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Je suis d’un avis différent :
Au système présent, on voit bien que c’est le futur qui convient: Même si Jean n’est pas spécialement beau, il est fort probable qu’un jour, une pauvre âme se laissera berner par ses belles paroles et voudra l’épouser. Alors, ce jour-là, lorsqu’il fondera sa propre famille, se souciera-t-il encore d’elle ?
La probabilité n’entraîne pas le conditionnel : Je suis presque sûr qu’il viendra – je pense qu’il viendra – il est possible qu’il viendra (qu’il vienne) – il y a de fortes chance qu’i vienne (subjonctif) ou qu’il viendra (indicatif futur)
Au système du passé on a besoin du futur dans le passé :
Même si Jean n’était pas spécialement beau, il était fort probable qu’un jour, une pauvre âme se laisserait berner par ses belles paroles et voudrait l’épouser. Alors, ce jour-là, lorsqu’il fonderait sa propre famille, se soucierait-il encore d’elle ?
Tous les verbes soulignés ne sont pas au mode conditionnel mais au futur du passé, un temps de l’indicatif.- 772 vues
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à supposer qu’il ouvrît sa cuisine, il aurait détesté être épié.
Au système présent on a deux possibilités (je prends un autre exemple par commodité):
1 a à supposer qu’il vienne, tu le recevras avec beaucoup d’égards : hypothèse probable avec le futur de l’indicatif dans la principale
2 a à supposer qu’il vienne, tu le recevrais avec beaucoup d’égards : hypothèse moins probable avec le conditionnel présentA ces deux phrases correspondent :
1 b à supposer qu’il vînt, tu le recevrais avec beaucoup d’égards : hypothèse probable avec le futur du passé de l’indicatif dans la principale
2 b à supposer qu’il vînt, tu l’aurais reçu avec beaucoup d’égards : hypothèse moins probable avec le conditionnel passéRemarque : ce qui peut déconcerter, c’est la double valeur de la forme infinitif+terminaison de l’imparfait (ici « recevrais ») qui peut être, soit un futur du passé, soit un conditionnel présent.
C’est pourquoi vous avez le choix entre : à supposer qu’il ouvrît sa cuisine, il détesterait (futur du passé) être épié et à supposer qu’il ouvrît sa cuisine, il aurait détesté (conditionnel passé) être épié.- 647 vues
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Les deux mots – l’adjectif indésirable et le participe passé avec négation non désiré – n’ont pas exactement le même sens.
– le suffixe -able sert à former des adjectifs à partir de verbes, il exprime la possibilité. Indésirable signifie exactement : qu’on ne peut désirer. Son emploi s’est élargi pour signifier parfois simplement qui n’est pas désiré.
–non désiré, non voulu, non aimé, non souhaité …cette formulation : non + participe passé insiste sur la négation.C’est d’ailleurs souvent la seule forme possible pour la négation d’ adjectifs : * inaimable *insouhaitable etc. n’existent pas
En revanche, il n’y a aucune raison d’inventer des indésiré, insouhaité… , Le préfixe -in n’est pas un préfixe de verbe.
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Il n’y a aucune hésitation possible. L’adverbe modifie un verbe qui est passif. L’agent de ce verbe+ adverbe n’est donc pas le sujet mais le complément (d’agent).
Il sortit, suivi à regret par son fils
Si « il » est sujet du verbe sortir, il est objet du verbe suivre dont on n’a que le participe passé (il était) suivi par son fils
« Fils » est bien l’agent (celui qui agit, qui suit) et complément introduit par « par »
« à regret » est locution adverbiale modifiant (donnant une information sur) le verbe suivre.
Transformé à la forme passive : Il sortit ; son fils le suivit (ou le suivait) à regret.- 1429 vues
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Alors changeons de personne pour répondre sur le mode à employer:
Je me demande si vous êtes certains qu’il peut compter sur cette présence ou si vous êtes certains qu’il puisse compter sur cette présence.
Les deux modes sont possibles.
Dans la première formulation, l’indicatif présente le fait comme intégré par « vous » et qu’on remet en question.
Dans la seconde formulation, le subjonctif pose d’emblée le fait comme un sujet auquel réfléchir, sans passer par les croyance de l’interlocuteur.Comme souvent lorsque les deux modes sont possibles, la nuance est fine et les explications délicates.
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On peut cependant considérer que « tant » , s’il n’est pas une conjonction mais un adverbe, est un mot coordonnant.
« Donc » non plus n’est pas une conjonction de coordination puisqu’on peut le déplacer et le mettre à la fin, contrairement aux conjonctions : Il a mal à la tête donc il n’a pas quitté sa cabine > Il a mal à la tête, il n’a pas quitté sa cabine donc. – chose impossible avec une conjonction :* il a mal à la tête, il n’a pas quitté sa cabine et.
Or, nous avons bien, dans la phrase proposée, « tant » et non « tant que » et la construction est donc différente de : il a tant mal à la tête qu’il n’a pas quitté sa cabine (on dirait d’ailleurs plutôt : il a tellement mal… que..
– la conjonction « que » a disparu
– les propositions se sont inversées.- 1129 vues
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Il arriva avec un bol de carottes et un de concombres en bâtonnets.
S’il n’y avait qu’une carotte et qu’un concombre pour remplir deux bols, on le préciserait : Il arriva avec deux bols, un avec une carotte et un avec un concombre coupés en bâtonnets.
La carotte et le concombre n’étant pas considérés comme une matière, contrairement à :
Il arriva avec un jus de carotte/ de la confiture de carotte, où le singulier de « carotte » a un sens générique
Et pour : Il croqua trois bâtonnets de carotte on choisit le singulier puisqu’il suffit d’une carotte pour faire trois bâtonnets.En fait, c’est le sens qui permet de choisir.
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Mon avis :
On peut ou non mettre « quel qu’il soit » en exergue en le plaçant entre virgules.
En effet, « quel qu’il soit » est classé comme locution adjectivale (on lui donne comme synonyme « quelconque ») et on ne le met donc pas entre virgules
Aussi, les conséquences d’un acte de droit souple quelconque/donné/quel qu’il soitMais on peut aussi vouloir garder à la locution sa fonction de proposition et alors la placer en incise. En ce cas il y a évidemment insistance sur l’indifférence devant l’identité précise de ce qu’on qualifie ainsi.
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Vous avez raison. « Tant » est, dans cette phrase, conjonction de coordination marquant à la fois l’intensité et la cause.
La proposition introduite par une conjonction de coordination ne peut pas être placée avant la première proposition.
Exemple : Pierre n’a pas quitté sa cabine car il avait mal à la tête > *Car il avait mal à la tête, Pierre n’a pas quitté sa cabine (incorrect)
Ce qui est possible avec la proposition subordonnée conjonctive :
Pierre n’a pas quitté sa cabine parce qu’ il avait mal à la tête > Parce qu’ il avait mal à la tête, Pierre n’a pas quitté sa cabine (correct)On voit que cette inversion n’est pas possible avec « tant » :
Pierre n’a pas quitté sa cabine tant il avait mal à la tête > *Tant il avait mal à la tête, Pierre n’a pas quitté sa cabine- 1129 vues
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Qu’ils doutent du fait que je pâtisse pas du froid, et je leur montre l’absence de chair de poule sur mes avant-bras.
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