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La préconisation typographique est de mettre en italique les mots ou tournures non francisés (ou non lexicalisés), ce qui demande souvent une vérification dans un dictionnaire. À défaut (de temps ou de dictionnaire), on ne peut être tenu pour incorrect d’avoir mis en italique un emprunt qui peut apparaitre comme récent ou déplacé dans un certain environnement.
C’est le cas de timing qui est répertorié de longue date dans les dictionnaires (voir ici le TLF) mais qui peut détonner dans un texte littéraire car sentant fort l’anglicisme et certains domaines sémantiques : ce qui est normal dans le sport devient incongru dans un roman chevaleresque et appellera l’italique.
Comme toujours, la typographie n’est pas de l’orthographie. C’est une affaire de contexte, donc de dextérité voire de gout.- 2604 vues
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Votre exemple est effectivement charabiesque.
Il manque une préposition et l’on peut reformuler pour éviter la répétition : « C’était pour lui l’endroit idéal pour s’entraîner. »- 2617 vues
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Le bon sens consiste à n’employer le nom propre déposé et majusculé que si vous parlez effectivement d’un produit de la marque et non d’un substitut ou d’un article concurrent.
Si je m’offre un Frigidaire, c’est bien un article de cette marque, non un réfrigérateur ou un frigo, mots génériques très courants. L’autre cas bien connu est Caddie en place de chariot (de supermarché).
Certaines marques sont accommodantes, surtout qu’elles bénéficient en général de la notoriété d’être considérées comme noms communs. Tout dépend donc du contexte : entre un texte juridique et la conversation courante toutes les possibilités sont ouvertes.- 1967 vues
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Un dictionnaire, quel qu’il soit, est une entreprise éditoriale comme une autre. Chaque éditeur a son histoire, ses principes, ses choix et… ses faiblesses. Les rééditions des dictionnaires modernes sont quasiment toutes annuelles avec des entrées, des sorties, des modifications et des corrections. Je fais partie de ceux qui leur adressent des suggestions quand je tombe sur une anomalie, et ils sont souvent réceptifs.
Après avoir bien vérifié vos sources, n’hésitez pas à les contacter. J’utilise les comptes Twitter pour Larousse et Le Robert, mais tous les moyens sont bons…- 1615 vues
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Les deux tournures sont correctes grammaticalement et identiques pour le sens.
Tout au plus peut-on constater une évolution dans le temps, l’époque contemporaine privilégiant « à » à « sur » comme le montre le graphe de fréquence joint, Voir ICI.- 3326 vues
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À ma connaissance, aucun de nos grands auteurs ne tient sa réputation de la qualité de son… orthographe.
La confusion permanente – mais pas involontaire – entre la richesse de la langue et la complexité de son simple code graphique est une tromperie, voire une malhonnêteté.
Ce n’est pas une lubie de ma part : l’étude approfondie de l’histoire de l’orthographe en France montre une volonté constante de certaines élites de la garder difficile voire aberrante, donc sélective.
Chacun en pense ce qu’il veut, mais c’est très bien documenté et établi et cela continue. Les tentatives pour établir un code plus convivial se multiplient, mais surtout hors de France. Celle-ci ne représentera bientôt qu’une faible partie de la Francophonie (15 à 20 %) et les besoins d’apprentissage des autres pays ne supposent pas de prendre en compte nos presque cinq siècles de querelles byzantines.N.B. J’exprime un point de vue par rapport à la question mais ne souhaite pas en débattre sur ce site. Inutile donc de lancer une discussion via des commentaires à ma réponse.
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La prolifération des graphies (même reconnues) pour un même mot est effectivement un problème en français. Un consensus largement partagé chez les spécialistes de la langue veut qu’il suffise d’un seul des dictionnaires de référence pour qu’une graphie soit acceptable.
Il ne s’agit là que du lexique (vocabulaire) de base. D’autres aspects comme la grammaire ou la typographie (majuscules notamment) font appel à des règles externes aux dictionnaires.
1. Le Larousse et le Robert sont les bases courantes (de 50 000 à 60 000 mots) largement reconnues. Cela suffit dans 99 % des cas de la vie courante.
