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Toujours la même règle simple à appliquer, que ce soit des noms de personnes (président, roi, etc.), de périodes (occupation, empire, etc.), de points cardinaux ou d’autres sujets :
— Valeur absolue dans le contexte > équivaut à un nom propre > majuscule.
— Valeur relative dans le contexte > nom commun > minuscule.
Cela doit être trop simple et il faut en permanence empiler citations, liens externes, exemples, exceptions et contre-exceptions. Encore faut-il effectivement maitriser les mots contexte, absolu et relatif, mais le gain de temps et d’énergie en vaut la chandelle.- 3829 vues
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Pour tous les composés de multi-, pluri-, poly-, la graphie à recommander est préfixe soudé et racine au singulier, avec accord régulier au pluriel. Privilégiez donc multiécran.
On peut certes encore rencontrer ça et là quelques variantes, mais elles sont en régression, l’Académie ayant en 1990 clairement orienté vers la soudure systématique de ce type de préfixes.N.B. À titre d’illustration, vous pouvez parcourir la page du CNRTL qui confirme cela. À noter l’exception, amusante mais injustifiée, de multisports (et omnisports d’ailleurs), sans doute due à la présence de milliers de panneaux et de salles avec cette graphie…
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Si l’on a la responsabilité d’une typographe soutenue — comme un relecteur-correcteur —, la question a de l’intérêt. Comme toujours en typo, il faut considérer la conception d’ensemble de l’ouvrage avant de faire ses choix, en particulier pour les appels de note.
Je vous joins le lien vers Orthotypographie, ma référence personnelle, ce qui vous permettra de prendre en compte tous les aspects. La réponse à votre question du jour se trouve au point 6, le dernier : Quelle que soit sa forme, l’appel de note se place avant la ponctuation. Il est précédé par une espace fine insécable.- 13324 vues
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La propension à mettre à tout bout de champ en apposition de nombreux substantifs est une tendance récente en français, sans doute sous influence anglo-saxonne. On en pense ce que l’on veut mais il s’agit d’une vraie lame de fond qui n’est pas selon moi favorable à notre langue.
En supprimant massivement les prépositions qui articulent le discours et la pensée depuis des siècles, on favorise une forme de confusion dans laquelle le rapport clair entre les mots disparait. On en arrive à des phrases destructurées à la syntaxe primaire et à des ambigüités nocives.
Cela est un simple avis — sur lequel je ne souhaite pas débattre —, une sorte d’idée-forum ou de concept-café du commerce…- 4565 vues
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Qui se recentre ?
Si c’est un acteur extérieur impersonnel (équivalant à on ), vous conservez le se qui lui correspond.
Si c’est « nous », vous écrivez nous.
Le complément notre évolution est indépendant de ce choix : une question qui permet de nous/se recentrer sur notre/votre/leur évolution.- 2009 vues
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Votre phrase manque de contexte mais un principe demeure : on doit pouvoir retirer une incise (entre virgules, parenthèses ou tirets) sans altérer le sens de la phrase. Le segment « , avec Pauline, » ne doit pas jouer sur le reste de la phrase. Il y a donc un problème de syntaxe qui rend toute réponse à votre question hasardeuse. Il faut reformuler.
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Si le nom d’une enseigne est cité en intégralité, il est de bonne tradition typographique de le mettre en Italique : « Il avait ses habitudes dans un restaurant proche de la gare de Lyon, Les Armes de Colmar et de Strasbourg réunies. »
Si vous l’abrégez au titre d’une appellation familière ou par pur souci de brièveté (notamment lorsque les mentions en deviennent fréquentes), cela devient assimilable à un surnom, avec majuscule et écriture en romain : « Ils se retrouvèrent pour la cinquième fois aux Armes autour d’un expresso brûlant. »
Inutile donc d’alourdir la typo avec l’imbrication des guillemets, méthode certes orthodoxe mais à réserver aux cas complexes eu égard à sa contrainte de lecture.- 1976 vues
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Question inédite sur ce site et intéressante selon moi.
La présentation formelle de la nomenclature scientifique zoologique est hiérarchisée (de l’embranchement à l’espèce) et formalisée (noms latins, capitales, italique). Ce n’est pas le cas pour la « race » animale, qui n’est pas un concept scientifique mais commercial ou industriel et pour lequel je n’ai pas trouvé de préconisation de référence.Par défaut, je vous propose donc :
— soit d’employer le mot en tant que substantif masculin assorti de la précision mâle ou femelle : un chat angora femelle. C’est la solution pour les nombreux animaux ne bénéficiant pas d’un vocable propre ;
— soit de faire figurer la mention « de type » (mais pas « de genre », terme déjà défini ailleurs en zoologie) sans aucun accord ni en genre ni en nombre. Des juments de type andalou.J’écarte (ou du moins relègue loin en troisième position) de faire l’accord comme un adjectif. Ce serait possible en nombre (pluriel régulier en s ) mais non en genre car la forme n’est pas fixée. Trop de ces mots sont d’origine étrangère, issus d’un toponyme ou de forme composée ce qui rend la féminisation hasardeuse.
N’oublions pas le cas inverse : quel est la forme masculine d’une vache montbéliarde ou d’une poule marans ?Il est évident que cela concerne une écriture soignée et voulue comme cohérente. Dans la langue orale ou familière, on ne pourra tenir rigueur à quelqu’un de féminiser hâtivement une race. Quand les mots manquent, l’usage les crée…
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Bravo pour l’initiative.
D’une manière générale, il n’y a pas lieu de faire de la réécriture de texte, sinon pour reformuler une brève tournure. De plus, c’est souvent vain : ponctuation, prosodie et même typo se comprennent dans un ensemble et dans un contexte. C’est le boulot d’un correcteur d’avoir la vision globale d’un ouvrage.- 4846 vues
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Merci à tous pour vos recherches . La réponse de Juliette31 met bien sur la piste des cautions données à cette exception. Cela m’a permis de prolonger sur un ouvrage antérieur sans doute plus influent, une grammaire de Marmontel, encyclopédiste proche de Voltaire et académicien de renom. Ci-joint un accès direct à une réédition de 1819.
On pourra « admirer » la démonstration selon laquelle on ne peut accorder le participe puisque cela créerait un barbarisme. C’est un peu comme si on affirmait que l’on ne peut employer un mot car il n’a pas encore été employé…- 10194 vues
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