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Dans une typographie correcte, le nom propre d’un véhicule (navire, avion, automobile) s’écrit en italique, ce qui permet de le distinguer du reste du texte, lui confère le caractère d’une reproduction (donc avec la graphie d’origine) et le dispense de trait d’union.
Donc : Le porte-avions Charles de Gaulle, le Spirit of St. Louis de Lindbergh, La Jamais Contente de Jenatzy, etc.
Cette réponse a été acceptée par DrDenis. le 4 août 2023 Vous avez gagné 15 points.
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S’il y a souci d’accord, c’est que la mauvaise habitude de supprimer les prépositions envahit chaque jour un peu plus notre vie quotidienne. Certaines tournures sont devenues inévitables mais d’autres sont facilement remplaçables. C’est le cas ici où vous avez le choix entre sur papier ou plus simplement encore imprimé(es). Inutile de contribuer à la propagation de ce tic moderne consistant à apposer sauvagement des substantifs au détriment de la clarté et de la syntaxe habituelle du français.
En complément, vous pouvez parcourir un billet de la Mission linguistique francophone, site consacré à la dénonciation des abus de langage dans les médias ou par les organismes institutionnels.
PS Le papier n’est pas un « format », pas plus que l’électronique. Il y a confusion avec « forme ». Mieux vaut donc éviter le mot.- 1826 vues
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Votre analyse est juste sur un plan étymologique mais cela fait belle lurette que répéter s’emploie aussi pour une action (attestation chez La Fontaine par exemple). Vous pouvez donc employer répéter ou se répéter sans état d’âme sur le sujet ou l’objet.
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C’est une bonne question. Il faut tout d’abord souligner que ce qui permet de gérer la prononciation ne sont pas des règles à proprement parler mais des principes assez lâches. La langue française est de celles qui ont le moins de cohérence entre oral et écrit : il y a jusqu’à douze manières différentes de graphier le même phonème !
Dessus et dessous font partie de ces anomalies regrettables que des siècles n’ont pas su régler. Le français médiéval écrivait avec un seul s (voir Godefroy, dictionnaire d’ancien français) mais cela entrainait une prononciation comme un z, ce qui n’était pas mieux.- 1843 vues
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Par nature, une « conjonction de coordination » (mais ou et donc or ni car) est faite pour… coordonner ! La faire suivre ou précéder d’une ponctuation est donc souvent… contre nature, en particulier en début de phrase où elle ne coordonne plus rien (le point de la phrase précédente a fermé tout enchainement).
Le style décousu de nombreux auteurs modernes et des journalistes a, hélas , fait perdre tout sens de la ponctuation.
PS : Par acquit de conscience, je rappelle que la présence d’une incise, entre virgules, peut accidentellement amener une virgule au contact d’une conjonction de coordination mais elle appartient à l’incise. Par ailleurs, certains mots peuvent avoir une nature double, notamment donc qui peut être adverbe (par conséquent) avec une ponctuation classique.- 3831 vues
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Non seulement l’usage de cette expression est le plus souvent clairement erroné par rapport à son sens juridique mais il est de plus devenu systématique et pédant dans les médias.
Voir par exemple l’article « sans appel » de la Mission linguistique française.
Sauf si vous avez bien compris de quoi il retourne, il convient donc de bannir cette tournure de votre lexique et de ne pas céder au psittacisme des journalistes…- 8041 vues
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Nous vivons dans un monde très cosmopolite où les emprunts sont légion et le temps pour les digérer très court. À défaut d’usage bien établi, on utilise donc les bonnes vieilles règles qui ont fait leurs preuves et que l’on devrait retrouver partout :
1. Dans son acception courante, shebab est un nom ou adjectif arabe (jeunesse) qui peut se laisser écrit comme cela en français classique et alphabet latin. L’accent serait souhaitable puisque la prononciation est ainsi (donc shébab).
2. Pas de majuscule, ce n’est pas une ethnie, juste un mouvement politico-religieux ;
3. Pluriel régulier avec s . Pas de féminin établi, donc s’abstenir d’une marque ;
4. Moyennant ces critères, vous pouvez écrire en romain (francisation assumée) mais si vous avez des doutes, vous le mettez en italique.- 769 vues
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Question intéressante mais qui demande un peu de réflexion.
En fait, il faut se poser la question du titre réel de l’ouvrage dont on parle. Pour les séries (comme celle que vous évoquez, en trois tomes), le vrai titre (enregistré, avec I.S.B.N.) est en général ce que vous appelez le sous-titre. Le reste est une bannière de ralliement qu’on ne rappelle pas systématiquement. J’en donne comme exemple des grands classiques comme Balzac (La Comédie Humaine, 90 ouvrages), Zola (Les Rougon-Macquart), Proust (La Recherche) ou Robert Merle (Fortune de France en 1977, démultiplié en 12 autres titres au vu du succès). On ne rappelle pas en général ces noms à chaque fois dans une bibliographie, mais on les fait figurer en tronc commun avant la liste des titres réels.
D’ailleurs, éditorialement, c’est bien le titre de l’ouvrage isolé qui finit par s’imposer comme référence…
PS Je découvre que cette trilogie porte en fait le nom de La Vie fabuleuse de Gaston Phœbus (éditions Del Duca, Paris, 1959), rebaptisée Gaston Phébus en 1978 lors de la réédition.
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En effet, d’une manière générale, les crochets traduisent l’intervention d’un tiers (généralement le rédacteur) dans un texte. Exemples : [sic], […].
Il n’y a pas lieu de mettre une majuscule de position à l’intérieur des crochets et ces derniers peuvent être insérés partout dans une phrase (pas seulement à la fin).- 1108 vues
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Plus une langue est « efficace », moins le recours à des sources externes est nécessaire, notamment pour passer de l’oral à l’écrit. Quelques bons principes devraient suffire mais le français est un mauvais exemple : il faut vivre à côté d’une armée de dictionnaires et de grimoires grammaticaux tant tout a été fait pour rendre les gens incertains de ce qu’ils font. Ce site en est la preuve permanente !
Bref… Pour la typographie (qui n’est pas normative comme l’orthographie, mais d’exécution), on utilise quelques outils simples et de bon gout. Le trait d’union en est un bon exemple : il se met là où on en a besoin, pour rapprocher, même de manière éphémère, des éléments qui ne seraient pas immédiatement perçus comme une entité. Votre solution d’écrire 2-en-1 (ou deux-en-un) est donc pertinente et cela suffit pour ne pas chercher plus loin…- 3377 vues
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