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Le pays est confronté à une/la croissance de cette violence, une/l’ intensification de la violence
Le TLF concernant le déterminant un :
C. − [Le substantif est un substantif d’action] :
1.a) [Le substantif désigne un acte, un procès envisagé spécifiquement ou génériquement] Une contraction, une infiltration, un paiement, une parade, un parcours difficile, un parjure, un passage, une passe, un parrainage, un partage, une peinture moderniste, une récompense, une remontrance, un retour à la scène, une rétribution, un séjour, une sélection, une sensibilisation de l’opinion, une séparation, un service, un versement.
Cette sympathie, qui permet sinon la restitution, du moins une restitution de ce qui est disparu, est de l’ordre de l’affectif, ou de l’idéologique, ou des deux ensemble (F. Furet).
C‘est le cas ici avec « croissance » et « intensification »
—–
Bien sûr, on peut utiliser le déterminant le/la, auquel cas on se focalise sur le procès évoqué sans le replacer dans un ensemble
Avec « un/une » les deux procès : croissance (de la violence)e et intensification (de la violence) sont considérés comme appartenant à un ensemble de procès identiques : une croissance et une intensification qui ont pu ou pourront avoir lieu dans d’autres cas
Cette réponse a été acceptée par Michael239. le 31 juillet 2024 Vous avez gagné 15 points.
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L’emploi de « non » n’est possible que lorsque l’adjectif porte une notion d’action ( non possible, non pensable sont … impossibles ).
Il me semble que, précisément, le choix entre in- et non permet des nuances qui ne sont pas négligeables :
-Le préfixe in- donne une négation absolue (ce que dit Joëlle), parfois une qualité intrinsèque, et qui n’est que conjoncturel avec non
invérifiable/non vérifiable – indétachable / non détachable – indépendant/non dépendant – inharmonieux/non harmonieux – irrationnel/non rationnel– in- indique une appréciation (ce qui découle pour du point précédent), non est objectif :
immangeable/ non mangeable – inacceptable/non acceptable -illogique/non logique (pour une personne seulement) – inaccessible / non accessible– le choix se fait parfois entre animé et non animé :
inadaptable (animé) /non adaptable (objet)– Il arrive parfois que l’adjectif avec le préfixe in- n’existe pas : négligeable/ non négligeable
– dans certains cas, utiliser non plutôt que in- est inutile et n’est rien d’autre qu’ un tic de langage.
J’ai surtout pris des exemples d’adjectifs suffixés en -able -ible mais j’aurais pu prendre aussi d’autres adjectifs
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Leur/leurs n’est pas pronom, il est déterminant (adjectif possessif) puisqu’il accompagne un nom.
Ils se jetèrent sur leur arme. Boué s’empara d’une faux, Bang, d’un large cimeterre;
Le déterminant possessif s’accorde et avec le possesseur et avec le possédé
Leur indique qu’il y a plusieurs possesseurs – leurs, qu’il y a plusieurs possédés.
Si chaque possesseur a un seul objet, leur suffit – si au contraire chacun a plusieurs possédés, il faut utiliser leurs.
Certes, on peut aussi prendre en compte que plusieurs objets sont possédés même si chacun n’en a qu’un. On peut vouloir insister sur ce fait. par Exemple : tous les deux se jetèrent sur leurs armes qui, bien différente l’une d l’autre, étaient pourtant aussi efficaces
Dans cet énoncé : Rentrons dans nos maisons : les possesseurs ont-il chacun plusieurs maisons ? Il semble peu probable qu’ils puissent rentrer dans plusieurs maisons chacun : on comprend que le possessif est au pluriel pour prendre en compte les maisons respectives de chacun
Car : Rentrons dans notre maison est ambigu hors contexte : y en a-t-il une seule pour tous ?
Si le contexte ne lève pas l’ambiguïté, il faut trouver un moyen de le faire :
Rentrons chacun dans notre propre maison : et le tour est joué !Le pronom leur est forcément invariable puisqu’il désigne déjà un pluriel :
Je leur ai acheté un ballon : leur = à mes enfants
Le singulier qui lui correspond est lui :
Je lui ai acheté un ballon : à mon enfantCette réponse a été acceptée par Pierretoularastel. le 30 juillet 2024 Vous avez gagné 15 points.
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L’adverbe autant place sur un pied d’égalité les deux noms. et si l’un est sujet, l’autre l’est aussi (du même verbe).
Ce qui m’a surpris, c’est que le héros autant que les malfrats projetés à travers vitres et rambardes gardaient un visage intact.- 463 vues
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Tout est correct.
les bâches ont été laissées sur des parties métalliques rouillées, ce qui les a tachées et rendues inutilisables
ont été laissées : participe passé est employé avec l’auxiliaire être ; ‘accord se fait avec le sujet : bâches
parties métalliques rouillées : le participe passé se rapporte au nom parties et se comporte comme un adjectif
a tachées : participe passé employé avec l’auxiliaire avoir : l’accord se fait avec le COD s’il est placé avant, ce qui est le cas : les est COD et remplace un nom féminin pluriel.- 526 vues
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Vous avez tort d’être chiffonné/chiffonnée.
Ce présent est appelé présent intemporel. Il est logique de le rencontrer dans des textes au passé agalement.- 745 vues
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Il est inutile de toutes façons, de mettre l’expression au pluriel, le sens restant le même.
Elles réussissaient à tirer leur épingle du jeu.- 473 vues
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C’est une locution adjectivale dont seul l’adjectif « haut » varie :
haut/haute/hauts/hautes en couleur.- 2214 vues
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– Cocojade, suivie par Joëlle, quitta la ville
– Cocojade, puis Joëlle, quittèrent la villeOn ne peut pas raisonner en parlant d’actions réalisées (successivement ou autre) car dans les deux cas, on a deux actions celle de Cocojade et celle de Joëlle.
C’est l’angle de vue qui diffère.
De quoi parle-t-on ?Phrase 1 : on parle de Cocojade : c’est le thème. « Suivie par Joëlle » et « quitta la ville » sont les propos, c’est à dire, ce qu’on en dit (du thème).
Phrase 2 : on parle de Cocojade ET de Joëlle : c’est le thème. « quittèrent la ville » est le propos : ce qu’on dit du thème.Cette réponse a été acceptée par Cocojade. le 27 juillet 2024 Vous avez gagné 15 points.
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Concernant le verbe parler, Je pense qu’il faut plutôt parler de verbe attributif et de verbe modalisateur. II peut être l’un ou l’autre.
– Sembler attributif : il met en lien un nom et son qualifiant :
Cet homme semble jeune
Cette fleur semble fanée
Le qualifiant peut être un adjectif ou un participe passé à valeur d’adjectif, comme ci-dessus. Il peut être aussi un nom ou un pronom :
Cette personne semble quelqu’un de bien– Sembler modalisateur : il modalise un verbe à l’infinitif comme d’autres modalisateurs :
Cette fleur semble faner bien vite
Cet homme semble rajeunir de jour en jour
autres modalisateurs :
Mon ami pense venir me voir demain
Mon ami veut venir me voit demain
Mon ami peut venir me voir demain
Etc.L’enquête macabre semble oubliée/abandonnée/difficile/ éprouvante < sembler est attributif
L’enquête macabre semble oublier l’essentiel <sembler est modalisateur u verbe oublier
>> c’est le contexte qui peut nous éclairer.- 1920 vues
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