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On ne peut que vous donner entièrement raison. L’Académie – dont Littré fut souvent un pourfendeur – a jonché son Dictionnaire d’anomalies. Par négligence ou inconscience, elle ne les a souvent pas redressées et nous devons assumer ce capital étrange.
Dans le cas de isocèle écrit sans le s, on remarquera que cela dépareille aussi la famille qui comprend triscèle (triskèle) et quelques autres mots techniques, et qu’il biaise la prononciation originelle (famille de scolie, scoliose). Bref, un bel exemple des aberrations académiques !- 1800 vues
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Étymologiquement (je passe mon temps à de telles recherches), si le verbe en amont existait ce serait asserrer et non assertir.
Le nom assertio en latin est formé sur adsero , trainer en justice puis soutenir, affirmer. C’est donc un composé de serrer (nouer) et non de sertir (insérer).- 4352 vues
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Comme en pur français, un titre de noblesse étranger n’appelle pas la majuscule dans un texte en français, que le nom en question soit francisé ou non : « Le dernier tube de sir Elton John. »
À noter tout de même l’exception allemande, langue dans laquelle tout nom commun est doté d’une majuscule que l’on conserve si le titre reste en allemand (et donc en italique) : « j’ai parlé au Herr Doktor Schmidt », « la visite du Kronprinz Alexander. » Mais c’est un cas très rare, la plupart des titres ayant été francisés depuis longtemps.- 1986 vues
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Puisque vous comprenez la règle, appliquez-la !
Il s’agit ici de grammaire, non d’orthographe d’usage. Faites donc fi des exceptions idiotes dont le français regorge sans aucune raison autre que « c’est comme ça parce que c’est comme ça ». C’est avec ces arguments qu’on fabrique des imbéciles et des serviles…- 6604 vues
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Question intéressante. Une recherche sur les usages de la préposition après commentaire(s) montre la prédominance du de mais aussi, occasionnellement, de à. C’est sans doute pour éviter la répétition entre l’auteur du commentaire et l’ouvrage commenté.
Mais c’est ambigu. Dans votre exemple Après avoir lu le commentaire d’Héron au livre V (…), on ne saisit pas immédiatement à quoi se réfère au : est-ce dans le livre V de Héron ou le commentaire de Héron portant sur le livre V ?
Je pense que sur est une préposition plus adéquate : le commentaire de Héron sur le livre V (…)
NB Le H de Héron d’Alexandrie est aspiré (esprit rude en grec). Il ne faut donc pas élider la préposition. L’article de Wikipédia est à ce titre ambigu (on y trouve les deux).- 1640 vues
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Cette forme de conjugaison est souvent appelée le nous universitaire car employée dans les ouvrages de recherche (thèses en particulier). Elle est similaire au nous dit de majesté : « Nous, Henri, roi de France, décrétons que…. » On la trouve aussi de manière surprenante dans la langue familière : « Alors, avons-nous bien dormi ? » , demanda la servante à la fillette qui se réveillait.
L’accord se fait exactement de la même manière que pour le vous dit de politesse, c’est-à-dire en genre mais pas en nombre puisque le sujet est alors, par principe, unique : Êtes-vous satisfaite madame?
Voilà de quoi de ne pas se tromper !- 3116 vues
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Question intéressante et inédite me semble-t-il.
On ne peut mélanger sans désordre une phrase affirmative et une autre interrogative. Il faut donc isoler les deux :
–soit par une ponctuation forte : Une jeune mendiante attend quelques euros qu’elle redonnera tout à l’heure à un homme de main, peut-être le père du bébé. Qui le sait ? [ l’interrogation porte sur la totalité de ce qui précède].
– soit par une incise, ici typiquement des parenthèses : Une jeune mendiante attend quelques euros qu’elle redonnera tout à l’heure à un homme de main, peut-être le père du bébé (qui sait ?) [ ne porte que sur le membre qui précède].
– soit par un tiret long (dit cadratin : Une jeune mendiante attend quelques euros qu’elle redonnera tout à l’heure à un homme de main — peut-être le père du bébé, qui sait ?
Dans tous les cas, le point d’interrogation doit être maintenu.Cette réponse a été acceptée par leslecturesdemaryline. le 23 mai 2023 Vous avez gagné 15 points.
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Une abréviation ne se comprend qu’à l’écrit (puisqu’elle se prononce en intégralité à l’oral).
En français, l’abréviation des titres de civilité (M., Mme, Mgr, Me, etc.) ne se justifie que pour un formalisme finalement restreint, celui des courriers administratifs, de la presse et de documents assez peu littéraires.
La norme par défaut n’est pas l’abréviation mais l’écriture en toutes lettres. À plus forte raison, dans le style direct on ne doit pas abréger. Cela n’a rien à voir avec une quelconque forme de politesse : « Je suis monsieur Durand », » Bonjour, madame Dupont ».
À noter qu’il n’y a alors aucune majuscule.Cette réponse a été acceptée par Primavolta. le 10 janvier 2023 Vous avez gagné 15 points.
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Par nature, pour qu’il y ait divergence (ou convergence), il faut au moins deux éléments distincts (rayons, yeux, opinions, idées, etc.). Le pluriel s’impose donc logiquement, même pour des abstractions.
Cela étant, on constate effectivement des emplois au singulier (voir ICI la courbe de fréquence), ce que je ne sais pas expliquer.- 3195 vues
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Oui, c’est très classique. Le temps du style direct est indépendant de celui de la narration.
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