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Par sa nature même et son histoire linguistique, la conjonction de coordination ou employée seule est inclusive : elle englobe les différents termes qu’elle lie. Par défaut, le pluriel s’utilise donc naturellement.
Si on souhaite la rendre exclusive, il faut :
— que les termes soient sémantiquement tels qu’ils s’excluent ; c’est l’un ou l’autre, maintenant ou jamais, etc.
— compléter ou par un autre ou : Ou X ou Y viendra t’aider (un seul) se différencie clairement de X ou Y viendront t’aider (un seul ou les deux). C’est souvent la meilleure solution. ;
— employer une autre formulation : soit X soit Y viendra t’aider.
Ne pas oublier qu’il peut aussi y avoir plus de deux éléments, auquel cas ces formulations restent claires. Dans Vincent, François, Paul ou les autres, toutes les combinaisons sont possibles…
Dans tous les cas, la forme et/ou que l’on voit parfois est à bannir, elle n’a aucun sens et rend la tournure encore plus obscure…- 1526 vues
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Cas typique de ce que l’on nomme un chrononyme (nom propre d’un évènement ou d’une période) comme il y a des toponymes pour désigner des lieux et des patronymes pour les personnes. Les majuscules s’imposent donc.
NB Le Robert ne les met effectivement pas et c’est un tort mais qui ne surprend pas. Tous les dictionnaires (celui de l’Académie compris) sont fâchés avec les questions typographiques car elles relèvent du contexte et non d’une norme comme l’orthographe. Apparemment incapables de comprendre le mécanisme de l’usage d’une majuscule (valeur absolue vs valeur relative), ils se perdent en exemples forcément incohérents.- 2425 vues
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Typographiquement, il faut différencier ce qu’on appelle une « enseigne » des autres formes d’écriture d’un nom de société ou d’organisme.
Dans le premier cas, on se réfère à ce qui est affiché publiquement sur un panneau, en lettres lumineuses, gravé dans la pierre, etc. Le code est donc d’utiliser l’italique pour ce qui est cité, en respectant l’original, graphie (voire erreurs et bizarreries) comprise : « Il décida de déjeuner au Bistro des universités. » C’est bien cette enseigne qui figure au-dessus de la porte, le gérant l’assume.
Dans les autres cas, on suit le format habituel : « Ce troquet était devenu le principal bistro des universités du secteur. »
Pour mémoire, les noms légaux des sociétés ou établissements sont souvent exprimés différemment mais comportent la mention à l’enseigne de… suivie justement du nom public.- 1442 vues
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Pour vos adresses, comme pour tout élément « étranger » importé » en français (nom de personne, d’évènement, …), il n’y que deux solutions, toujours les mêmes mais qui ne doivent pas être panachées :
1. Soit vous conservez l’élément dans sa langue d’origine (l’italien, le latin, le grec, l’arabe, le chinois, etc.) au plus proche de sa graphie : caractères non latins, majuscules, signes diacritiques spécifiques (le trait d’union est rare). Dans ce cas, la « balise » est l’italique : il habite via della Conciliazone à Rome ; il occupe un appartement sur l’Alexanderplatz ; à Pékin, j’ai eu la chance de voir la place 天安门 libre de chars. Dans ce cas, il n’est évidemment pas inutile de préciser la traduction, comme pour la place Tian’anmen, dernier nom cité. On peut le faire par des incises (entre virgules, parenthèses, tirets cadratins) ou par une note de bas de page.
2. Soit vous francisez tout ce qui peut l’être, en veillant de près à la « propreté » de votre traduction sur la base de dictionnaires, d’encyclopédies, d’articles de presse ou de toute source crédible. On peut alors faire apparaitre les signes habituels du français écrit : accents, traits d’union, etc. Dans ce cas, vous rédigez en romain.
Dans toutes les hypothèses, il n’y a pas de place pour des guillemets.Le choix entre les deux solutions est une décision soit stylistique de l’auteur (conserver le parfum des noms d’origine) soit éditoriale (principes de la collection d’un éditeur par exemple), soit encore circonstancielle (ouvrage technique, récit de voyage).
