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  • Grand maître Demandé le 7 octobre 2020 dans Général

    Oui Tara, le verbe avoir, même dans son sens plein, même transitif n’admet pas la passivation, mais ce qui suit est bien un COD et le participe s’accorde donc si le COD est antéposé à l’auxiliaire.

    Les verbes transitifs sont passifiables quand leur schéma est canonique, c’est-à-dire quand le sujet est agent et l’objet, patient ;  dès qu’on s’écarte de ce schéma, la passivation n’est plus toujours possible :

    Paul aime la glace.
    *La glace est aimée par Paul.

    Paul craint le froid.
    *Le froid est craint par Paul.

     Cette villa comporte cinq chambres.
    *Cinq chambres sont comportées par cette villa.

    Etc.

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  • Grand maître Demandé le 1 octobre 2020 dans Général

    Bonjour Marisa,

    Quelques points de désaccord avec Tara :

    Se foutre de la gueule de qq, se foutre = verbe subjectif : on accorde le participe avec le sujet à Elle s’est bien foutue de ta gueule.

    Au(x) coin(s) des lèvres = plutôt au singulier : un sourire sur le coin des lèvres, mais le pluriel est sans doute possible : un sourire sur les coins des lèvres. (Le TLFi et l’Académie donnent au singulier).

    carreaux rouge(s) et blanc(s) : si les carreaux sont bicolores, les adjectifs devraient plutôt se mettre au masculin, singulier, mais l’usage ne suit pas vraiment ce principe voir par exemple vache noir et blanc vs vache noire et blanche.

    Kiffer est transitif, mais avec certains verbes transitifs, l’infinitif est précédé de de ou de à (appelés par certains linguistes marqueurs d’infinitif). Difficile de dire ce qu’il en est pour kiffer qui soit n’est pas mentionné dans les dictionnaires (TLFi, Académie), soit l’est (Larousse, Robert en ligne), mais sans que rien ne soit dit sur sa construction  avec l’infinitif. Un très rapide coup d’œil sur l’usage semble indiquer que les deux formes sont également utilisées.

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  • Grand maître Demandé le 22 septembre 2020 dans Question de langue

    Bonjour abering,

    Prince dit « Toutefois, dans votre phrase, il est préférable d’employer la préposition sur. » ; je serais clairement plus catégorique que Prince : la préposition à n’est pas correcte dans ce cas-là. Pour un espace considéré comme une surface, soit on met la locution entière, et le à seul ne saurait s’y substituer : se répand à la surface de toute la planète ; soit on met sur : se répand sur toute la planète.

    C’est la nature du complément de lieu (selon qu’il est considéré comme une surface, un contenant, un espace ouvert, fermé, etc.) qui détermine la préposition :
    … se répand sur le continent, en France, dans le département, à la campagne, etc.

     

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  • Grand maître Demandé le 18 septembre 2020 dans Général

    Bonjour Nikki35000,

    Je ne suis que partiellement d’accord avec la réponse donnée par PhL :
    OK pour la nuance actif / résultatif (ou passif), mais en revanche,

    *Je croyais nous en être débarrassés n’est pas correct.

    On a soit la forme active + avoir –> débarrasser qq de qq chose / qq, donc avec un COD :
    Je croyais nous en avoir débarrassés.

    Soit la forme pronominale + être –> se débarrasser de qq chose / qq
    Je croyais m’en être débarrassé.
    Nous croyions nous en être débarrassés.

    Soit la forme résultative / passive +  être –> être débarrassé de qq chose / qq = il n’y a alors pas de COD :
    Je croyais en être / en avoir été débarrassé.
    Nous croyions en être / en avoir été débarrassés.

    (Par ailleurs, il y a une petite coquille : ce n’est pas « nous », mais « je » qui a mené l’action.)

     

    Quant à l’accord du participe, il est correct, puisque nous est COD et est placé avant l’auxiliaire – si nous = uniquement des femmes –> débarrassées.

