animaux, sons et bruits n’est pas la tasse de thé des dictionnaires : on en  trouve bien quelques-uns mais cela a peu d’intérêt car l’imagination des concepteurs de bandes dessinées  a fait exploser cette catégorie. On en trouve en pratique des centaines, écrits de toutes les manières.
    On peut donc, dans un texte rédigé, leur appliquer la typographie des mots étrangers non francisés ou celle des créations lexicographiques, à savoir l’italique.  Personnellement, c’est celle que j’utilise en tant que relecteur-correcteur.
    Cela signale immédiatement la spécificité de la transcription et dispense de se poser trop de questions stériles sur la graphie exacte (hum, hmm, hm) ou d’accorder au pluriel.
    Les guillemets ont plus pour vocation de baliser une citation ou une distanciation par rapport au sens propre, ce qui n’est pas vraiment le cas ici.
    En style direct (dialogues, publicité, bulles de B.D.), italique et guillemets sont par nature sans objet.  On écrit ce que l’on veut comme on le veut…

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  • Grand maître Demandé le 31 décembre 2022 dans Conjugaison

    Hélas, non ! Mais ce sera mon dernier refus de l’année.
    Pas de raison pour un subjonctif ici, le passé simple s’impose sans discussion.

    Cette réponse a été acceptée par leslecturesdemaryline. le 23 mai 2023 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 31 décembre 2022 dans Accords

    1. Sur le plan grammatical : la fluorescence n’exprime pas une nuance de couleur mais une propriété d’excitation de la matière. La  lumière pourrait aussi bien être tamisée, brillante,  scintillante, clignotante, etc.  Autrement dit, elle pourrait être fluorescente sans couleur spécifique associée.
    Dans ce cas, l’adjectif ne forme pas avec l’adjectif de couleur une nouvelle couleur (invariable) et s’accorde normalement : une lumière verte fluorescente,  une lumière fluorescente verte.
    2. Sur le plan du sens : on ne peut par nature appliquer à la lumière la notion de fluorescence puisque c’est justement elle qui rend fluorescentes les matières qu’elle touche. Il y a sans doute confusion avec un autre mot mais je ne vois pas lequel (phosphorescent présente le même problème).

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  • Grand maître Demandé le 20 décembre 2022 dans Accords

    Voilà les ravages de la volonté de certaines et de certains de marquer d’un genre grammatical tous les éléments du langage. On a créé (à lire la prolifération de questions sur ce sujet) une véritable insécurité linguistique.
    On est donc passé d’une simple extension, justifiée, des « titres et fonctions » (métiers, administration) à une angoisse permanente sur tous les mots. Délire d’un monde qui perd ses repères !
    Alors, pour « en éclaireur », comme pour « en victime »,  « en traitre » (traitreusement) et tant d’autres tournures de ce type, le sexe du sujet concerné n’a rien à voir avec le genre grammatical du nom du complément, souvent de nature adverbiale.
    Être envoyé « en ambassadeur » se lit comme « en ambassade » non comme « en tant que homme ou femme ayant le titre d’ambassadeur-ambassadrice ».
    Mais cela doit paraitre irrecevable à beaucoup ; de quoi se lasser à tenter de l’expliquer…

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  • Grand maître Demandé le 18 décembre 2022 dans Question de langue

    Excellente question car le cas est assez fréquent mais délicat à manier.
    Comme correcteur, j’utilise deux solutions :
    – soit on englobe l’article dans les guillemets ;
    – soit on ne fait pas l’élision, du moins à l’écrit. Cela se justifie car les guillemets « cassent » la liaison naturelle qui fonde l’élision. Oralement, cela est aussi possible avec un changement d’inflexion de la voix.
    Le choix est parfois difficile mais je ne vois pas de solution typographique autre. Comme vous le soulignez, l’apostrophe isolée est très inesthétique et la typo, c’est de l’agrément de lecture…
    Pour votre exemple, j’écrirais : Peut-être est-ce parce qu’ils préfèrent un qualificatif plus pudique que « exorciste ».

    Cette réponse a été acceptée par Pompadour. le 19 décembre 2022 Vous avez gagné 15 points.

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