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  • Grand maître Demandé le 15 septembre 2022 dans Général

    marcel1,

    Pour ma part, je comprends que vous souhaitez que le déterminant possessif pluriel soit le représentant grammatical d’ une énumération de substantifs, lesquels seraient possiblement différenciés en genre et nombre.

    Grévisse (571.)

    1 – Le déterminant est un  mot qui varie en genre et en nombre, genre et nombre qu’il reçoit, par le phénomène de l’accord du nom auquel il se rapporte. ( Le déterminant possessif varie en outre en personne.)
    2 – Le déterminant transforme n’importe quel mot, n’importe quel élément (syntagme, phonème, lettre, etc.) en nom.

    À la lumière de cette dernière phrase je relis vos exemples :

    « Mes nom, prénoms, adresse et numéros de téléphone sont inscrit au dos de cette feuille. » votre exemple est pertinent car l’usage (que la grammaire entérine avec le temps…quand il est fondé) a bien défini l’ensemble de ces vocables d’un nom pluriel : coordonnées.

    « Mes père et mère m’ont élevé en travaillant dur » est d’usage – quoique controversé- car le syntagme père et mère est également représenté par un nom pluriel : parents.

    « Mes oncle, tante cousin et cousine sont bien arrivés »  n’est pas possible parce qu’ en admettant que l’usage nomme ce syntagme la famille  le déterminant devrait obligatoirement prendre le genre  et le nombre de ce nom ce qui donnerait la « supercallifragilisticexpialidociousieuse  phrase suivante :

    « Ma oncle, tante, cousin et cousine est bien arrivée » .

    Quant à « mes frère et sœur », chacun au singulier, je n’en parle même pas, ce n’est même pas une fratrie puisque la fratrie, vous en faites partie alors que vous êtes absent de l’énumération.

    En revanche et il clair que dans le cas du pronom ou déterminant pluriel qui ne marque aucun genre, la répétition peut être omise si ce déterminant peut être « distribué* conformément à la règle énoncée en 1, c’est a dire en parfait accord avec chacun des termes.

    Il ne s’agit nullement d’un accord mais d’une omission de répétition

    « Mes oncles, mes tantes, mes cousins et mes cousines sont bien arrivés »  peut être remplacé sans aucune restriction par :

    « Mes oncles, tantes, cousins et cousines sont bien arrivés »

    idem pour

     » Mes sœurs et frères m’ont toujours aidé quand j’en avais besoin »

    Et pour finir, nul besoin d’un quelconque déterminant dans certains cas :

    Mon père, mes deux sœurs et ma tante ont toujours essayé  de me dépouiller de mon héritage. Ma réponse est sans ambage  : « Essayez donc ! père, sœurs, tante, de vous approprier ce qui ne vous appartient pas et vous subirez ma colère ! » 😉

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  • Grand maître Demandé le 15 septembre 2022 dans Accords

    Bonjour,

    Vous auriez bien fait : ce participe passé est conjugué avec l’auxiliaire avoir et il n’y a pas de COD.

    La tète (sujet) tourne à elle ( à qui COI et non COD).

    Il n’y a pas lieu d’accorder.

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  • Grand maître Demandé le 15 septembre 2022 dans Accords

    Bonjour,

    …pour 2 euros la pièce. 😉

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  • Grand maître Demandé le 14 septembre 2022 dans Général

    Bonjour marcel1,

    Hélas et heureusement, ce ne sont pas les écrivains qui font les règles grammaticales. Une liste de « google.books » – d’autant plus que les occurrences appelées ne tiennent pas pour la plupart compte de l’adjectif possessif.-  ou l’usage oral ne sont pas une preuve grammaticale, sinon : « C’est qu’est-ce que je dis » serait une phrase correcte !

    À l’écrit, on ne peut pas distinguer frère et sœurfrère et sœurs et frères et sœur s même quand on connait le nombre des frères et des sœurs., et ce pour les raisons que MorganaFata énonce.

    En revanche, la locution mes/tes/ses père et mère fait effectivement exception, la citation biblique ne devant pas être étrangère à ladite.

    J’oublie ce que j’ai lu sur la partie équidé.

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  • Grand maître Demandé le 14 septembre 2022 dans Accords

    Bonjour AntoineT,

    « Les libéralismes économique, politique et de mœurs. » est une phrase incorrecte

    le libéralisme de mœurs n’existe pas  ; l’adjectif qui correspond à « de mœurs » est moral.

