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Contrairement à Chambaron, je ne pense pas que l’on puisse dire que le singulier vaut toujours par défaut. C’est le sens qui détermine le choix entre singulier et pluriel (et je ne crois pas que ce soit spécialement rare). Dans la phrase suivante, par exemple le singulier est absolument exclu (de même que l’article défini contracté) :
Tant que la politique sera une guerre de rivaux / de rival / des rivaux. (source)
Ce qui est bien logique, puisque pour qu’il y ait guerre, il faut au minimum deux belligérants.Ce qui rend le choix possible dans guerre de religion(s), c’est que l’on peut aussi bien référer à la religion (= Rapport de l’homme à l’ordre du divin ou d’une réalité supérieure, tendant à se concrétiser sous la forme de systèmes de dogmes ou de croyances, de pratiques rituelles et morales)*, alors, la religion est cause de guerre >>> guerre de religion ; qu’aux religions (= Forme particulière que revêt pour un individu ou une collectivité cette relation de l’homme au divin ou à une réalité supérieure)*, alors, les religions sont causes de guerre >>> guerre de religions.
*Définitions extraites du Tlfi.
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À condition donc de distinguer article indéfini pluriel et pluriel partitif, sinon ce n’est pas la peine de se torturer les neurones, ce n’est pas parce qu’on peut dire un peu de vacances, qu’il faut conclure que le des de des vacances est partitif. On peut simplement dire qu’il est possible d’avoir une vision massive du concept vacances, possibilité qui autorise le un peu de vacances, mais dans J’ai pris des vacances le des est indéfini (J’ai pris de mes vacances vs J’ai goûté de mon vin). Cette appréhension massive n’est pas possible en revanche avec par exemple chaise : J’ai emporté un peu de chaise(s) ce matin pour le barbecue de ce soir. Cela dit elle peut être possible avec d’autres énoncés, exemple : Alors mesdaaaaames zé messieurs, vous voulez d’la chaise !? Eh ben en voici en voilà et en plus c’est d’la chaise de bonne qualité ça mesdaaaaaames zé messieurs, allez, allez on se dépêche d’acheter, y en aura plus ce soir !
Et donc pour prendre un concept plutôt massif, ce n’est pas parce qu’on peut dire J’ai goûté du vin / un peu de vin (vision massive) qu’il faut conclure que dans J’ai goûté des vins, des est partitif, il est indéfini = un vin d’Alsace, un de Bordeaux, un autre d’Afrique du sud, etc. > Des vins, quelques vins, de nombreux vins (vision comptable).- 1092 vues
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(Mis à part le côté très jargonnant), sans le complément du résident, de convenait bien (acteurs de soins = les soignants, avec soins sans article qui a valeur adjectivale ou bien acteurs de soins = ceux qui réalisent des soins, avec de article contracté), avec le complément, l’article défini me parait seul convenir : acteurs des soins du résident = les acteurs qui réalisent les soins du résident (avec des = article contracté de + les).
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Pour des formes apparentées, les dictionnaires ne signalent pas l’invariabilité (voir ci-dessous un extrait de la 9e édition du dictionnaire de l’Académie), ou le pluriel irrégulier (royals), je pense que l’on peut donc conclure qu’il faudra dire : des pains royaux (comme on dit par exemple des aigles royaux). La question a été posée sur Wiktionnaire à propos de kir royal, pour lequel les contributeurs ont fini par donner les deux accords : kirs royals/kirs royaux ; mais ce ne sont manifestement pas les mêmes qui ont créé la page couscous royal, pour lequel seul le pluriel régulier est donné.

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S’il est évident que cette tournure se construit canoniquement avec un substantif, je ne suis pas certain que l’on puisse pour autant rejeter l’infinitif. La tournure avec ce dernier accepte parfaitement deux transformations sur trois, la troisième – moins évidente, me parait néanmoins recevable. Je pars d’une autre phrase, où je trouve que l’infinitif passe mieux que le substantif (au moins pour 3 phrases sur les 4 totales).
L’électrostimulation rend possible la musculation sans effort.
La musculation sans effort est rendue possible par l’électrostimulation.
La musculation sans effort, l’électrostimulation rend cela possible.
L’électrostimulation rend la musculation sans effort possible.L’électrostimulation rend possible de se muscler sans effort.
Se muscler sans effort est rendu possible par l’électrostimulation.
Se muscler sans effort, l’électrostimulation rend cela possible.
?L’électrostimulation rend se muscler sans effort possible.Quant à l’usage, il suffit de taper rend(re) possible de sur GoogleLivres pour constater que les locuteurs (les scripteurs) utilisent cette formulation de façon suffisamment courante pour que les occurrences sortent facilement.
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Celles-ci plutôt que celles-là, dans la mesure où en principe ces deux pronoms s’opposent, l’antécédent du premier étant plus proche que celui du second : J’aime également le thé et le café, mais celui-ci (le café) me tient davantage éveillé que celui-là (le thé).