2. Le Dictionnaire de l’Académie inspire souvent les autres, mais il est limité et surtout rarement mis à jour (cycle de 40 à 50 ans). Le Trésor de la langue française, facilement consultable via le CNRTL, l’englobe et l’enrichit (env. 120 000 entrées) mais souffre de carences pour le vocabulaire contemporain. Il reste inégalable en revanche pour la richesse de son contenu (étymologie, sens, expressions, etc.).
3. Le site France Terme du ministère de la Culture permet de disposer « en temps réel » des équivalents français officiels de termes étrangers (notamment anglais).
En dehors de cela, il existe des dizaines d’autres ouvrages moins diffusés mais plus techniques par leur approche.
Et si malgré tout vous hésitez encore, il reste ce site, toujours accueillant pour les naufragés de la lexicographie…- 2297 vues
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L’utilisation de tirets cadratins (—) ou semi-cadratins (–) pour isoler un passage en incise est non seulement correcte mais plutôt raffinée dans un texte littéraire ou à la typographie soignée. Lorsque l’incise termine la phrase, le second tiret est remplacé par le point (comme dans votre exemple).
En fonction de l’intensité, on typographie selon la gradation suivante :
1. Faible (virgule) : […] en matière d’énergie, d’eau, de nourriture, de population, en fait à peu près à tout ce que nous faisons.
2. Moyenne (parenthèse) : […] en matière d’énergie, d’eau, de nourriture, de population (en fait à peu près à tout ce que nous faisons) .
3. Forte (tiret) : […] en matière d’énergie, d’eau, de nourriture, de population — en fait à peu près à tout ce que nous faisons.P.S. Je lis des réponses qui condamnent ce tiret. On pourra lire ICI en détail, pour avoir une idée plus complète, l’analyse limpide de J.-P. Lacroux sur la question.
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Par défaut – c’est-à-dire faute de précision de contexte entrainant le contraire –, le ou est inclusif : quel que soit le nombre d’éléments, il sous-entend donc que l’on évoque un seul des éléments ou toute combinaison, y compris l’ensemble de tous les éléments cités.
–La gamme de produits comprend du machin, du truc ou du bidule : soit il y a potentiellement 7 types de produits si les éléments sont combinables (ingrédients alimentaires), soit elle est mal tournée s’ils ne le sont pas (il faut alors employer et qui est cumulatif).
Si l’on veut exclure des éléments, on rédige en conséquence :
– La gamme de produits comprend soit du machin, soit du truc, soit du bidule ; la gamme de produits comprend ou du machin, ou du truc, ou du bidule : on ne sélectionne qu’un seul élément dans la gamme en question.L’idée selon laquelle le ou évoquerait à lui seul d’autres éléments est fantaisiste. On le précise :
– La gamme de produits comprend du machin, du truc, du bidule ou tout autre zinzin.
Ce n’est finalement qu’une question de clarté et de précision de la pensée. Les opérateurs logiques requièrent un minimum de… logique de la part de celui qui rédige.Pour approfondir, voici un lien bien fait sur le sujet et une dénonciation de la formule bâtarde et/ou : Point de langue.
Cette réponse a été acceptée par frubert. le 7 juin 2019 Vous avez gagné 15 points.
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Il y a plusieurs tournures à problème de ce genre : se voir, s’entendre, se faire, se laisser, voire s’imaginer lorsqu’ils sont suivis d’un infinitif. Ce sont en fait des semi-auxiliaires pronominaux dont le participe n’a pas vocation à s’accorder mais pour lesquels les grands esprits académiques ont laissé pourrir les choses.
En 1990, ils ont tout de même fait une partie du chemin en préconisant de ne plus accorder se faire (elle s’est fait maigrir) ou se laisser (elle s’est laissé mourir). Sur le même modèle, les grammairiens pourraient donc prendre en compte quelques autres tournures à problèmes et rendre invariable le semi-auxiliaire devant un infinitif.
C’est déjà le cas avec les semi-auxiliaires non pronominaux : les opéras que j’ai voulu (en non voulus) écouter, les choses que j’ai désiré (et non désirées) acheter. Bien entendu, dans ce cas, le C.O.D. étant celui de l’infinitif, il n’y a pas lieu d’accorder, selon la règle habituelle. Mais la réflexion est de la même nature.
Ces tournures n’ont de nuance de sens que si elles sont dans un contexte sans ambigüités : la phrase énoncée oralement doit déjà être clairement compréhensible. L’accord est factice et provoque plus le doute qu’il ne clarifie le sens…
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