P. S. Je transcris en ce moment un manuscrit du début du XXe siècle dont l’auteur est un globe-trotter impénitent : cela donne un peu d’expérience sur ces questions…
Cette réponse a été acceptée par Claes. le 6 août 2022 Vous avez gagné 15 points.
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Pour faire simple :
La logique : h muet (mot latin) ;
L’usage : h aspiré ;
L’Académie : on se tâte encore…- 2088 vues
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Pour les contributeurs réguliers du site : c’est pathétique de voir des gens s’escrimer, depuis des années sur ce site, à vouloir résoudre un problème à trois inconnues avec deux équations !
Pas plus en français que dans les autres langues, il n’est possible de rendre graphiquement par une simple marque de pluriel les rapports entre nombre de possédants, de choses possédées et les rapports individuels de l’un à l’autre. C’est comme ça, il faut l’accepter et cesser de tripatouiller des réponses ineptes.
D’ailleurs, comment faites-vous à l’oral où on n’entend souvent même pas cette marque du pluriel ? Il n’y a en général pas de souci car le sujet n’a pas d’intérêt : que des gens enlèvent leur chapeau ou leurs chapeaux revient au même, Et si cela a de l’importance, on rédige sa phrase comme il se doit, en ajoutant ou adaptant les mots : les malfrats remontèrent dans leur(s) voiture(s) évacue la question d’une seule ou plusieurs voitures, les malfrats remontèrent dans leurs voitures respectives (ou chacun dans sa voiture) rend la scène précise.
J’espère que chacun ici se souviendra que l’écrit n’est qu’une mise à plat de la pensée et pas l’inverse. Orthographe et grammaire ne sont que d’humbles valets de ce que l’on pense et penser juste est prioritaire…- 3911 vues
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Je vous joins le lien vers Orthotypographie de J.-P. Lacroux, document que j’utilise prioritairement pour mes corrections.
Si vous devez être le rédacteur dans ce domaine spécifique (notamment historique), mieux vaut être cohérent car il y a beaucoup de subtilités.- 3111 vues
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1. Le trait d’union ne se rencontre pas et il n’a d’ailleurs aucune raison d’être là.
2. Concernant l’accord : comme vous pourrez le constater dans ce billet très élaboré, les grammairiens se sont beaucoup pris la tête avec cette tournure médiévale. On rencontre donc, en conséquence, dans les écrits différentes graphies pour le féminin ou le pluriel. Cela n’a pas arrangé les choses.
À titre personnel, je vois plutôt, de nos jours, une combinaison adverbe (invariable) + adjectif (accordable) même si la forme participe (invariable) + adverbe (invariable) peut de justifier dans un contexte plus « classique »…- 3138 vues
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Difficile d’être catégorique pour un nom étranger (langue quechua) mais le site est classé au patrimoine de l’Unesco comme « Sanctuaire historique de Machu Picchu » et non « du Machu Picchu. »
À la redécouverte des ruines (fin XIXe siècle) et jusque dans les années 2000, la cité n’a pas d’article. C’est à partir du moment où elle devient un site très connu que l’article apparait, pour qualifier plutôt la destination touristique. Vous pouvez consulter le diagramme de fréquence des ouvrages pour en avoir une idée plus fine.
Au total, employez sans l’article dans une rédaction soutenue ou technique et avec ou sans l’article pour la vie courante…- 1341 vues
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Le français est une langue analytique dans laquelle les prépositions sont essentielles pour articuler le discours. La préconisation générale est donc de répéter ces prépositions afin de rendre la syntaxe (les relations entre les mots) perceptible.
Exceptionnellement, on supprime la répétition lorsque deux compléments peuvent être perçus comme une entité plus que comme deux éléments distincts : il demanda à Jacques et à Alain (séparément) ou il demanda à Jacques et Alain (ensemble)- 1134 vues
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