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Grand maître
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  • Grand maître Demandé le 20 octobre 2021 dans Accords

    Belle cacophonie dans les réponses !
    C’est compréhensible puisque les autorités « académiques » qui prétendent gérer notre langue ne sont pas fichues d’élaborer des règles simples et cohérentes. De plus, elles ont toujours méprisé la typographie, qui joue un rôle dans le cas présent qui est une question de graphie, de pure écriture.
    Quel que soit le mot concerné, il y a confusion entre l’adjectif numéral (par nature invariable) et le nom associé qui est en fait un autonyme : substantif (donc nom accordable) ne désignant que lui-même. Cette notion linguistique semble inconnue de l’Académie (qui n’a pas de linguistes). Or un autonyme s’écrit en italique, notion que l’Académie (qui n’a jamais employé un seul typographe) semble incapable de manipuler.
    On confond donc joyeusement « les quatre cartes que j’ai » et « les cartes que j’ai représentent des quatres ». Dans le second cas, il s’agit d’un nom désignant le signe figurant sur la carte, pas le nombre quatre lui-même. Il devrait donc s’accorder, mais les immortels se sont emmêlés les crayons (il n’y a pas non plus de mathématiciens chez eux).
    Cela n’est évidemment pas propre aux chiffres écrits. Comparez :
    – Il n’a pas arrêté de distribuer des saluts à tout la monde.
    – Il n’a pas arrêté de distribuer des salut à tout la monde.
    Dans la seconde phrase, l’italique désigne un autonyme, une citation, marquée à la lecture orale par un léger changement d’intonation.
    Dans votre cas précis, vous avez donc le choix entre deux injonctions contradictoires :
    – Le nombre 180180180 contient des huit, des zéro et des un. (version Académie, illogique)
    – Le nombre 180180180 contient des huits, des zéros et des uns. (version Chambaron logique)
    Dans les deux cas, en revanche, vous êtes sûr d’avoir des commentaires…

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  • Grand maître Demandé le 16 octobre 2021 dans Question de langue

    Personnellement, comme correcteur, je m’appuie de préférence sur Jean-Pierre Lacroux qui a l’avantage de pratiquer la typographie française (et non canadienne, comme l’OQLF marquée par l’influence anglo-saxonne) et est le seul à présenter les options d’autres typographes.
    Vous trouverez les détails demandés dans l’entrée Zoologie (idem pour Botanique).
    Votre exemple est hybride puisque vous employez dans la même phrase un nom commun banal (donc « le seul cervidé » sans majuscule) et le nom propre d’une « famille » taxonomique (les Moschidés, forme francisée préférable à Moschidae).
    Cela peut paraitre étrange mais respecte le principe fondamental de l’emploi de la majuscule en français : seule une valeur « absolue » (ici la terminologie formelle de la zoologie) entraine la majuscule, tout mot « relatif » en étant dépourvu. Cette disposition simple et unique permet de régler TOUS les cas de majuscule à problème sans recourir à des ouvrages spécialisés.
    La « relativité » se détecte par la présence de compléments, d’adjectifs qualificatifs, d’articles indéfinis alors que l’absolu se manifeste par sa valeur de nom propre autonome. Dans tous les cas, cela n’est pas mécanique et demande réflexion…

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  • Grand maître Demandé le 10 octobre 2021 dans Question de langue

    D’une manière générale, vous pouvez utiliser la fonction Antonymie du CNRTL, qui liste de manière presque exhaustive les antonymes (même fonction pour les synonymes). Voir ICI pour votre cas. Vous pouvez ensuite facilement jouer avec les variations.
    Je reconnais ne rien voir de mieux que précoce qui n’est pas parfait et tôtif serait une belle création (mais n’attendez rien de l’Académie qui sort un Dictionnaire par siècle).
    Tout n’existant pas malgré plusieurs centaines de milliers de mots dans l’ensemble des dictionnaires, il ne vous reste qu’à tourner votre phrase autrement jusqu’à ce que l’expressivité s’ensuive : après tout, c’est ce qui fait l’art de l’écrivain…

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  • Grand maître Demandé le 27 septembre 2021 dans Question de langue

