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Le mot grand est ici un adverbe (grandement) modifiant l’adjectif ouverte. À ce titre il devrait donc rester invariable mais l’usage a introduit un accord « sauvage » que les lettrés et l’Académie ont reconnu depuis longtemps.
On dit et écrit donc : elle avait la bouche grande ouverte.
Cette anomalie est la même pour quelques adverbes-adjectifs : bon, frais, large en particulier.
Ils sont arrivés bons (=bien) premiers, des fleurs fraiches (=fraichement) coupées.- 853 vues
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La logique est que les guillemets français habituels (« x ») appartiennent au texte français et le contenu à la langue d’origine dont il respecte toutes les règles : ponctuation, signes diacritiques, caractères non latins, capitales, espaces, etc.
Cette contrainte à respecter scrupuleusement dans un écrit soigné disparait si la citation est traduite.
Elle se maintient en revanche pour les citations courtes (exclamations, interjections directement intégrées au discours) et mots isolés écrits en italique et sans guillemets : Le bandit espagnol cria ¡Caramba! et s’effondra.
C’est le cas des titres d’œuvre qu’on dispense en général de guillemets quelle que soit la langue utilisée : Nous sommes allés voir The Merry Wives of Windsor au théâtre du Globe.- 515 vues
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D’une manière générale, il n’y a pas lieu d’insérer d’espace autour d’un trait d’union dont la vocation est justement d’unir deux éléments. C’est donc aussi le cas pour des dates : (1914-1918), (1er septembre 2025–4 juillet 2027).
Les tirets (cadratins et semi-cadratins) ont d’autres usages et ils s’emploient avec une espace insécable après le tiret « ouvrant » et avant le tiret « fermant » (comme les guillemets).
Votre remarque concernant la longueur due à la succession d’espaces insécables est fondée car il est désagréable de couper où que ce soit. Vous pouvez alors envisager de remplacer le trait d’union par au : (du 1er_septembre_2025 au 4_juillet_2027). Ce n’est pas une panacée mais la présentation irréprochable d’un texte est toujours un bricolage final délicat (même souci avec les « veuves et orphelines » en fin de page).- 1076 vues
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En français (c’est différent en anglais), le pluriel commence à 2 (deux), pas moins.
On écrira donc 1,5 mètre ou 1,99 kilo mais 2,1 litres.
NB L’accord du verbe se fait en conséquence : 1,8 kilomètre a été parcouru .- 388 vues
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La question est intéressante car votre hésitation révèle un phénomène linguistique assez subtil.
En effet, comme pour séparation, la dissociation est originellement le fait de dissocier des éléments joints . La préposition naturelle est donc de (des, du, d’).
Mais avec le temps, le sens du mot a aussi évolué vers le résultat de cette action. Ce n’est plus seulement le mouvement mais l’état. Cela a donc logiquement amené à utiliser entre, plus adapté pour un constat.
Pour prendre un exemple connu, on a beaucoup parlé au début du XXe siècle de la séparation de l’Église et de l’État parce qu’il s’agissait bien de mettre en place deux entités distinctes. On peut de nos jours parler de la séparation entre l’Église et l’État puisque l’opération est achevée et qu’on s’intéresse désormais plutôt à la frontière existante.- 326 vues
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Par nature, les adjectifs qualificatifs se rapportent au nom dont ils sont le plus proches. Il arrive certes qu’ils soient parfois déportés après un bref complément de ce nom sans que cela prête à confusion (un jour de semaine pluvieux) ; mais dans le cas contraire il vaut mieux tenter de le rapprocher :
– Un modèle de table décorée ;
– Un modèle décoré de table campagnarde.
Selon la phrase, on peut aussi « casser » par une virgule le lien naturel avec l’antécédent immédiat :
– Un modèle de table, décoré à la façon florentine.- 397 vues
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Les dictionnaires ne sont pas d’une grande aide pour ce genre de question.
Lorsqu’aucun déterminant particulier n’accompagne un complément de nom, la solution par défaut est souvent le singulier, même si le pluriel n’est pas grammaticalement incorrect.
Le pluriel a vocation à se manifester lorsqu’un élément supplémentaire le requiert :
– Une agence de voyage (générique) ;
– Une agence de voyages exotiques. (restrictif) ;
– Des photos de voyage (générique) ;
– Des photos de mes voyages, des voyages de ma fille, de voyages lointains.
Comme les linguistes le savent bien, le pluriel n’est qu’une flexion occasionnelle du nombre de base, le singulier. C’est pour cela qu’on entend si peu les pluriels de noms dans la langue orale (seulement les noms en –al ou –ail, par exception historique). Il appartient aux autres éléments de la phrase de le faire percevoir et comprendre.- 963 vues
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Il y a en effet un souci : on ne comprend pas ce que la phrase veut dire. Il manque des mots.
Par déduction, on peut deviner l’idée et proposer deux formulations :
– « Cette femme n’est pas de celles que l’on maîtrise. » (on ne maitrise pas cette catégorie de femmes)
– « Cette femme n’est pas d’une nature que l’on maîtrise. » (on ne maitrise pas le comportement de cette femme-là)- 425 vues
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Instaurée par l’Académie française en 1990, la norme d’accord de tous les noms composés est désormais entrée pleinement en vigueur : c’est ce qui est enseigné dans les écoles, pratiqué dans l’Administration et pour les concours, utilisé par les correcteurs (dont je fais partie).
On laisse donc au singulier les composants d’un nom composé singulier et on met au pluriel les éléments qui s’accordent pour un nom au pluriel. On ne se préoccupe donc plus d’estimer ce qui pourrait ou non être accordé, c’est le nom composé global qui prime.
Pour votre exemple : un après-midi, des après-midis (même si le singulier reste toléré pour les anciennes générations).- 388 vues
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Ce n’est pas le correcteur de la vieille école que je suis qui vous dira le contraire. Quelques rares grands journaux maintiennent une tradition d’exemplarité pour les questions de langue mais le recul est généralisé partout ailleurs. Votre exemple est éloquent et on peut y ajouter la disparition des pronoms de rappel dans les interrogations (matraquée par les chaines d’information en continu), les ambigüités syntaxiques, les phrases sans verbe, l’abus d’adjectifs relationnels, l’appauvrissement du vocabulaire et… je m’arrête là.
Je pense qu’il est inutile d’épiloguer sur les causes et sur les conséquences, mais il est à craindre que le manque de rigueur dans l’écriture ne soit que le reflet de celui dans la pensée.Cette réponse a été acceptée par Steph_Vct. le 10 février 2026 Vous avez gagné 15 points.
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