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  • Grand maître Demandé le 2 novembre 2023 dans Général

    Tout ce qui se trouve à l’intérieur d’une incise (entre virgules, parenthèses, crochets ou tirets) appartient à l’incise et est indépendant du reste de la phrase. On doit pouvoir l’ôter sans toucher au sens ou à la typographie. Le point abréviatif de etc. est donc indépendant du point de fin de phrase ; le signe de ponctuation suffit à isoler les deux — sauf dans le cas du tiret qui n’est pas répété et les deux points sont alors fusionnés.

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  • Grand maître Demandé le 31 octobre 2023 dans Général

    Les  prépositions à et pour sont couramment utilisées, comme l’atteste le graphe de fréquence Ngram à consulter ici.

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  • Grand maître Demandé le 31 octobre 2023 dans Général

    À l’origine, ce sont les questions qui sont « à choix multiple » (voir CNRTL I.A.4.). Chaque choix est multiple (au singulier) de la même manière qu’un objet est multicolore,  un animal omnivore, un ouvrier polyvalent ou, quelle chance, un trèfle quadrilobé.
    C’est par une métonymie (un raccourci) récente que l’on parle de « questionnaire » à choix multiple, ce qui est courant mais un peu abusif puisqu’on ne choisit pas les questions mais les réponses prédéfinies aux questions.
    Cela étant, au pluriel, on pourra utiliser grammaticalement le complément au singulier (des questionnaires à choix multiple) ou au pluriel (… à choix multiples). Comme souvent, en l’absence de différence de  sens, c’est le singulier qui est préférable car générique. Linguistiquement, le pluriel ne se marque que pour une réelle différence.

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  • Grand maître Demandé le 31 octobre 2023 dans Général

    La hantise des Français (et des Françaises, bien entendu) de « faire des fautes » ou « d’être incorrect » en parlant n’a décidément pas de limites ! Résultat de plusieurs siècles d’inoculation d’un poison aussi lent que douloureux par nos autorités académiques.
    Alors non, il n’y a rien d’incorrect dans cette tournure utilisée de longue date et qu’il est bien inutile de chercher à décortiquer. Le en n’a ici aucune fonction grammaticale et fait partie intégrante de la locution verbale comme dans je m’en vais, je m’en donne (à cœur joie) et bien d’autres. Faites-en donc à votre guise !

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  • Grand maître Demandé le 30 octobre 2023 dans Question de langue

    Je ne retrouve hélas pas la référence dans les ouvrages de grammaire mais votre remarque est fondée. J’ai déjà croisé cette structure surprenante dans mes lectures.
    Dans le cas où les sujets des propositions introduites par comme si sont différents, la seconde emploie que comme conjonction (en remplacement de comme si) avec le subjonctif.
    Nous continuons à rester enfermés dans les souvenirs, comme si le temps ne s’était pas écoulé et que nous n’eussions pas bougé de notre place.
    Nous continuons à rester enfermés dans les souvenirs, comme si nous n’avions pas bougé de notre place et que le temps ne se fût pas écoulé.
    Nous continuons à rester enfermés dans les souvenirs, comme si nous ne bougions pas de notre place et que le temps ne s’écoule pas.
    Sinon il faut répéter la conjonction :
    Nous continuons à rester enfermés dans les souvenirs, comme si nous ne bougions pas de notre place et comme si le temps ne s’écoulait pas.
    Je pense qu’il s’agit là d’un usage littéraire et d’un artifice de rédaction pour éviter la redite, assez lourde. C’est souvent le cas avec les emplois du subjonctif qui résultent non d’une logique de métronome mais de la pratique des auteurs.
    Si quelqu’un dispose de la référence, je suis preneur car il est possible qu’il y ait d’autres conjonctions dans le même cas.

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  • Grand maître Demandé le 29 octobre 2023 dans Accords

    Comme dans des centaines de cas de compléments sans article, il est possible d’argumenter dans les deux sens. Ce ne sera jamais incorrect, mais crée en permanence des hésitations assez vaines, comme le prouvent toutes les questions de ce type posées sur ce site.
    Linguistiquement, sauf obligation particulière (assez rare), c’est le singulier qui prime par défaut. Si le pluriel doit être indiqué, il est préférable de le marquer : une guerre des religions (article), une guerre de religions irréconciliables (adjectif).

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  • Grand maître Demandé le 27 octobre 2023 dans Général

    Sur– est ce qu’on appelle un « élément formant » utilisé comme préfixe. Il est très généralement soudé au radical et il n’y a pas de raison de ne pas le faire pour surmédication.
    Il est à noter qu’il se différencie en cela de son antonyme sous- qui, lui, reste presque systématiquement lié par un trait d’union dans les composés modernes.

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  • Grand maître Demandé le 26 octobre 2023 dans Question de langue

    Tous les mots ou locutions ne peuvent avoir un antonyme direct, telle est la langue.
    Si quelque chose n’est pas repoussé sine die, c’est qu’il est repoussé à une nouvelle date que l’on va en général préciser. L’antonyme direct n’a donc ici pas d’intérêt, ce qui explique sans aucun doute son inexistence.

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  • Grand maître Demandé le 25 octobre 2023 dans Question de langue

    Les nuances entre complément et supplément étant parfois difficiles à distinguer, il n’y a rien d’étonnant à ce que les verbes associés soient dans le même cas.
    On peut juste observer que complémenter est apparu plus récemment (fin XXe siècle), en particulier avec les compléments alimentaires pour lesquels le verbe traditionnel compléter s’avérait inadapté. On peut donc le conserver comme terme technique du jargon diététique ou  médical, le temps que les correcteurs numériques se mettent à jour…
    Je reste néanmoins dubitatif sur l’usage pronominal que je n’ai pas rencontré. Ce que l’on supplémente ou complémente, c’est ce qui n’est pas plein, ici l’alimentation, pas une  personne. Mais au train où vont les néologismes, on constate de surprenantes dérives.

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  • Grand maître Demandé le 25 octobre 2023 dans Question de langue

    La ponctuation de vos différents exemples est techniquement acceptable dans tous les cas. Mais chaque fois que vous introduisez une virgule, vous créez une incise, une unité syntaxique autonome. À les multiplier et surtout à les emboiter, on finit par ne plus percevoir clairement l’articulation de la pensée.
    Les trois premières phrases sont donc plus pertinentes. Nul besoin de « hacher » plus fin les incises, cela donne à la phrase un aspect « asthmatique ».

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