    Au sens de regarder furtivement, « jeter un œil » est une dérive récente de « jeter un coup d’œil ».   Voir le graphe de fréquence Ngram depuis 1900. C’est familier mais peut dénoter un manque de compréhension de ce que l’on dit. Tout dépend de l’interlocuteur…
    Au sens de surveiller, c’est un remplacement malencontreux de « garder un œil » qui est nettement plus explicite. Même remarque donc que pour le cas précédent.
    Dans les deux cas, inutile de tordre les tournures qui ont fait leurs preuves et gardez vos yeux pour des utilisations ultérieures…

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  • Grand maître Demandé le 16 septembre 2021 dans Général

    Les rectifications orthographiques de l’Académie de 1990 ont introduit des variantes comme il en existait déjà des centaines en français.
    Vous pouvez donc panacher à votre convenance, en donnant la priorité selon les principes que vous préférez : logique étymologique, gout des archaïsmes, rapprochement graphie-prononciation, suppression des inutilités, etc.
    Comme correcteur professionnel, je ne m’en prive pas. J’applique 90 % des rectifications mais je « négocie » certains points avec les éditeurs ou les auteurs…

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  • Grand maître Demandé le 14 septembre 2021 dans Accords

    La virgule a un rôle syntaxique régulièrement méconnu. Sa présence « casse » le lien naturel unissant un adjectif (ou un  participe) avec le nom le précédant immédiatement.
    En conséquence, on écrira :
    Soit la liste des différentes demandes proposées au client (accord avec le complément)
    Soit la liste des différentes demandes, proposée au client (accord avec le nom « de base »)
    Cette virgule correspond, à l’oral, à une pause à peine perceptible.

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  • Grand maître Demandé le 13 septembre 2021 dans Général

    Même s’il est clair que le genre d’un sigle doit plutôt s’appuyer sur celui du nom principal, les exemples ne manquent pas d’inversions dues à la perte du mot d’origine et à son remplacement par un autre sens. L’exemple le plus connu est H.L.M. devenu souvent masculin car la perception de bâtiment est plus forte que celle d’habitation.
    Dans Covid, le sens erroné de virus a pris le pas sur celui de maladie et imposé le masculin. Cela traduit surtout la méconnaissance du phénomène puisque Covid-19 est bien une maladie (ou une affection pathologique) dont seule la cause en est un coronavirus (notons aussi que l’Académie dit encore une fois une ânerie car on ne peut se revendiquer du genre d’un mot dans une langue étrangère).
    Dans le cas précis de DAO, je m’avancerais à dire que le genre a été imposé par l’antériorité bien établie  de PAO (Publication assistée) qui a déteint sur DAO sans plus d’examen…
    Au  total, il n’y  a pas lieu d’en faire une affaire d’État et il faut employer le genre consacré par l’usage…

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  • Grand maître Demandé le 28 août 2021 dans Accords

    Contre-question « poil à gratter » : dites-vous des fruits en bocaux ou des fruits en bocal  ?
    Si vous avez la réponse, vous avez celle à votre question.
    Sinon, écrivez au hasard, le résultat est le même. Que change le singulier ou pluriel à la clarté du texte ? En fait rien, et on comprend exactement la même chose.
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  • Grand maître Demandé le 26 août 2021 dans Général

    Depuis très longtemps, et encore aujourd’hui, c’est le boulot d’un trésorier de régler les soldes de la troupe. On peut aussi trouver celui de payeur (aux armées).
    Ces mots sont anciens, mais si vous voulez affiner sur une époque et un endroit précis, il faudra faire  des recherches historiques pointues.

    Cette réponse a été acceptée par Vartol. le 26 août 2021 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 18 août 2021 dans Accords

    Je fais juste ici une remarque sur l’abus massif en français moderne des « noms en apposition » en substitution aux constructions avec une proposition. Non seulement cela crée d’interminables débats sur les accords, mais cela finit par faire aussi oublier le sens et la précision recherchée. Si certains sont fondés, beaucoup sont des simplifications inspirées par l’anglais qui se passe souvent de prépositions.
    Dans toutes ces affaires de couleur(s), remettre la préposition remet souvent de la clarté : des yeux d’un brun noisette est plus explicite que des yeux brun noisette.

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