Quant à l’éventuelle non clarté de l’énoncé, je ne vous rejoins pas, il me parait très bien ainsi. Il aurait pu y avoir ambiguité si personne âgée avait été au pluriel, mais comme les personnes âgées peuvent difficilement concerner principalement la coordination des soins, l’ambiguité aurait été de fait levée.(Ces dernières n’est pas faux, mais à mon sens pas mieux que celles-ci (pour ce qui serait de l’éventuelle obscurité de l’énoncé) et plus long ; vous pouvez aussi reprendre le nom : Ces défaillances concernent...)
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C’est vrai qu’il y a des cas – le vôtre n’en fait pas partie – où la « déconcordance » des temps est possible, mais même alors, vous serez sûr de ne jamais vous tromper en appliquant la concordance.
Alors dans quels cas peut-on ne pas respecter la concordance ? Je cite ce (long) extrait de la grammaire de Dauzat (pas récent-récent, mais toujours d’actualité et à mon avis très clair) :
« Quand la principale est au passé, la concordance de forme réclamerait le passé en subordonnée, mais la langue a trouvé un procédé particulier pour l’expression du futur et a réagi pour l’expression du présent. […]
Après les verbes exprimant non plus une croyance, une espérance, mais une affirmation, un énoncé, on peut employer le présent (proscrit à tort par la Grammaire de l’Académie) et le futur. On dispose donc de quatre tours, exprimant les nuances entre le dubitatif « il m’a écrit qu’il viendrait demain », la probabilité « … qu’il venait demain » et la certitude « …qu’il vient [qu’il viendra] demain » (1). L’emploi du présent en subordonnée permet en outre de préciser les faits présents par rapport à celui qui parle : « il m’a écrit qu’il était capitaine » ne précise pas si le correspondant est toujours capitaine à l’heure présente, tandis que « il m’a écrit qu’il est capitaine » l’affirme sans doute possible. Le futur est encore plus nécessaire pour situer dans l’avenir, par rapport à celui qui parle. « J’ai appris qu’il va venir à Paris et qu’il y séjournera quelque temps » (affirmation opposée à la double formule dubitative : « qu’il allait venir et qu’il y séjournerait ».) Enfin pour exprimer une idée générale, située hors temps, le présent est plus indiqué, plus net que l’imparfait : « On a toujours pensé que la colère est [était] mauvaise conseillère ». Réaction de la logique contre les servitudes grammaticales. — Psychologiquement, l’imparfait et le conditionnel, comme dans le style indirect, relatent la pensée d’autrui, tandis qu’avec le présent et le futur de l’indicatif apparaît l’opinion de celui qui parle ou écrit.
(1) Le présent est encore plus affirmatif que le futur ; celui-ci est employé pour insister sur l’élément temporel. »(Souligné graissé par bibi.)
Votre phrase rapportée étant une question, cette exception à la concordance n’est pas possible.
Cette réponse a été acceptée par Pompadour. le 28 octobre 2023 Vous avez gagné 15 points.
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La locution si ce n’est équivaut dans le cas présent à voire – adverbe qui ne comporte aucun indication temporelle, seulement une indication de renchérissement. Si on s’en tient donc au sens et que l’on comprend la locution comme un tout inanalysable, elle restera invariable en temps. Cependant, comme cette locution est assez transparente, le défigement est aisé et on peut dès lors succomber à la tentation de la faire varier en temps. Si on analyse cette locution de la même façon que lorsqu’elle signifie : hormis /excepté , ce qui ne me semble pas abusif, cette variation en temps est refusée par certains grammairiens, acceptée par d’autres ; quant à l’usage, il hésite également. Voir par exemple ici un point détaillé sur cette locution quand elle signifie hormis/excepté, d’où j’extrais ce passage :
« Les Le Bidois vont plus loin : selon eux, si ce n’est est une formule figée qui doit rester invariable non seulement en nombre, mais aussi en forme temporelle. Et les deux linguistes de citer Hugo : « Rien n’égalait Nemrod si ce n’est Attila. » Force est toutefois de constater dans plus d’un ouvrage de référence que le verbe ne se rencontre pas qu’au présent de l’indicatif : l’Académie et Hanse admettent également la forme si ce n’était, à laquelle Thomas et le Larousse en ligne ajoutent encore si ce n’eût été. Qui dit mieux ?
Vous l’aurez compris, il n’est pas rare, n’en déplaise à ces spécialistes, que notre locution sorte de son figement (« parfois », selon Grevisse ; « facultativement », selon Jean-Paul Jauneau) : »
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En l’occurrence, comme il s’agit de définir un type particulier de nom, une catégorie, il ne faut pas mettre d’article devant villes.
C’est à rapprocher des exemples que le site d’où est extrait cette phrase donne : chien de berger vs chien du berger / table de jardin vs table du jardin.
Donc noms de villes, noms d’animaux, noms de pays = catégorie de noms >>> pas d’article devant le complément du nom (qui est utilisé comme un adjectif).- 778 vues
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