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Grand maître
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  • Grand maître Demandé le 19 juillet 2023 dans Question de langue

    «  »De » n’est donc pas une préposition ? » La grammaire traditionnelle présente ce de comme une préposition, ce que rejette la linguistique contemporaine au motif que ce de n’introduit en effet aucune fonction, il sert juste à introduire un infinitif, il est selon les auteurs nommé « marqueur d’infinitif » « introducteur d’infinitif » « particule infinitive » « particule d’infinitif » (peut-être d’autres dénominations encore). Le complément infinitif COD n’est dès lors pas précédé d’une préposition, point de surprise, donc ! 🙂

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  • Grand maître Demandé le 17 juillet 2023 dans Accords

    Soit parce que le scripteur a commis une erreur, soit parce qu’il considère que glamour est invariable, en l’espèce les choses ne sont pas bien fixées (si on suit la tradition, on pourra en effet le considérer invariable, puisque c’est un adjectif emprunté et que les adjectifs de ce type sont souvent invariables, si on suit les rectifications orthographiques, on accordera l’adjectif – au moins en nombre – suivant en cela le mode de fonctionnement typique des adjectifs).

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  • Grand maître Demandé le 16 juillet 2023 dans Général

    Ah oui, c’est intéressant comme observation.

    Deux remarques avant une proposition de piste.
    Ce(t) ngram conduit à deux constats :
    – le premier : cet emploi n’est pas récent ;
    – le deuxième : ce qui l’est, c’est l’augmentation de sa fréquence, qui a démarré il y a une vingtaine d’années apparemment.

    Cela dit, si l’on s’en tient aux constructions canoniques, cet emploi est en effet difficilement justifiable, puisque :

    Soit alterner est intransitif, et alors les deux parties de l’alternance sont sujets.
    X et Y alternent.

    Soit alterner est transitif indirect, et alors l’une des parties de l’alternance est sujet quand l’autre est complément, ce qui rend la préposition entre de fait impossible.
    X alterne(nt) avec Y.
    X alterne(nt) entre Y.

    Soit alterner est transitif direct, et alors les deux parties de l’alternance sont bien toutes les deux compléments, mais par définition, elles ne peuvent être introduites par une préposition.
    Z alterne X et Y.

    Cependant, si on regarde du côté du substantif, on voit qu’il peut se construire sans problème avec cette préposition (même si c’est de qui est probablement plus typique), puisque cette fois les deux parties de l’alternance se trouvent dans une même position fonctionnelle (complément du substantif, et non plus – comme dans la construction verbale indirecte – dans deux positions fonctionnelles différentes, sujet et complément) et que le substantif construit son complément obligatoirement de façon indirecte :

    (il y a) alternance entre la tristesse et la colère / entre le vert et le bleu / entre sa mère et son père.

    De là à passer de la construction substantive + préposition à une construction verbale + préposition où les deux parties de l’alternance se retrouvent en complément indirect, il n’y a peut-être qu’un pas :

    Z alterne X et Y  >>> Z établit/fait/subit/ressent une alternance entre X et Y.

    Pas que les usagers franchissent sans doute d’autant plus facilement que alterner est très proche sémantiquement de varier, osciller qui se construisent avec entre.

    J’oscille entre la tristesse et la colère. 
    Le lundi, je ne porte que du noir, mais le mardi je varie entre le vert et le bleu. 
    Son regard oscille entre sa mère et son père. 

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  • Grand maître Demandé le 12 juillet 2023 dans Accords

    Qui fait l’action de rejoindre ? ma sœur, donc ce n’est pas le COD, mais le sujet du verbe rejoindre. Qui ma soeur rejoint-elle ? Nous, donc nous est COD de rejoindre, et comme le pronom est placé avant l’auxiliaire, on fait l’accord > Cette aventure dans laquelle nous a rejoints* ma soeur.

    * si nous = que des femmes > nous a rejointes.

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  • Grand maître Demandé le 12 juillet 2023 dans Général

    Oui.

     

    Edit (suite à la deuxième question d’Oktobrina)

    Plutôt que d’analyser de ses amies anglaises comme un complément du nom visite (1), on pourrait peut-être l’analyser comme un  COI du verbe recevoir (2) (bien que la présence de l’article défini ne soit pas trop en faveur de cette analyse), mais ça ne changerait rien au fait que recevoir est un verbe transitif direct. Unitransitif dans le premier cas, bi-transitif dans le second.

    (1) Ma sœur reçoit [la visite de ses amies anglaises] (COD) [tous les dimanches] (CC de temps).

    (2) Ma sœur reçoit [la visite] (COD) [de ses amies anglaises] (COI) [tous les dimanches] (CC de temps).

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  • Grand maître Demandé le 12 juillet 2023 dans Accords

    Plutôt passé, mais le féminin n’est pas impossible. Extrait du dictionnaire de l’Académie :

    3.  Le cas du participe passé antéposé.

    Dans le cas des participes passés antéposés comme passé, mis à part, étant donné, etc., deux types d’accord sont possibles, selon que l’on donne à ce participe une valeur de particule invariable jouant un rôle de préposition (c’est le cas le plus fréquent) ou selon qu’on souhaite lui conserver sa valeur verbale. On pourra donc écrire Passé les derniers frimas, la végétation commença à s’épanouir comme Passés les derniers frimas, Mis à part ces quelques remarques… comme Mises à part ces quelques remarques… et bien sûr Fini les vacances comme Finies les vacances.
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  • Le participe présent ne sert pas à situer dans le temps. À la forme simple, il indique la concomitance entre l’action qu’il désigne et celle du verbe conjugué ; à la forme composée, il indique l’antériorité. Donc ce qui permet de situer les choses dans le temps, c’est le verbe conjugué, non le participe présent.

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  • Grand maître Demandé le 10 juillet 2023 dans Conjugaison

    La règle est énoncée ici. Extrait : Lorsque deux groupes infinitifs sujets sont coordonnés, l’accord du verbe se fait au singulier si l’on veut insister sur la neutralité des sujets ou sur le fait qu’ils représentent des actions faisant partie d’un même ensemble. L’accord au pluriel est possible si l’idée d’addition ou d’actions distinctes est prédominante.
    Je penche aussi pour le singulier dans le cas présent, mais comme vous le voyez, le pluriel n’est pas impossible (c’est question d’interprétation et de sensibilité).

    Cette réponse a été acceptée par leslecturesdemaryline. le 11 juillet 2023 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 10 juillet 2023 dans Accords

    Vous avez le choix :

    orthographe traditionnelle = sans accent sur le e et invariable en genre et en nombre.
    Orthographe rectifiée = avec accent sur le e et variable en genre (sénior / séniore) et en nombre (séniors / séniores).
    Et forcément on trouve aussi des hybrides senior(e)(s).

    Cette réponse a été acceptée par Lilline240. le 10 juillet 2023 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 9 juillet 2023 dans Général

    Tout dépend :
    1 – de si c’est un adjectif ou un substantif.
    Si c’est un adjectif, jamais de majuscule, si c’est un substantif, voir le 2-
    2 – de si le substantif désigne les autochtones d’Australie, auquel cas, il est conseillé de mettre une majuscule, ou les autochtones d’autres régions du monde, auquel cas on n’en met pas.

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