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Votre question porte donc sur ceci : si le pronom se représente la même personne que le sujet du verbe qui suit voir, vu s’accorde avec celui-ci. Elle s’est vue confier cette mission (elle a confié cette mission à quelqu’un). Si le pronom se n’est pas le sujet du verbe qui suit voir, il n’y a pas d’accord. (Académie).
Elle s’est vue trébucher, puis tomber : ici il y a bien réflexivité : « elle a vu elle-même trébucher » : le COD est bien « elle-même » et donc « se » dans le verbe pronominal. L’accord se fait avec le COD placé avant
Elle s’est vu interdire l’accès à la bibliothèque (par d’autres) : il n’y a pas réflexivité mais le sens est : « elle a vu qu’on lui interdisait l’accès » : cette fois-ci, le COD est la subordonnée « qu’on lui interdisait l’accès… : le pronominal « se voir » a déjà un COD qui est l’infinitif et non le pronom « se ».
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Les cheveux coupés court.
Si on remplace cheveux par chevelure que dirait-on ?
La chevelure coupée courte ou coupée court ?
Cela se discute.
Mais si on choisissait un autre adverbe :
Les pommes coupées fin (fines?)
Le contraire serait plutôt grossièrement que épaissesIl semble donc que les deux soient acceptables avec une préférence pour l’adjectif employé comme adverbe du verbe.
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Quand j’eus acquis assez d’expérience, je suis parti de chez moi et j’ai commencé mon périple.
La concordance des temps est juste. En effet vous remplacez, dans votre récit au passé, le passé simple par le passé composé, ce qui est tout à fait correct (crée un effet).
Voici la phrase avec le passé simple :
Quand j’eus acquis assez d’expérience, je partis de chez moi et je commençai mon périple.Dans les deux cas, il faut le passé antérieur pour exprimer l’antériorité par rapport au temps de base (passé composé ou passé simple)
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Il faut le subjonctif : J’apprécie que vous m’ayez contacté
L’accent est mis sur « j’apprécie » : le locuteur fait un commentaire du fait de la complétive (la prise de contact). Ce fait est présenté comme l’objet du commentaire, seulement.
C’est pour cela que la complétive est au subjonctif.
Cette analyse semble valable pour tous les verbes de sentiment : je doute/ Je crains/ j’ai peur/ j’aurais aimé/ j’aime…
Voir aussi : « Le subjonctif, fragments d’une théorie énonciative » H. NolkeLe subjonctif n’est pas le mode de l’irréel. Le mode de l’irréel, c’est le conditionnel.
On peut dire que le subjonctif est le mode du subjectif (à la rigueur)- 266 vues
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L’invariabilité du participe passé de » laisser »est admise dans toutes les circonstances de construction.
Mais vous pouvez ici accorder : elle s’est laissée aller à des confidences : accord avec le sujet car auxiliaire « être ».
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C’est une visite que le médecin m’a permise
Oui
Le COD du verbe est « que » reprenant « visite ». Il est placé avant et donc l’accord se fait avec lui.
Mais attention : [m’| est COI. Il n’a rien à voir avec la règle du participe passé. Peu importe son genre.On écrira donc (même si |m'[ est féminin) : Je me suis permis cette visite. Le COD « visite » est cette fois, placé après le verbe.
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Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peineIl faut considérer la strophe en entier.
Sur le plan strictement syntaxique, la Seine est le seul sujet et nos amours est sujet réel du verbe souvenir. Comprendre : faut-il qu’il me souvienne de mes amours (avec ellipse de la préposition).
Cependant, la poésie étant aussi un langage sonore et polysémique, et si on dit ce passage plutôt qu’on ne le lit, on peut entendre AUSSI que les amours coulent avec la Seine sous le pont Mirabeau. En ce cas Faut-il qu’il m’en souvienne peut âtre rattaché aux deux premiers vers ou/et au dernier.
Ce qui permet d’avoir simultanément ces différents sens est -entre autres- l’absence de ponctuation. On a là un exemple de l’intérêt qu’il peut y avoir à ne pas ponctuer.- 200 vues
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Il faut noter d’abord qu’on hésite parfois sur la place que doit occuper le tréma. Voici un passage d’un article du Bescherelle sur le sujet :
[…]est-il préférable d’écrire ambiguïté ou ambigüité?
S’il n’y avait pas de tréma, on pourrait lire : am-bi-gui-té (la troisième syllabe rimerait avec Guy). En effet, la suite gu devant i ou e sert généralement à indiquer en français que la combinaison de lettres gu se prononce [g] : le u ne s’entend pas. Ex. : guitare, longue.
Si l’on veut faire entendre le u, la meilleure solution est d’ajouter un tréma. à quel endroit? Sur le u, puisque l’objectif est de séparer les lettres g et u pour entendre les deux sons (plutôt qu’un seul). Pourquoi mettrions-nous le tréma sur le i? Il n’a aucun problème de lecture : on l’entend déjà.
Il est donc recommandé d’écrire ambigüité.
[…]
Comment écrire aigu au féminin? Une voix aiguë ou aigüe ou aigue?
Si l’on écrit aigue, le mot rime avec collègue : c’est le cas dans une pierre aigue-marine. Il faut donc un tréma dans le féminin de aigu. Sur quelle lettre? Traditionnellement, on écrivait aiguë, mais ce n’est pas le e muet que l’on veut entendre, mais bien le u. […]Pour votre mot Vogüé, je ne sais pas comment il se prononce ;mais, écrit de cette manière il se lit vo -gu (comme dans Gustave) – é
S’il avait été écrit Vogué on le lirait : vo – gué (comme dans guérir)
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Oui on le peut.
Voici un passage (j’ai modifié la mise en page pour plus de clarté) de l’entrée « rappeler » du TLF :
Rappeler qqn à qqn, au (bon) souvenir de qqn. Transmettre à quelqu’un le souvenir, les amitiés, les salutations d’une autre personne.
Seriez-vous assez bon pour me rappeler au souvenir de MmeMichelet? (Flaubert)
Veuille annoncer de ma part à ta mère] la nouvelle de mon prochain mariage et lui porter mes respectueux souvenirs. Rappelle-moi également à ton frère (Gide).
Emploi pronominal réfléchi : Se rappeler à qqn, au souvenir de qqn. Rappeler son souvenir à quelqu’un, lui adresser ses salutations, le témoignage de son respect.
Je voudrais bien devoir à une plus heureuse circonstance, le bonheur de me rappeler à votre souvenir (Sénac de Meilhan).
Il apprend par un de ses camarades que sa mère est devenue MmeGuérin. (…) le camarade lui apporte l’adresse. Il lui écrit pour se rappeler à elle (Goncourt).Il n’y a pas de raison que la formule ne soit pas possible avec un inanimé.
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On voit la différence entre les deux types de pronominaux en essayant la transformation en une phrase active:
La machine s’arrête avec ce bouton là à gauche = on arrête la machine avec ce bouton – pronominal à sens passifMais
La voiture s’arrête brutalement. Le moteur a lâché: la transformation à la forme active avec on n’est pas possible – le pronominal n’a donc pas un sens passif ici.- 315 vues
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