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L’agitation récente autour de la féminisation des noms de fonctions et de métiers (et l’immobilisme de l’Académie pendant des décennies) ont fait perdre de vue des fondamentaux linguistiques.
Vous trouverez dans ce document de référence (Femme, j’écris ton nom…) la totalité des centaines de formes recommandées par un collectif de linguistes du C.N.R.S. piloté par Bernard Cerquiglini et validé en 1999 par l’État français. Selon moi, il n’est pas souhaitable de s’en écarter à ce jour, même si l’usage tranche en fin de compte.
Concernant sculpteur, il est traité dans la famille des noms en -teur au chapitre 3.3.a. à la remarque 3 (récapitualtif page 114). La forme sculptrice est recommandée, même si sculpteuse était plus cohérent avec la famille de base. Il s’agit à l’évidence d’une concession à l’usage, cette forme s’étant imposée sans discussion possible (voir le Ngram).
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Le nom « Sud-Coréen » ne peut-être laissé sans majuscule, car il n’a aucun autre sens que celui de ressortissant de la Corée du Sud, gentilé qui requiert les majuscules. Il y a dans votre tournure ellipse du mot entreprise mais c’est une métonymie courante, comme lorsqu’on dit « boire un verre » au lieu de dire « boire le contenu d’un verre ».
Bien entendu, le contexte doit être sans ambigüité pour que le lecteur sache à quoi cela renvoie : dans votre exemple, Sud-Coréens désigne clairement les propriétaires et les représentants des entreprises en question (et non les entreprises elles-mêmes).
Donc : Les Sud-Coréens seront fortement représentés au prochain congrès.- 4510 vues
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Votre question est fondée et demande réflexion : il y a bien un conflit latent entre deux règles, selon que le on est impersonnel (pas d’accord) ou renvoie à des personnes identifiées (accord).
À défaut d’une analyse explicite de grammairien (je n’en ai pas de disponible), on peut douter. L’analyse des fréquences donne une indication, par le NGram joint ICI. Il s’agit de publications contrôlées (éditeurs, correcteurs, etc.) reflétant bien la pratique écrite « normée ».
À l’époque moderne, le pluriel semble apparaitre alors que le singulier prédominait sans conteste auparavant. On peut analyser chaque option en cliquant en bas à droite sur le libellé. On voit que « on s’est aimé » a les faveurs des écrivains, anciens ou modernes, que les sujets soient connus ou non. C’est logique, à mon sens, car on retrouve le singulier même avec des sujets connus : les combattants s’entretuèrent sur le champ de bataille donne on s’entretua sur le champ de bataille et donc on s’est entretué sur le champ de bataille.
Cela étant, l’accord en nombre du participe doit pouvoir être accepté (selon moi) lorsque les sujets sont bien identifiés, mais uniquement dans ce cas (le on équivalant alors en général à nous).P. S. La réponse de Prince et les références au Bon Usage confirment mon sentiment.
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Sauf effet d’ironie recherché, convaincre « de force » a un petit côté… douteux. C’est peut-être toute la phrase qu’il faut faire varier.
Sinon, la locution adverbiale est évidemment invariable.- 2186 vues
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Question amusante : cette tournure n’est en effet pas connue des dictionnaires usuels, ni même du Wiktionnaire pourtant très accueillant pour toutes les audaces…
Cela étant, cela se dit et doit donc pouvoir s’écrire. Je vous propose deux graphies selon le contexte :
— C’est un vrai « saint Thomas », au singulier, avec des guillemets marquant le sens spécifique, majuscule au nom du personnage et sans trait d’union ;
— C’est un vrai saint-thomas et Ce sont de vrais saints-thomas : on adopte la graphie de tournures similaires comme sainte-nitouche, sainte-barbe (soute à poudre dans un bateau), saint-frusquin, saint-jean (nécessaire d’un imprimeur) ou saint-crépin (nécessaire de cordonnier). Trait d’union (c’est un nom commun), pas de majuscule et pluriel possible.Cette réponse a été acceptée par sekaubin. le 1 septembre 2019 Vous avez gagné 15 points.
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Cette tournure est loin d’être figée comme le prouve la fréquence d’utilisation des deux graphies dans le ce graphe.
Vous pouvez employer les deux, avec la nuance éventuelle qui vous semblerait pertinente (mais inaudible, de toute façon).Il est à noter, d’une manière générale, que les formes au singulier et au pluriel sont souvent en concurrence lorsque le complément du nom est de nature dénombrable : mon expérience de correcteur me montre que le pluriel est de plus en plus choisi contre le singulier, non pour des raisons grammaticales ou sémantiques, mais pour des causes externes. C’est comme si le pluriel était plus intuitif que le singulier partitif, ressenti comme plus « abstrait ».
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La règle est simple et permanente et devrait s’appliquer partout :
— soit le mot est lexicalisé, reconnu par des dictionnaires et a un statut de nom ou d’adjectif : il n’y a alors pas d’apostrophe et il s’accorde en nombre. Ce ne devrait pas être le cas ici, sup n’ayant pas un emploi normalisé. Mais si vous estimez le contraire, vous devez écrire « des heures sups « .
— soit il s’agit d’une abréviation ponctuelle (élision en milieu de mot ou apocope à la fin) et on remplace toutes les lettres manquantes par une apostrophe. Il n’y a évidemment pas d’accord : « des heures sup’‘ » (comme le Vel’ d’Hiv’).Les excuses pour ne pas respecter des règles étant légion (parfois en provenance des autorités elles-mêmes), on trouve bien entendu de tout. À vous de voir…
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Quelques rares mots (ne, mais aussi de et que ) ont parfois une valeur dite explétive. Ce sont des héritages de la structure des phrases en latin que l’on peut qualifier d’archaïsmes car ils n’ont plus d’intérêt grammatical en français moderne.
Même si certains, dont l’Académie, leur prêtent un intérêt stylistique qui reste à démontrer, leur absence favorise la clarté en évitant toute confusion avec le ne de négation par exemple. Votre question le prouve par elle-même…Mon conseil est donc de ne pas les employer, sauf pour des travaux littéraires prétendant à un haut niveau de langue. Vous et vos lecteurs aurez tout à y gagner…
— Cette action se produit sans que le temps passe (et non ne passe) ;
— Il y a trois guichets ouverts (et non d’ouverts) ;
— C’est mal d’agir ainsi (et non que d’agir ainsi).- 5582 vues
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C’est encore une belle bourde de l’Académie (et d’autres d’ailleurs) !
Pour des raisons d’euphonie compréhensibles (hiatus flagrant), elle a normalisé la consonne euphonique t dans les questions : Va-t-elle réussir ?
Pour la même raison, elle a soudé cette consonne s avec un verbe à l’impératif : Vas-y !
Le résultat est une confusion sur la forme de l’impératif en général, cette subtilité échappant à presque tout le monde et s’imposant de manière arbitraire. La forme « normale » devrait être : Va-s-y !
On imagine le silence de mort lorsque l’on évoque la question Quai Conti…- 6695 vues
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Cette tournure n’est pas fautive mais largement désuète, inemployée semble-t-il depuis le XIXe siècle. Voici deux extraits comme exemples :
1. Description historique et critique de l’Italie (p. 125) de l ́Abbé Richard en 1769 :
2. Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques (p. 418) en 1830.Elle est donc à employer avec précaution dans un contexte contemporain. On préfèrera il est d’usage ou il est de circonstance par exemple.
Cette réponse a été acceptée par Vipera. le 2 janvier 2020 Vous avez gagné 15 points.
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