    Votre phrase corrigée est :

    « Les libéralismes économique, politique et moral….»  .

    Merci à marcel1 pour sa rectification

     

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  • Grand maître Demandé le 14 septembre 2022 dans Accords

    Bonjour,

    les objets font tout le temps des actions : « la pierre tombe », « la lampe éclaire », etc.

    Et effectivement l’accord que vous avez rencontré est grammaticalement exact.

    P.S. Je laisse Chambaron venir expliquer ce qu’il pense de ce type d’accord

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  • Grand maître Demandé le 14 septembre 2022 dans Général

    Bonjour,

    Dans votre phrase le pronom relatif en doit avoir un référent préalablement déterminé.

    Par exemple :
    « Cette offre semble fabuleuse mais je veux en connaitre la face cachée ». En se place toujours devant le verbe qui agit sur le référent qu’il représente. Que veut-on connaitre ? La face cachée de en, c’est à dire de l’offre.

    Sans référent préalablement déterminé, vous devez écrire :
    « Je veux connaitre la face cachée de cette offre qui me semble fabuleuse ».

    Mais vous ne pouvez pas écrire : « On en veut connaitre la face cachée » sauf si vous êtes un grand poète.

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  • Grand maître Demandé le 13 septembre 2022 dans Général

    Bonjour,

    et je suis désolé d’aller à contre-courant de ce qui s’est écrit auparavant.

    La seule formulation admise selon la règle est : Mon frère et mes sœurs, ou Mes frères et mes sœurs ou Ma sœur et mes frères, etc.

    Je  cite cet extrait de la Grammaire des grammaires Tome 1 page 344 et 345 :

    Les adjectifs pronominaux possessifs se répètent

    1° avant chaque substantif; on doit dire : Mon père et ma mère sont venus ; MON père, Ma mère, MES frères et mes sœurs ont été en butte à la plus affreuse calomnie; et non pas, mes père et mère sont venus; mes père et mère, mes frères et sœurs ont été en butte, etc.
    (Vaugelas, 513e Remarque. — Le P. Busfier, no 1027. – Wailly, page 189, et Lévizac, page 333, lome I.)

    2° Ils se répètent également avant les adjectifs qui ne qualifient pas un seul et même substantif : « Je lui ai montré mes beaux et mes vilains « habits. »  Cette phrase équivaut à celle-ci : « Je lui ai montré mes beaux habits et mes vilains habits. »
    Or, puisqu’il y a un substantif sous-entendu , il faut bien l’indiquer et le déterminer; cela ne peut se faire qu’en répétant le déterminatif « mes ».

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  • Grand maître Demandé le 12 septembre 2022 dans Accords

    Bonsoir,
    Chacun(e) exclut formellement le pluriel.
    « Chacun de nous aura sa chance. »
    « Chacune d’elles est très belle. »

    « Je me promène dans des rues tortueuses  qui assurent, en étoile, la liaison entre le centre de la ville et chacun de ses infimes quartiers, chacune de ses maisons, aussi périphérique soit-elle. »  est la bonne orthographe si l’on ne tient compte que de la conjugaison. Mais je précise que périphérique a un sens quasi superlatif.

    Un quartier ne peut pas  être plus périphérique qu’un autre ; il peut être plus éloigné mais pas plus périphérique, la périphérie étant l’ensemble des points les plus éloignés du centre de l’espace pris en compte.

    C’est pourquoi je formulerais plutôt la phrase de la manière suivante :

    « Je me promène dans des rues tortueuses  qui assurent, en étoile, la liaison entre le centre de la ville et chacun de ses infimes quartiers, chacune de ses maisons, aussi éloignée soit-elle. »

     

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  • Grand maître Demandé le 12 septembre 2022 dans Accords

    Bonjour,

    avec le pronom on, vous avez trois possibilités :

    Vous énoncez une généralité :

    « À cette époque-là, on était fait pour s’entendre si l’on jouait du même instrument. »

    Vous parlez d’un groupe de personnes qui comprend au moins un élément masculin.

    « Nous trois, on était faits pour s’entendre. »

    Vous parlez d’un groupe de personnes féminines :

    « Nous trois, on était faites pour s’entendre : les garçons en verraient de toutes les couleurs. »

    Vous seul savez ce que « on » représente, c’est à vous d’accorder.

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