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C’est vrai qu’il y a des cas – le vôtre n’en fait pas partie – où la « déconcordance » des temps est possible, mais même alors, vous serez sûr de ne jamais vous tromper en appliquant la concordance.
Alors dans quels cas peut-on ne pas respecter la concordance ? Je cite ce (long) extrait de la grammaire de Dauzat (pas récent-récent, mais toujours d’actualité et à mon avis très clair) :
« Quand la principale est au passé, la concordance de forme réclamerait le passé en subordonnée, mais la langue a trouvé un procédé particulier pour l’expression du futur et a réagi pour l’expression du présent. […]
Après les verbes exprimant non plus une croyance, une espérance, mais une affirmation, un énoncé, on peut employer le présent (proscrit à tort par la Grammaire de l’Académie) et le futur. On dispose donc de quatre tours, exprimant les nuances entre le dubitatif « il m’a écrit qu’il viendrait demain », la probabilité « … qu’il venait demain » et la certitude « …qu’il vient [qu’il viendra] demain » (1). L’emploi du présent en subordonnée permet en outre de préciser les faits présents par rapport à celui qui parle : « il m’a écrit qu’il était capitaine » ne précise pas si le correspondant est toujours capitaine à l’heure présente, tandis que « il m’a écrit qu’il est capitaine » l’affirme sans doute possible. Le futur est encore plus nécessaire pour situer dans l’avenir, par rapport à celui qui parle. « J’ai appris qu’il va venir à Paris et qu’il y séjournera quelque temps » (affirmation opposée à la double formule dubitative : « qu’il allait venir et qu’il y séjournerait ».) Enfin pour exprimer une idée générale, située hors temps, le présent est plus indiqué, plus net que l’imparfait : « On a toujours pensé que la colère est [était] mauvaise conseillère ». Réaction de la logique contre les servitudes grammaticales. — Psychologiquement, l’imparfait et le conditionnel, comme dans le style indirect, relatent la pensée d’autrui, tandis qu’avec le présent et le futur de l’indicatif apparaît l’opinion de celui qui parle ou écrit.
(1) Le présent est encore plus affirmatif que le futur ; celui-ci est employé pour insister sur l’élément temporel. »(Souligné graissé par bibi.)
Votre phrase rapportée étant une question, cette exception à la concordance n’est pas possible.
Cette réponse a été acceptée par Pompadour. le 28 octobre 2023 Vous avez gagné 15 points.
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La locution si ce n’est équivaut dans le cas présent à voire – adverbe qui ne comporte aucun indication temporelle, seulement une indication de renchérissement. Si on s’en tient donc au sens et que l’on comprend la locution comme un tout inanalysable, elle restera invariable en temps. Cependant, comme cette locution est assez transparente, le défigement est aisé et on peut dès lors succomber à la tentation de la faire varier en temps. Si on analyse cette locution de la même façon que lorsqu’elle signifie : hormis /excepté , ce qui ne me semble pas abusif, cette variation en temps est refusée par certains grammairiens, acceptée par d’autres ; quant à l’usage, il hésite également. Voir par exemple ici un point détaillé sur cette locution quand elle signifie hormis/excepté, d’où j’extrais ce passage :
« Les Le Bidois vont plus loin : selon eux, si ce n’est est une formule figée qui doit rester invariable non seulement en nombre, mais aussi en forme temporelle. Et les deux linguistes de citer Hugo : « Rien n’égalait Nemrod si ce n’est Attila. » Force est toutefois de constater dans plus d’un ouvrage de référence que le verbe ne se rencontre pas qu’au présent de l’indicatif : l’Académie et Hanse admettent également la forme si ce n’était, à laquelle Thomas et le Larousse en ligne ajoutent encore si ce n’eût été. Qui dit mieux ?
Vous l’aurez compris, il n’est pas rare, n’en déplaise à ces spécialistes, que notre locution sorte de son figement (« parfois », selon Grevisse ; « facultativement », selon Jean-Paul Jauneau) : »
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En l’occurrence, comme il s’agit de définir un type particulier de nom, une catégorie, il ne faut pas mettre d’article devant villes.
C’est à rapprocher des exemples que le site d’où est extrait cette phrase donne : chien de berger vs chien du berger / table de jardin vs table du jardin.
Donc noms de villes, noms d’animaux, noms de pays = catégorie de noms >>> pas d’article devant le complément du nom (qui est utilisé comme un adjectif).- 941 vues
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Vous dites : « Cela me parait correct, mais je lis que « il y a que » a le sens de « depuis »… ». Oui, c’est un peu plus compliqué que ça, parfois il y a équivalence entre il y a que et depuis, et parfois non, parfois l’un et ou l’autre fonctionne avec le présent et/ou le pc, parfois non. Je vous donne une série d’exemples qui illustrent les différents cas de figure (j’ai rajouté la forme il y a (sans que), ça aide à analyser), et je vous laisse en tirer les conclusions :
Habiter + présent
Il y a dix ans / 2013 / Noël / le 25 décembre que j’habite à Paris.
Il y a dix ans, j’habite à Paris.
J’habite à Paris depuis dix ans / 2013 / Noël / le 25 décembre.