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  • Grand maître Demandé le 15 septembre 2020 dans Général

    Bonjour guylainefitzback,

    Ici, il s’agit de l’adverbe, donc près ; mais la phrase est mal construite :  avec le cabinet et non entre + je ne vois pas bien ce que veut dire ce à toute ressemblance près, dans le cas présent.

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  • Grand maître Demandé le 15 septembre 2020 dans Accords

    Bonjour Loumarelle,

    Ici, tout est adjectif et s’accorde avec le X à qui est attribué la qualité, ici madone, donc au féminin singulier : une madone, toute de douleur et douleur.

    Extrait du TLFi :

    3. [En fonction d’attribut]
    […]
    (Être) tout(e) de (suivi d’un subst. sans art.).Entièrement formé de. Point de surprise. Dans notre vie, qui est toute d’attente, d’espérances, d’impatiences (GoncourtJournal, 1860, p. 766).

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  • Grand maître Demandé le 12 septembre 2020 dans Général

    Bonsoir souriceau,

    Il y a au moins un cas où cette formulation est possible, c’est si on veut dire Je parle un peu à propos d’anglais, comme on dirait Je parle un peu de philo, de politique, etc.

    Mais ce n’est vraisemblablement pas ta question. Sur celle-ci, je ne rejoins pas Tara.
    Ce n’est clairement pas la façon de dire la plus courante, puisqu’on dira plutôt Je parle un peu (l’) anglais*, mais elle ne me parait pas incorrecte. On envisage la langue de façon massique et on dit qu’on la parle qu’en partie.
    On trouve cette construction chez les auteurs, notamment deux académiciens :

    Pierre-Jean Remy
    Elle parlait un peu d’anglais
    source

    Alain Decaux
    Parmi les nouveaux rescapés, un Italien parle un peu d’allemand.
    source

     

     

    * Le sens est vraiment très proche, pour ne pas dire identique, mais les deux constructions ne sont pas équivalentes :

    – Je parle un peu (l’) anglais : un peu est adverbe et modifie le verbe parler, comme on aurait Je parle bien / mal (l’) anglais.
    – Je parle un peu d’anglais : un peu de est déterminant et détermine le substantif anglais.

     

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  • Grand maître Demandé le 12 septembre 2020 dans Accords

    Bonjour souriceau,

    En principe les moules marinière(s) sont des moules à la marinière, on ne devrait donc pas accorder marinière.
    Cependant, on peut considérer que l’ellipse de la préposition et de l’article font de marinière un adjectif, auquel cas on fera l’accord.
    Cette adjectivation est indiquée par le TLFi,  avec un exemple (Cendrars) où marinière est accordé au pluriel.

    Mais alors, il faut considérer que cet adjectif n’est pas à rapprocher de l’adjectif marinier et n’en est pas le féminin, ça devient un nouvel adjectif épicène et variable uniquement en nombre. On trouvera de cette façon des coquillages marinières et non mariniers.

    Larousse en ligne, Robert en ligneAcadémie (9e édition), Usito, donnent moules marinière, mais l’usage penche très nettement du côté de l’accord.

    Bref, c’est au choix.

    Cette réponse a été acceptée par souriceau. le 12 septembre 2020 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 11 septembre 2020 dans Général

    Bonjour xalef,

    A priori  : bras tout musclés = bras complètement musclés.

    (Bras tous musclés sans être absolument impossible est plutôt improbable, ça signifierait soit que tous les bras (le gauche comme le droit) sont musclés, bon… Soit que tous avaient les bras musclés, mais la tournure serait maladroite.)

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  • Bonjour Banquedimage,

    S’ensuivre est un verbe essentiellement pronominal, l’accord se fait donc avec le sujet.
    Si mastectomie est le sujet inversé, on accordera au féminin singulier : s’était ensuivie une mastectomie.
    Si la phrase est construite impersonnellement, alors on accordera au masculin singulier avec le sujet apparent il : Il s’était ensuivi une mastectomie.

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