Le profil de Tara
Grand maître
49721
points

Questions
15

Réponses
6651

  • Grand maître Demandé le 26 août 2019 dans Question de langue

    Vous ne pouvez mettre sur le même plan une expression figée « de l’or en barre » avec des expressions justement inspirées de cette expression figée, et qui en quelque sorte « défigent » l’expression. Ce procédé est un procédé poétique ou ludique.
    « De l’or en barre » n’a pas le sens d’une forme (parmi d’autres) donnée à l’or; Quand on dit qu’une chose ou une personne sont « de l’or en barre » on dit que leur valeur est sûre, qu’il s’agit de quelque chose de précieux ou de quelqu’un qui est d’une droiture absolue.

    « Passer un savon à quelqu’un » ne veut pas dire  « laver quelqu’un », cela signifie le morigéner, le gronder. On peut s’amuser bien sûr à faire varier le complément : passer un savon, un savon liquide, un shampooing...
    « C’est la cerise sur le gâteau » évoque le suprême détail donné dans une situation quelconque, ce n’est plus une cerise. Et si on parle de « framboise sur le gâteau » on joue avec les mots.

    Voici pourquoi vous ne pouvez rien déduire du fait que dans l’expression figée « de l’or en barre », « barre » s’écrive au singulier. Mettre ce mot au pluriel est déjà défiger l’expression.
    Vous défigez les expressions si vous écrivez par exemple  : « c’est le plancher de la vache »,  « ce sont les cerises sur le gâteau ».
    Et d’ailleurs, à partir du moment où on joue avec les mots, on peut jouer aussi avec leur nombre :  « de l’or en bague(s) », « de l’or en chaîne(s) ».

    Cette réponse a été acceptée par Qb2508. le 26 août 2019 Vous avez gagné 15 points.

    • 6095 vues
    • 11 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 25 août 2019 dans Conjugaison

    « De peur que ne nous viennent des doutes » : on a une inversion du sujet.
    Au cas où vous choisiriez la forme impersonnelle il faut exprimer le sujet apparent « il ».

    « De peur qu’il ne nous vienne des doutes ».
    Au cas contraire il y aurait faute puisque le sujet compris serait forcément « doutes »

    Cette réponse a été acceptée par vito. le 25 août 2019 Vous avez gagné 15 points.

    • 1892 vues
    • 1 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 25 août 2019 dans Général

    Heure sup est une apocope pattes d’eph le résultat d’une troncation.  Le procédé est le même que pour auto, radio, bus, prof … On ne met pas de marque particulière sur le mot.

    L’apostrophe marque l’élision qui est quelque chose de différent ; elle se produit dans des circonstances particulières et obéit à des règles ; en français pour éviter la rencontre d’un « e » et d’un voyelle ou un son voyelle : jusqu’à, l’oiseau, aujourd’hui.

    Une abréviation concerne l’écrit ; par exemple : M. , etc. et se marque par un point.

    • 5315 vues
    • 4 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 25 août 2019 dans Accords

    Et d’ailleurs, on voit bien que »faire » n’a pas son sens plein. Il est ici semi-auxiliaire. Il dit que le sujet subit l’action  d’un agent (exprimé ou non).
    Ils se sont fait rattraper : l’agent (celui qui agit) n’est pas exprimé
    Ils se sont fait rattraper par leur concurrent : l’agent est concurrent
    Dans le cas où il est semi-auxiliaire, le participe passé de « faire » ne s’accorde jamais.

    La tarte est délicieuse; c’est moi qui l’ai faite : ici « faire » a le sens plein de « confectionner ». Le participe passé suit la règle de l’accord; il s’accorde avec le COD qui est placé avant lui,  puisqu’ il est accompagné de l’auxiliaire avoir

    • 20500 vues
    • 3 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 25 août 2019 dans Accords

    Tout d’abord, il faut toujours avoir à l’esprit qu’on ne parle pas comme on écrit et inversement. Dans votre message, Juliette, on peut relever :  « on n »entend jamais », « on dit presque toujours ».

    Cependant on peut écrire : « quelles sont ces femmes ? qu’on veuille  interroger sur l’identité ou la qualité.

    « Quel » est bien un adjectif interrogatif, puisqu’en réponse d’une question avec « quel » on obtient un adjectif ou un GN attributs, un pronom (+ relative)  :
    Ces femmes sont mauvaises – ces femmes sont les candidates – ces femmes sont celles qui …
    Je suis d’accord avec vous cependant pour trouver toujours artificiel un « quelles sont la nature et fonction ».

    • 5958 vues
    • 3 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 25 août 2019 dans Général

    La composition du produit a également été élaborée afin de développer
    Voyez si vous voulez vraiment « donner » l’adverbe au verbe « élaborer » ou bien plutôt au verbe « développer ».

    Si vous optez pour la deuxième solution :
    « La composition du produit a  été élaborée afin de développer également. »

    • 2258 vues
    • 4 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 24 août 2019 dans Conjugaison

    « Il fallait l’aider sinon elle pleurerait »
    Vous avez raison. « Pleurerait » n’est en effet pas un conditionnel mais un futur du passé.
    Au présent on a : « il faut l’aider sinon elle pleurera ».

    • 17518 vues
    • 5 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 24 août 2019 dans Général

    Pour simplifier.
    Les pronoms remplacent généralement des noms  : ce film,  le critique le descend en flèche. « Le » remplace « film ».
    « En » et « Y » également parfois : je t’en ai parlé l’autre jour (en = « de cette personne » ou « de ce film »)
    J’y pense souvent (y = à ce moment agréable)
    Mais ils peuvent aussi remplacer un adverbe (ou tenir le rôle d’un adverbe lorsqu’ils remplacent un complément circonstanciel).
    Je viens de là-bas > j’en viens  — je viens de Paris > j’en viens
    Je vais là-bas > j‘y vais — je vais en Italie > j’y vais

    Voici pourquoi on peut les appeler « pronoms adverbiaux ».
    Et ce n’est pas parce qu’ils ne varient ni en genre ni en nombre parce que bien d’autres mots que des adverbes sont dans ce cas : les prépositions, les conjonctions.

    Cette réponse a été acceptée par Kind. le 24 août 2019 Vous avez gagné 15 points.

    • 2631 vues
    • 5 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 23 août 2019 dans Conjugaison

    « Elle devait travailler pour vivre, sinon elle mourait » : mourait est un imparfait . Il est acceptable ici.
    On le voit mieux si on change de verbe :
    « Il fallait l’aider sinon elle pleurait »

    « Elle devait travailler pour vivre, sinon elle mourrait » : mourrait est un futur du passé
    On le voit mieux si on change de verbe :
    « Il fallait l’aider sinon elle pleurerait »

    On dit autre chose avec un conditionnel passé:
    « Elle devait travailler pour vivre, sinon elle serait morte. »
    Vérifions :
    « Il fallait l’aider sinon elle aurait pleuré. »

    • 17518 vues
    • 5 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 23 août 2019 dans Général

    Des points de suspension dans la phrase laissent la place au non verbal (c’est le contexte qui fait comprendre s’il s’agit de rêve, d’ hésitation, d’une impossibilité à trouver les mots  quelle qu’en soit la cause, etc.).
    Ils ont un rôle paradoxal : ils affirment la présence de l’émetteur, qui pourtant suspend son message. C’est l’absence de mots qui fait sens.

    • 1799 vues
    • 2 réponses
    • 0 votes