Habiter + PC
Il y a dix ans que j’ai habité à Paris.
Il y a dix ans, j’ai habité à Paris.
J’ai habité à Paris depuis dix ans.Quitter + présent
Il y a dix ans que je quitte Paris.
?Il y a dix ans, je quitte Paris.
Je quitte Paris depuis dix ans.
Quitter + PC
Il y a dix ans / 2013 / Noël / le 25 décembre que j’ai quitté Paris.
Il y a dix ans, j’ai quitté Paris.
J’ai quitté Paris depuis dix ans / 2013 / Noël / le 25 décembre.Venir + présent
Il y a dix ans / 2013 / Noël / le 25 décembre que je viens à Paris.
Il y a dix ans, je viens à Paris.*
Je viens à Paris depuis dix ans / 2013 / Noël / le 25 décembre.
Venir + PC
Il y a dix ans que je suis venu à Paris.
Il y a dix ans, je suis venu à Paris.
Je suis venu à Paris depuis dix ans.Si vous n’arrivez pas à débrouiller cet écheveau, je vous donnerai la solution (en tout cas des pistes).
*Pourrait fonctionner avec une suite, où le présent aurait valeur narrative : Il y a dix ans, je viens en toute urgence à Paris pour célébrer son anniversaire, que j’avais complètement oublié, goujat oublieux que je suis !
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Les traits d’union ne valent que pour le substantif, ici nous ne sommes pas en présence du substantif, mais d’une locution adverbiale en fonction adjectivale, donc :
C’est un pays hors la loi / Il est hors la loi.
Cet homme est un hors-la-loi.- 1968 vues
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Je ne perçois pas la nuance indiquée par Bruno, qui par ailleurs n’est pas pertinente en l’espèce, puisque l’énoncé est hypothétique, par conséquent la besogne n’a pas été réalisée / les contraintes n’ont pas été supprimées ou surmontées (en tout cas au moment de l’énonciation).
Personnellement, j’y vois moins une nuance de sens, que de registre : en dépit de est plus soutenu que malgré.
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L’analyse de ce de est compliquée et ne fait pas l’unanimité, néanmoins je pense qu’il sera actuellement plutôt analysé comme un partitif (c’est le cas du Tlfi – voir ci-dessous-, de Grevisse, de Wilmet, entre autres).
Rem. L’art. prend la forme de a) après une loc. adv. de quantité indéf. Peu de, un peu de, beaucoup de. Verse-moi un peu de sherry (H. Bataille, Maman Colibri, 1904, I, 2, p. 3).
Peu importe que le nom soit concret ou abstrait, ce qui importe, c’est qu’il soit non comptable (pour ces derniers, c’est le quantifieur quelques qui convient) :
Je veux du pain / du silence / de la tranquillité / des chaises >>> Je veux un peu de pain / un peu de silence / un peu de tranquillité / un peu de chaises / quelques chaises.- 1191 vues
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Cette question des articles devant le NOM2 dans les structures du type NOM1 de NOM2 est un point très complexe. Si vous n’êtes pas Français, il vous sera très difficile de savoir quel article mettre. Pour en rester aux deux exemples que vous donnez :
Salle des fêtes = salle qui est utilisée pour organiser les fêtes (du village, du quartier,…) >>> préposition de + les —> des.
Salle de fêtes = salle qui est utilisée pour organiser des fêtes >>> préposition de + des —> de.
Salle de fête = salle dédié à la fête >>> préposition de + pas d’article —> de.
Dans le dernier cas, l’absence d’article devant le mot fête lui donne une valeur quasiment adjectivale : salle de fête ≃ salle festive. Si on mettait un article (salle de la fête), ça voudrait dire que c’est la salle d’une seule fête bien définie, ça n’a pas de sens.Dans le cas présent, l’usage retient ces quatre possibilités (même si certaines sont moins usitées que d’autres) – salle des fêtes / salle de fêtes / salle de fête / salle festive – pour désigner la même chose.
Bureau d’études = bureau où on réalise des études/expertises >>> préposition de + des —> de.
Bureau des études = bureau où on réalise les études (commandées par les clients / nécessaires à l’entreprise) >>> préposition de + les —> des
Bureau d’étude = bureau spécialisé dans l’étude / l’expertise >>> préposition de + pas d’article —> de (pour les mêmes raisons que salle de la fête, l’article n’est pas possible avec le singulier).Là encore l’usage retient les trois possibilités, bien que les deux dernières soient très nettement moins usitées que la première.
Pour reprendre un des exemples donnés par Bruno, salle + sport, on peut aussi bien avoir : salle des sports, que salle de sports ou encore salle de sport, voire salle sportive.
Il est des cas où une ou plusieurs possibilités sont rejetées (bien qu’elles soient possibles dans l’absolu), ainsi par exemple dit-on code de commerce, éventuellement code commercial, mais pas code du commerce. A contrario, on dit code du travail et non code de travail.
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à trois pas du poêle est le complément du participe arrêté (ici en fonction adjectivale).
sous le bras est complément du nom (du syntagme nominal) petit paquet.
et oui pour en beau plâtre blanc, c’est bien un cdn du buste du roi.- 780 vues
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